Jeune rameau de métaséquoia au printemps, portant des paires opposées de pousses vert tendre aux aiguilles plates et souples, disposées comme les folioles d’une plume.
Photo : Homoarborea — CC0

Famille · Cupressaceae

Métaséquoia

Metasequoia glyptostroboides Hu & W.C.Cheng

Séquoia de Chine · Métaséquoia du Hubei

Synonymes : Metasequoia honshuenensis, Metasequoia neopangaea, Metasequoia glyptostroboides var. caespitosa, Metasequoia glyptostroboides subsp. caespitosa, Metasequoia glyptostroboides subsp. neopangaea, Sequoia glyptostroboides

L’essentiel

Culture
ExtérieurDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -34 °C
Lumière
Soleil direct
Eau
Arrosage fréquent
Difficulté
Facile
Hauteur en culture
19–30 m
Rusticité
Jusqu’à -34 °C
Toxicité
Aucune toxicité signalée
Guide de culture en bonsaï →Emplacement, substrat, ligature et soins saisonniers

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Longtemps connu uniquement par ses fossiles, le métaséquoia est un conifère qui perd ses aiguilles en hiver. Rapide, très rustique et amateur de sols frais, il forme une grande pyramide au feuillage plumeux qui vire au brun cuivré à l’automne. Il est aussi cultivé en bonsaï.

Identification et origine

Metasequoia glyptostroboides appartient à la famille des Cupressaceae, aux côtés du cyprès chauve (Taxodium) et du séquoia (Sequoia), dont il est proche. Son aire d’origine se limite au centre de la Chine, dans les régions du Chongqing, du Hubei et du Hunan. Il s’est naturalisé localement en Grande-Bretagne et en Italie.

Son histoire est singulière. L’arbre a d’abord été décrit d’après des fossiles vieux d’au moins 50 millions d’années, et on le croyait éteint. Des arbres vivants ont été découverts en Chine en 1941, puis l’espèce a été décrite officiellement en 1948 et introduite aux États-Unis à la fin des années 1940. Son nom d’espèce signifie « qui ressemble à Glyptostrobus », car on l’avait d’abord confondu avec le cyprès des marais de Chine. Son nom courant anglais, « séquoia de l’aube », rappelle ses origines très anciennes.

C’est un grand arbre conique et pyramidal, à croissance rapide. En culture, il atteint couramment 19–30 m de haut pour 4,5–7,5 m de large.

  • Aiguilles : plates, souples et douces au toucher, longues de moins de 3 cm, disposées en deux rangs opposés sur de courts rameaux caducs, ce qui donne au feuillage un aspect plumeux, comme une fougère. Vert clair au débourrement, vert foncé en été, elles prennent à l’automne une teinte brun cuivré à rousse, puis tombent avec leurs petits rameaux.
  • Bourgeons et rameaux : opposés, groupés par paires à la base des rameaux caducs. Cette disposition opposée le distingue du cyprès chauve, dont les aiguilles sont alternes ; les deux arbres sont souvent confondus, surtout à l’automne, quand tous deux roussissent et perdent leurs rameaux.
  • Écorce et tronc : écorce brun-rouge à brun orangé, fibreuse, qui se détache en longues lanières puis se creuse profondément avec l’âge. La base du tronc s’élargit en contreforts et se cannelle, parfois de façon spectaculaire.
  • Cônes : l’arbre porte les deux sexes. Les cônes femelles, arrondis à ovoïdes, mesurent jusqu’à 3 cm et pendent au bout de longs pédoncules ; verts, ils brunissent à maturité. Les cônes mâles, globuleux, mesurent environ 1 cm.

Parmi les cultivars, ‘Gold Rush’ offre un feuillage jaune doré et un port étroit ; ‘Ogon’, ‘Miss Grace’ ou ‘Hamlet’s Broom’ sont aussi cultivés.

Lumière

Plantez-le en plein soleil, avec au moins six heures de soleil direct par jour. Il s’accommode des situations exposées comme abritées, au sud, à l’ouest ou à l’est. Il tolère une ombre partielle, mais le plein soleil reste la condition idéale, en pleine terre comme en bonsaï.

Arrosage

Le métaséquoia aime les sols frais à humides. Il supporte les sols détrempés par moments, se plaît au bord des bassins et des étangs, et tolère même des inondations passagères. Une fois bien installé, il résiste modérément à la sécheresse, mais pousse alors plus lentement.

Plutôt que de suivre un calendrier, contrôlez l’humidité du sol en profondeur par temps sec et chaud, surtout pour un jeune arbre récemment planté.

En bac ou en bonsaï, les besoins sont bien plus élevés : en été, le substrat doit rester humide. Évitez cependant qu’il ne stagne dans l’eau, ce qui favorise la pourriture des racines dans un contenant.

Substrat

Il préfère un sol profond, frais et bien drainé, neutre à légèrement acide, riche en matière organique. Il pousse aussi dans les sols argileux, limoneux ou sableux. Il tolère un sol calcaire ou sec, mais sa croissance y ralentit, et un pH élevé peut lui poser problème : en terrain très calcaire, préférez le cyprès chauve, plus accommodant. Évitez les sols compacts qui restent mal drainés en permanence.

Températures

C’est un arbre très rustique, cultivé de la zone USDA 4a à la zone 8b, qui supporte des hivers continentaux sous -20 °C. Il supporte mal, en revanche, les gelées précoces d’automne. En pot, ses racines sont beaucoup plus exposées au gel que celles d’un arbre en pleine terre : protégez la motte des grands froids.

Il tolère la pollution urbaine, ce qui en fait un bon arbre d’alignement là où la place le permet.

Rempotage

Le métaséquoia se transplante facilement et s’enracine vite. En pleine terre, choisissez un emplacement où il aura de l’espace pour grandir, car il prend rapidement de l’ampleur.

En pot, ses racines vigoureuses remplissent vite le contenant : rempotez au printemps, avant le débourrement, environ tous les deux ans, en raccourcissant nettement les racines. Le substrat doit retenir assez d’eau tout en drainant bien.

Taille

En pleine terre, il ne demande pratiquement aucune taille : laissez-le développer sa forme pyramidale naturelle. Supprimez seulement le bois mort ou une branche abîmée. Après une coupe, l’arbre émet de nombreux bourgeons, en particulier autour des cicatrices, ce qui le rend très apte au bonsaï, où il se forme en port droit ou en forêt.

Multiplication

  • Semis : la méthode la plus simple. Semez les graines récoltées sur les cônes mûrs.
  • Bouturage : il réussit avec des boutures semi-ligneuses ou des boutures de bois sec.
  • Marcottage aérien : possible, notamment pour obtenir rapidement un sujet à former en bonsaï.

Problèmes fréquents

Le métaséquoia est réputé presque exempt de ravageurs et de maladies graves. Les scarabées japonais (Popillia japonica), là où ils sont présents, peuvent dévorer le feuillage. Des chancres peuvent apparaître sur les branches, et l’armillaire, champignon des racines, peut parfois l’attaquer. Les cerfs le délaissent en général.

Ne vous inquiétez pas en voyant ses aiguilles brunir puis tomber à l’automne : c’est un conifère caduc, et ce n’est pas le signe d’une maladie. En revanche, des aiguilles qui brunissent en plein été peuvent avoir plusieurs causes, comme un sol trop sec, des racines asphyxiées ou un ravageur : un même symptôme peut avoir plusieurs origines, examinez le sol et les rameaux avant de conclure.

Toxicité

Aucune toxicité n’est signalée pour le métaséquoia : il ne figure pas parmi les plantes toxiques recensées pour le chien et le chat.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 21 octobre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 21 octobre 2026.

Guide de culture en bonsaï

Métaséquoia en bonsaï — Métaséquoia en bonsaï : plein soleil, beaucoup d’eau sans excès, port droit ou forêt, haubans plutôt que ligature et rempotage tous les deux ans.

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