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Figuier commun en bonsaï

Ficus carica

Fiche botanique de l’espèce : Figuier →
Emplacement
Extérieur
Protéger les racines en dessous de
0 °C
Bonsaï de figuier au tronc gris clair épais et lisse, divisé en plusieurs branches portant de grandes feuilles lobées vert tendre, dans un pot rectangulaire brun devant un mur rouge et blanc.
Photo : F nando — CC BY-SA 3.0

Contrairement aux ficus tropicaux d’intérieur, le figuier commun est un arbre caduc d’extérieur : il veut le plein soleil, de la chaleur en été et un vrai repos au frais en hiver. Vigoureux, à l’écorce gris argenté et au tronc qui s’épaissit vite, il se forme bien en bonsaï ; tout l’enjeu consiste à maîtriser ses grandes feuilles lobées.

Emplacement

Le figuier en bonsaï se cultive dehors. Il lui faut le plein soleil, au moins huit heures de soleil direct par jour pendant la saison de croissance, dans un endroit chaud et abrité du vent ; une exposition sud ou sud-ouest, près d’un mur qui renvoie la chaleur, lui convient parfaitement. Sous un climat méditerranéen, il peut rester dehors toute l’année.

Ailleurs, l’hiver demande de l’attention. En pleine terre, le figuier supporte des gelées modérées, mais en pot ses racines sont bien plus exposées : protégez le bonsaï du gel. Laissez-le d’abord dehors pour qu’il entre en dormance avec les premiers froids. Après la première forte gelée, retirez les feuilles restantes et les figues immatures, puis installez-le dans un local non chauffé et isolé, de préférence sombre : garage, cellier, cave fraîche ou serre froide. Ne le rentrez pas dans une pièce chauffée : il a besoin d’une période de froid pour fructifier et pour repartir vigoureusement. Ressortez-le au printemps, une fois les dernières gelées passées.

Engrais : de la reprise de la croissance jusqu’à l’automne, nourrissez régulièrement. Un engrais liquide riche en potasse toutes les deux semaines convient bien, surtout si l’arbre porte des fruits ; un engrais solide organique posé sur le substrat est une autre option. Un engrais plus riche en azote au printemps, puis pauvre en azote à l’automne, suit le rythme de l’arbre. Réduisez les apports si la croissance devient excessive ou si les figues ne mûrissent pas, et n’apportez rien pendant le repos hivernal.

Ravageurs et maladies : les cochenilles, les pucerons, les acariens et les cochenilles farineuses peuvent s’installer, surtout sous abri. La rouille du figuier fait jaunir et brunir les feuilles, qui tombent en fin d’été ; ramassez les feuilles tombées à l’automne pour limiter les spores. Une moisissure rose sur les rameaux morts, à l’intérieur de la ramure, signale une autre maladie : supprimez les rameaux atteints et aérez la couronne.

Substrat

Le figuier demande un substrat qui draine bien, car l’excès d’eau fait pourrir ses racines, surtout par temps froid. L’akadama pur convient, de même qu’un mélange d’akadama et d’environ un cinquième de pierre volcanique. Le mélange classique akadama, pierre ponce et pouzzolane à parts égales est une autre base possible ; augmentez la part d’akadama si vous ne pouvez pas arroser souvent.

Arrosage

Pendant la croissance, le figuier boit beaucoup : gardez le substrat régulièrement frais, sans jamais le laisser détrempé. Ne suivez pas de calendrier fixe : enfoncez un doigt dans le substrat et arrosez dès que la surface devient légèrement sèche. Arrosez alors abondamment, jusqu’à ce que l’eau s’écoule par le fond. Par temps chaud et sec, contrôlez le pot chaque jour, car un petit volume de substrat sèche très vite. Des feuilles qui jaunissent et tombent, ou des fruits qui chutent avant maturité par forte chaleur, trahissent souvent un manque d’eau.

À l’automne, les besoins diminuent avec la chute des feuilles. Pendant l’hivernage, humidifiez la motte légèrement et de loin en loin, juste assez pour que les racines ne se dessèchent pas, et ne laissez jamais le pot dans une soucoupe pleine.

Taille

Le figuier pousse vite et se forme surtout par la taille.

  • Taille de structure : à la fin de l’hiver, après les grands froids et juste avant le départ de la végétation. Coupez au-dessus d’un bourgeon ou d’une ramification, sans laisser de chicot qui ouvrirait la porte à la pourriture. Couvrez les grosses plaies de pâte cicatrisante.
  • Pincement : quand une pousse a développé six à huit feuilles, raccourcissez-la à deux feuilles avec des ciseaux. Répété tout au long de la saison, ce travail densifie la ramure.
  • Défoliation : la taille des grandes feuilles est la principale difficulté de ce bonsaï. Sur un arbre vigoureux et en bonne santé, retirer une partie des feuilles en été provoque une nouvelle pousse aux feuilles plus petites et augmente la ramification. Ne supprimez jamais plus d’environ un tiers du feuillage en une fois.
  • Fruits : les premières figues se forment au bout des pousses en fin d’été, passent l’hiver de la taille d’un pois et mûrissent l’été suivant. À la fin de l’été, retirez les fruits plus gros qu’un pois, qui n’auront pas le temps de mûrir.

La sève blanche et laiteuse irrite la peau : portez des gants et taillez de bas en haut pour éviter les coulures.

Styles et multiplication : le figuier forme naturellement plusieurs tiges et de nombreux rejets à sa base, ce qui se prête bien aux formes à plusieurs troncs. Il se multiplie facilement par bouture de bois d’un an, longue de 20–25 cm, prélevée en automne ou au début du printemps et enterrée en ne laissant dépasser qu’un ou deux bourgeons. Le marcottage d’une branche basse au printemps ou en automne et le prélèvement d’un rejet enraciné réussissent aussi.

Ligature

La ligature du figuier reste possible toute l’année. Elle est toutefois plus simple à la fin de l’hiver, quand l’arbre nu laisse voir sa structure. Utilisez du fil d’aluminium anodisé, adapté aux feuillus, d’environ un tiers de l’épaisseur de la branche, enroulé à environ 45 degrés.

Le figuier grossit vite : le fil peut marquer l’écorce lisse et gris argenté en un à quatre mois seulement. Contrôlez-le souvent et retirez-le dès qu’il commence à s’incruster, en le coupant à chaque spire plutôt qu’en le déroulant. Les cicatrices de fil restent visibles longtemps sur une écorce aussi lisse.

Rempotage

Rempotez un jeune figuier tous les deux ans, au début du printemps, quand les bourgeons commencent à gonfler et que l’arbre est encore en repos ; un sujet âgé peut attendre plus longtemps. Si les racines tournent autour de la motte, il est temps de rempoter. Taillez les racines trop longues sans retirer plus d’environ 30 % du volume racinaire, puis remettez l’arbre dans un pot à peine plus grand ou dans le même pot avec un substrat neuf. Après le rempotage, placez-le à l’abri du vent et du soleil brûlant, gardez le substrat humide sans excès, et attendez la reprise avant de nourrir ou de tailler fortement.

Soins saisonniers

Les mois correspondent aux saisons météorologiques de l’hémisphère choisi. Adaptez au climat réel : un printemps précoce ou un hiver doux décalent les interventions.

Printemps

Hémisphère nord : mars – maiHémisphère sud : septembre – novembre

Rempotage au début de la saison, quand les bourgeons gonflent, et taille de structure juste avant le débourrement. Ressortez l’arbre après les dernières gelées et reprenez l’engrais avec la croissance.

Été

Hémisphère nord : juin – aoûtHémisphère sud : décembre – février

Plein soleil et arrosage attentif : un petit pot sèche vite par temps chaud. Pincez les pousses à deux feuilles quand elles en portent six à huit ; une défoliation partielle est possible sur un arbre vigoureux. En fin de saison, retirez les figues plus grosses qu’un pois.

Automne

Hémisphère nord : septembre – novembreHémisphère sud : mars – mai

Apportez un dernier engrais, sans excès d’azote, puis laissez les feuilles tomber naturellement. Après la première forte gelée, retirez feuilles et fruits restants et préparez l’hivernage.

Hiver

Hémisphère nord : décembre – févrierHémisphère sud : juin – août

Repos indispensable : un abri non chauffé, isolé et plutôt sombre, hors gel. Arrosez juste assez pour que la motte ne se dessèche pas, sans engrais ni taille. La fin de l’hiver, arbre nu, est le bon moment pour ligaturer.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 25 octobre 2026

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