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Métaséquoia en bonsaï

Metasequoia glyptostroboides

Fiche botanique de l’espèce : Métaséquoia →
Emplacement
Extérieur
Protéger les racines en dessous de
-10 °C
Forêt de métaséquoias en bonsaï : de nombreux troncs fins et droits au feuillage plumeux vert clair, plantés sur un tapis de mousse dans une large coupe ovale et plate, devant une étiquette « Dawn Redwood ».
Photo : دانية دروبي — CC BY-SA 4.0

Le métaséquoia est un conifère caduc vigoureux, au feuillage plumeux qui roussit à l’automne et à l’écorce fibreuse brun-rouge. Très rustique, il se forme surtout en port droit ou en forêt. Sa croissance rapide et ses branches cassantes demandent plus de régularité que de doigté : il convient bien à un débutant patient.

Emplacement

Le métaséquoia se cultive dehors toute l’année. Il aime le soleil : placez-le en pleine lumière du printemps à l’automne. Pendant les semaines les plus chaudes de l’été, offrez-lui en revanche une mi-ombre.

Comme tous les arbres des régions tempérées, il a besoin du froid de l’automne pour entrer en dormance. Attendez les premières gelées avant de le mettre à l’abri. En pleine terre, c’est l’un des arbres les plus rustiques qui soient, mais en coupe peu profonde, ses racines ne bénéficient plus de la profondeur du sol et doivent être protégées du gel. Là où le thermomètre descend souvent sous -10 °C, hivernez-le sous un châssis froid ou dans une serre non chauffée, qui limitent les écarts de température et les vents desséchants. Sous un climat plus doux, où les nuits tournent autour de -4 °C, il suffit de poser le pot au sol, à l’abri du vent, et éventuellement de l’entourer d’un isolant. Une autre solution consiste à enterrer le pot au jardin jusqu’au-dessus des racines.

Évitez les redoux prolongés qui le réveilleraient trop tôt : aérez le châssis par les journées ensoleillées. Une fois les bourgeons ouverts, les jeunes pousses craignent les gelées tardives ; rentrez-le sous abri les nuits froides du début du printemps.

Substrat

Le substrat doit concilier deux exigences : retenir assez d’eau pour un arbre très gourmand, et drainer suffisamment pour éviter la pourriture des racines. Un mélange de 50 % d’akadama, 25 % de pierre ponce et 25 % de pouzzolane, proche de celui des feuillus, répond bien à ces besoins ; augmentez la part d’akadama si vous ne pouvez pas arroser souvent, ou de pouzzolane sous un climat très humide. Tamisez l’akadama pour retirer la poussière, qui colmaterait le mélange. L’akadama se dégrade en deux ans environ, ce qui correspond au rythme de rempotage de l’espèce.

Arrosage

En été, le métaséquoia boit énormément et son substrat doit rester humide en permanence ; un arbre en plein soleil peut demander un arrosage chaque jour. Pour autant, ne le laissez pas baigner : l’excès d’eau prive les racines d’oxygène et provoque une pourriture difficile à rattraper. N’arrosez jamais par habitude : enfoncez un doigt d’environ 1 cm dans le substrat et arrosez dès qu’il paraît légèrement sec. Mouillez toute la motte jusqu’à ce que l’eau ressorte par les trous de drainage, puis recommencez quelques minutes plus tard. L’eau de pluie est idéale, l’eau du robinet reste acceptable. Les besoins diminuent nettement à l’automne ; en hiver, l’arbre nu n’a besoin d’eau que lorsque le substrat sèche.

Engrais : un engrais riche en azote au printemps seulement, par exemple de formule 10-6-6. En été, nourrissez avec prudence, avec un engrais équilibré, pour ne pas provoquer une croissance impossible à maîtriser, puis passez à un engrais pauvre en azote, de type 3-6-6, jusqu’au milieu de l’automne.

Taille

Le métaséquoia bourgeonne abondamment, surtout autour des cicatrices de taille. Supprimez sans attendre tous les bourgeons dont vous n’avez pas besoin. Au printemps, avant l’ouverture des bourgeons, coupez les rameaux dont les entre-nœuds sont trop longs. Comme chez la plupart des arbres, la vigueur se concentre au sommet et à l’extérieur de la ramure : taillez ces zones plus sévèrement pour renforcer les branches basses et intérieures.

La taille de structure se fait au début du printemps ; la taille d’entretien, de pousses qui dépassent la silhouette, se répète deux à quatre fois par an, du début du printemps à la fin de l’automne. Coupez les grosses branches à la pince concave et couvrez les plaies importantes de mastic cicatrisant. Sa forte vigueur se maîtrise mal sur un petit arbre : réservez-le à des bonsaïs d’assez grande taille.

Ligature

Les branches se ligaturent, mais elles sont assez cassantes. Pour abaisser une branche, les haubans sont souvent la meilleure solution : un fil fin ancré à une racine solide, une autre branche ou au pot, et une protection en caoutchouc là où il touche l’écorce. Si vous ligaturez, faites-le en fin d’hiver, quand les branches sont nues : choisissez un fil d’environ un tiers de l’épaisseur de la branche, enroulé à 45°, et pliez en appuyant sur l’intérieur de la courbe, sans y revenir plusieurs fois. Entourez les branches épaisses de raphia humide. Ne ligaturez ni un arbre affaibli ni un arbre tout juste rempoté.

La croissance est rapide : contrôlez le fil souvent, car il peut marquer l’écorce en un à quatre mois. Retirez-le en le coupant à chaque spire, jamais en le déroulant.

Rempotage

Rempotez tous les deux ans, au début du printemps, quand les bourgeons gonflent. Les racines, très vigoureuses, remplissent vite le pot et finissent par soulever la motte : une taille importante des racines est alors inévitable. Démêlez la terre usée à la baguette, posez un grillage sur les trous de drainage, fixez l’arbre avec des fils d’ancrage, comblez de substrat neuf et arrosez abondamment. Ensuite, protégez l’arbre du plein soleil, du vent et du froid, et attendez la reprise avant de fertiliser ; les nouvelles pousses apparaissent en quelques semaines.

Son port naturel est le style droit formel (chokkan), au tronc régulièrement conique. Il se prête aussi très bien à la forêt (yose-ue), plusieurs arbres réunis dans une coupe large et plate, le plus fort au centre, ainsi qu’aux racines sur rocher. Il se multiplie facilement par semis, par bouturage ou par marcottage aérien. Les ravageurs et les maladies l’attaquent rarement ; en pot, veillez surtout à ne pas noyer ses racines.

Soins saisonniers

Les mois correspondent aux saisons météorologiques de l’hémisphère choisi. Adaptez au climat réel : un printemps précoce ou un hiver doux décalent les interventions.

Printemps

Hémisphère nord : mars – maiHémisphère sud : septembre – novembre

Rempotez tous les deux ans quand les bourgeons gonflent, en taillant franchement les racines. Avant l’ouverture des bourgeons, raccourcissez les rameaux aux entre-nœuds trop longs. Engrais riche en azote à cette saison seulement, et protégez les jeunes pousses des gelées tardives.

Été

Hémisphère nord : juin – aoûtHémisphère sud : décembre – février

Plein soleil, avec un léger ombrage pendant les semaines les plus chaudes. Le substrat doit rester humide : arrosez beaucoup, sans laisser l’eau stagner. Engrais modéré pour ne pas provoquer une pousse incontrôlable, suppression des bourgeons inutiles et surveillance des ligatures.

Automne

Hémisphère nord : septembre – novembreHémisphère sud : mars – mai

Le feuillage vire au brun cuivré puis tombe avec ses petits rameaux : c’est normal. Passez à un engrais pauvre en azote jusqu’au milieu de l’automne, réduisez l’arrosage et laissez l’arbre subir les premières gelées pour qu’il entre en dormance.

Hiver

Hémisphère nord : décembre – févrierHémisphère sud : juin – août

Arbre nu au repos, très rustique mais racines vulnérables en pot : protégez la motte, et passez-le sous châssis froid là où le froid descend souvent sous -10 °C. Arrosez seulement quand le substrat sèche. Fin d’hiver : posez haubans ou ligatures sur les branches nues.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 21 octobre 2026

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