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Nandina en bonsaï

Nandina domestica

Fiche botanique de l’espèce : Nandina →
Emplacement
Intérieur ou extérieur selon le climat
Protéger les racines en dessous de
-2 °C
Bonsaï de nandina à deux troncs fins et élancés, portant des feuilles composées vert tendre aux pétioles rougeâtres, dans une coupe rectangulaire turquoise garnie de mousse, sur fond noir.
Photo : Todd G. Brown — CC BY-SA 3.0

Le nandina, ou bambou sacré, n’est pas un bambou mais un arbuste persistant de la famille de l’épine-vinette. En bonsaï, on l’apprécie pour ses tiges dressées, son feuillage très découpé qui rougit au printemps puis en hiver, et ses grappes de baies rouges. Il repart facilement après la taille, ce qui en fait un sujet accessible, à conduire en touffe ou à deux troncs.

Emplacement

Nandina domestica est un arbuste persistant originaire de Chine et du Japon, seule espèce de son genre. Ses tiges dressées partent de la base et portent de grandes feuilles composées, divisées deux ou trois fois en folioles pointues. Les jeunes feuilles sont rouges ou bronze au printemps, bleu-vert en été, puis pourpres à rouges en automne et en hiver. Au printemps finissant apparaissent des panicules de fleurs blanches, suivies de baies rouges qui persistent tout l’hiver.

En bonsaï, installez-le au plein soleil. Il tolère l’ombre légère, mais ses couleurs d’automne et d’hiver sont bien plus vives au soleil, et c’est pour elles qu’on le cultive. Choisissez un emplacement abrité du vent. En pleine terre, le nandina est rustique, mais en pot ses racines craignent le gel : protégez la motte dès que la température descend sous -2 °C, en regroupant les pots, en les emballant d’une vieille couverture ou en les plaçant dans une serre, sous un porche ou au pied d’un mur abrité. La croissance ne reprend vraiment qu’au-dessus d’environ 7 °C. Le nandina peut aussi être cultivé à l’intérieur, tout contre une fenêtre ensoleillée.

Toutes ses parties, baies comprises, contiennent des glycosides cyanogènes, toxiques pour les chiens, les chats, les chevaux, les oiseaux et l’être humain. Placez le bonsaï hors de portée des animaux et des enfants.

Substrat

Un mélange standard pour bonsaï lui convient. Il doit retenir assez d’eau pour que la motte reste fraîche, tout en laissant l’excédent s’écouler immédiatement. Un mélange à parts égales d’akadama, de ponce et de pouzzolane répond à ces deux exigences : ajoutez un peu plus d’akadama si vous ne pouvez pas surveiller l’arrosage souvent, un peu plus de pouzzolane sous un climat humide. Le nandina accepte un sol acide, neutre ou calcaire. Tamisez les composants pour éliminer la poussière et évitez le terreau de jardin, qui se tasse et asphyxie les racines.

Arrosage

Gardez le substrat frais, sans excès. Vérifiez chaque jour en enfonçant un doigt sur environ 1 cm : si le substrat est légèrement sec, arrosez abondamment, jusqu’à ce que l’eau ressorte par les trous de drainage, puis recommencez quelques minutes plus tard pour bien humidifier toute la motte. S’il est encore humide, attendez. N’arrosez jamais à jour fixe : les besoins varient avec le soleil, le vent, la taille du pot et la saison, et diminuent nettement en hiver. Ne laissez jamais la motte sécher complètement, et ne la laissez pas non plus détrempée. L’eau de pluie est idéale, mais l’eau du robinet convient.

Engrais : apportez-en toutes les deux semaines pendant toute la saison de croissance, en suivant les doses indiquées sur l’emballage. Un sujet hiverné à l’intérieur, qui continue de pousser, reçoit un apport par mois. Ne fertilisez pas un arbre fraîchement rempoté ou affaibli.

Taille

Le nandina se forme surtout en jouant sur la hauteur de ses tiges. Il supporte très bien un rabattage sévère : une tige coupée court redémarre et se couvre à nouveau de feuilles en six semaines environ. Faites les rabattages importants avant le départ de la végétation, au printemps, juste au-dessus d’un nœud ou d’un bourgeon, à des hauteurs différentes d’une tige à l’autre : les nouvelles pousses naissent sous la coupe et le feuillage se répartit sur plusieurs niveaux. Ne coupez pas toujours au même endroit, car des coupes répétées au même point forment un renflement disgracieux sur le tronc.

Avec l’âge, l’espèce perd ses feuilles du bas et ses tiges se dégarnissent. Rabattez alors quelques tiges, ou supprimez à la base une ou deux des plus vieilles et des plus épaisses : la lumière pénètre mieux et de nouvelles tiges naissent des souches souterraines. Gardez à l’esprit que les fleurs et les baies de l’année suivante se forment sur les nouvelles pousses. Pour les coupes épaisses, utilisez une pince concave et couvrez la plaie de mastic cicatrisant.

Ligature

La silhouette du nandina repose davantage sur la taille que sur le fil, mais une ligature légère permet d’orienter une jeune tige ou de donner du mouvement à un tronc. Utilisez un fil d’aluminium d’environ un tiers de l’épaisseur de la tige, enroulé à environ 45°, et pliez progressivement en appuyant avec les pouces à l’intérieur de la courbe. Pendant la croissance, les tiges épaississent vite : contrôlez le fil régulièrement et retirez-le avant qu’il ne s’incruste, en le coupant à chaque spire plutôt qu’en le déroulant.

Les styles les plus adaptés sont la touffe, qui reproduit le port naturel de l’arbuste, le double tronc et le tronc unique. Les cultivars nains, comme ‘Nana’, dont les feuilles n’ont que trois à neuf folioles, ou ‘Firepower’, au feuillage jaune et rouge, donnent des bonsaïs plus compacts et produisent peu ou pas de baies.

Rempotage

Rempotez un an sur deux, au printemps, dans un mélange standard pour bonsaï. Démêlez les racines qui tournent autour de la motte avec une baguette et ne raccourcissez pas plus d’environ un tiers des racines. Profitez-en pour séparer les rejets qui se sont formés autour de la souche. Après le rempotage, gardez l’arbre à l’abri du vent et du soleil brûlant, et attendez la reprise avant de fertiliser ou de tailler sévèrement.

Multiplication : bouturez en été, divisez les rejets au rempotage ou semez les graines, deux par baie. Le nandina a peu d’ennemis. Surveillez surtout la cochenille australienne. Certains cultivars nains, dont ‘Firepower’ et ‘Harbour Dwarf’, sont porteurs d’un virus non mortel qui fait gaufrer, friser et tordre les feuilles et ralentit la croissance.

Soins saisonniers

Les mois correspondent aux saisons météorologiques de l’hémisphère choisi. Adaptez au climat réel : un printemps précoce ou un hiver doux décalent les interventions.

Printemps

Hémisphère nord : mars – maiHémisphère sud : septembre – novembre

Rempotez un an sur deux dans un mélange standard pour bonsaï. Avant le départ de la végétation, rabattez les tiges trop hautes à des hauteurs différentes. Reprenez l’engrais toutes les deux semaines ; les jeunes feuilles apparaissent teintées de rouge. Floraison blanche en fin de saison.

Été

Hémisphère nord : juin – aoûtHémisphère sud : décembre – février

Plein soleil, arrosage dès que la surface du substrat sèche, engrais toutes les deux semaines. Prélevez les boutures et divisez les rejets. Retirez les ligatures dès qu’elles commencent à marquer l’écorce.

Automne

Hémisphère nord : septembre – novembreHémisphère sud : mars – mai

Les baies rouges mûrissent et le feuillage prend des teintes pourpres, d’autant plus vives que l’arbre est au soleil. Réduisez l’engrais avec la fin de la croissance et préparez l’abri d’hiver.

Hiver

Hémisphère nord : décembre – févrierHémisphère sud : juin – août

Protégez la motte dès que le froid descend sous -2 °C, en serre, sous un porche ou en emballant le pot ; un sujet cultivé à l’intérieur reste sur un rebord de fenêtre ensoleillé, avec de l’engrais une fois par mois. Les baies persistent : gardez-les hors de portée des animaux et des enfants.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 25 septembre 2026

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