Grand palmier kentia aux longues palmes arquées et retombantes, cultivé au jardin botanique La Concepción de Malaga.
Photo : Agnieszka Kwiecień, Nova — CC BY-SA 4.0

Famille · Arecaceae

Palmier kentia

Howea forsteriana (F.Muell.) Becc.

Kentia · Palmier sentinelle

Synonymes : Denea forsteriana (F.Muell.) O.F.Cook, Grisebachia forsteriana (F.Muell.) H.Wendl. & Drude, Kentia australis T.Moore & Mast., Kentia forsteriana F.Muell.

L’essentiel

Culture
Intérieur ou extérieur selon le climatDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -4 °C
Lumière
Faible lumière – Lumière vive indirecte
Eau
Arrosage modéré
Difficulté
Facile
Températures confortables
16–27 °C
À éviter en dessous de
16 °C
Hauteur en culture
2–2 m
Rusticité
Jusqu’à -4 °C
Toxicité
Aucune toxicité signalée

Dans les sélectionsPlantes d’intérieurPlantes d’extérieurPlantes facilesPlantes pour peu de lumièrePlantes non toxiques pour les animaux

Howea forsteriana est le palmier kentia, apprécié pour sa silhouette élancée et ses palmes vert sombre qui retombent avec grâce. Endémique de l’île Lord Howe, il pousse lentement mais vit longtemps en pot si ses racines restent aérées, modérément humides et au chaud.

Identification et origine

Howea forsteriana appartient à la famille des Arecaceae. Il est endémique de l’île Lord Howe, territoire australien isolé dans la mer de Tasman. Il pousse naturellement aux basses altitudes côtières. Son basionyme est Kentia forsteriana ; ce nom explique l’appellation kentia encore universellement employée.

Ce palmier persistant forme un seul stipe mince, vert chez un jeune sujet puis brun et annelé par les cicatrices des anciennes feuilles. Il ne produit pas de rejets. Les potées touffues du commerce réunissent donc plusieurs semis indépendants, qui grandissent plus lentement que des individus isolés. La couronne porte des palmes pennées, arquées, composées de longues folioles sombres et souples qui s’inclinent vers le sol.

En intérieur, la croissance lente maintient souvent le kentia autour de 2 m pendant de nombreuses années. En pleine terre favorable, il peut atteindre 12 m, avec des palmes d’environ 2,1 m. Les fleurs crème apparaissent sous la couronne sur de longues inflorescences portant les deux sexes. Elles sont rares en maison. Les fruits ovales mûrissent très lentement et deviennent brun rougeâtre sur des plantes âgées.

Lumière

Offrez de préférence une lumière vive et filtrée, sans soleil direct brûlant derrière une vitre. Une fenêtre à l’est ou une place légèrement en retrait d’une ouverture lumineuse convient. Le kentia tolère mieux la pénombre que beaucoup de palmiers, mais il y pousse encore plus lentement et sa silhouette peut devenir moins dense.

Un feuillage jauni après un déplacement vers une fenêtre peut indiquer un excès brutal de lumière. Acclimatez toujours progressivement une plante destinée à sortir. Dehors, installez-la à l’ombre ou à mi-ombre ; un sujet établi peut s’adapter à davantage de soleil, mais une plante élevée à l’intérieur brûlerait sans transition.

Arrosage

Enfoncez un doigt dans les 2–4 cm supérieurs du mélange. Arrosez lorsque cette couche est sèche, mais avant que toute la motte ne se dessèche sévèrement. Mouillez uniformément jusqu’à ce que l’excédent s’écoule, puis videz la soucoupe ou le cache-pot. Le kentia supporte une courte sécheresse mieux qu’une humidité permanente, surtout lorsque la croissance ralentit.

Ne suivez pas un calendrier : chaleur, lumière, volume de racines et saison modifient la consommation. En période plus fraîche et moins lumineuse, attendez un assèchement un peu plus profond. Des pointes brunes peuvent venir d’un manque d’eau, mais aussi d’un excès de sels ou d’un trouble nutritif ; inspectez d’abord la motte.

L’humidité moyenne d’une maison est tolérée, tandis qu’un air plus humide limite les pointes sèches et certains acariens. Un humidificateur ou un plateau de graviers humides aide, à condition que le fond du pot ne touche pas l’eau.

Substrat

Utilisez un mélange aéré et drainant, à base de terreau limoneux sans tourbe, enrichi de compost d’écorce et de terreau de feuilles. Une part de matériau minéral grossier, comme la pierre ponce, maintient des pores d’air autour des racines. Le pot doit être percé ; une réserve d’eau fermée est inadaptée.

Pendant la croissance, apportez avec modération un engrais complet pour palmiers comportant potassium et oligoéléments. Humidifiez la motte avant l’apport et respectez la dilution. Réduisez les apports quand la lumière baisse : les sels inutilisés peuvent s’accumuler et brûler les extrémités des folioles.

Températures

La plage confortable se situe vers 16–27 °C. Maintenez au moins 16 °C pendant les nuits fraîches et évitez les changements soudains, les courants d’air froid ainsi que les radiateurs. Une température élevée reste acceptable si la plante se trouve à l’ombre, reçoit assez d’eau et bénéficie d’une bonne circulation d’air.

Le pot peut séjourner dehors durant la période chaude, dans un endroit protégé, après acclimatation. Rentrez-le bien avant les nuits froides. En pleine terre, un sujet établi convient aux zones USDA 9b à 11b, mais les jeunes plantes en conteneur doivent rester hors gel.

Rempotage

Le kentia préfère être peu dérangé. Rempotez lorsque les racines remplissent réellement le contenant ou que le mélange ne draine plus correctement, généralement tous les deux ou trois ans. Intervenez au début de la croissance et choisissez un pot seulement une taille au-dessus. Un volume excessif garde trop longtemps l’eau autour des racines.

Manipulez la motte entière sans défaire les racines. Conservez le même niveau de plantation et stabilisez le stipe sans enfouir sa base. Pour un très grand sujet, remplacez simplement les 3–5 cm supérieurs du mélange par un matériau neuf et retirez les sels visibles sur le bord du pot.

Taille

Aucune taille de formation n’est nécessaire. Retirez uniquement une palme totalement jaune ou brune, en coupant son pétiole près du stipe avec un outil propre sans blesser les tissus verts. Une palme encore partiellement verte continue d’alimenter la plante et ne doit pas être supprimée pour une simple pointe sèche.

Les anciennes bases foliaires se détachent parfois par une traction très douce. Ne les arrachez jamais si elles résistent : une déchirure marque durablement le tronc et peut ouvrir une porte à la pourriture.

Multiplication

La multiplication se fait par semis, non par division. Une potée de plusieurs kentias peut être séparée avec difficulté, mais chaque stipe est déjà une plante complète et l’opération endommage facilement leurs racines imbriquées.

Choisissez des fruits mûrs rouge sombre, retirez la pulpe et faites tremper les graines dans l’eau tiède pendant quelques jours. Semez peu profondément dans un mélange drainant maintenu humide, jamais saturé, sous lumière indirecte et à 29–40 °C. La germination peut demander plusieurs mois, parfois bien davantage. Une chaleur de fond régulière améliore les chances, mais la patience reste indispensable.

Problèmes fréquents

  • Pointes brunes sur les vieilles palmes : sécheresse, sels accumulés ou carence en potassium ; examinez le mélange et le schéma des dégâts.
  • Nécrose des folioles basales d’une jeune palme : carence possible en manganèse, notamment dans un milieu trop alcalin.
  • Nouvelle palme rabougrie ou déformée : un manque de bore peut empêcher son ouverture normale.
  • Feuillage pâle ou brûlé : soleil direct reçu sans acclimatation.
  • Racines sombres et odeur de terre fermentée : excès d’eau prolongé ou drainage insuffisant.
  • Taches foliaires : champignons favorisés par un feuillage constamment mouillé et une mauvaise aération.
  • Ravageurs : recherchez acariens, cochenilles farineuses et cochenilles à bouclier, surtout dans un air sec.

Un même symptôme peut avoir plusieurs causes. Croisez toujours lumière, humidité de la motte, température, qualité de l’eau, nutrition et présence de ravageurs avant de corriger les soins.

Toxicité

Aucune toxicité n’est signalée pour l’humain. Le kentia est également classé non toxique pour les chiens et les chats. Il reste prudent d’empêcher un enfant ou un animal de mâcher les folioles : une grande quantité de matière végétale peut provoquer un inconfort digestif mécanique sans constituer une intoxication propre à l’espèce.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 24 septembre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 24 septembre 2026.

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