Grappe pendante de baies rouges de Nandina domestica, entourée de folioles vertes lancéolées dont certaines rougissent.
Photo : Krzysztof Ziarnek, Kenraiz — CC BY-SA 4.0

Famille · Berberidaceae

Nandina

Nandina domestica Thunb.

Bambou sacré · Bambou céleste

Synonymes : Nandina denudata, Nandina domestica f. alba, Nandina domestica f. gigantea, Nandina domestica f. longifolia, Nandina domestica f. purpurea, Nandina domestica var. linearifolia, Nandina domestica var. longifolia, Nandina tomentosa, Nandina tsermonanten

L’essentiel

Culture
ExtérieurDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -23 °C
Lumière
Lumière moyenne – Soleil direct
Eau
Arrosage modéré
Difficulté
Facile
À éviter en dessous de
-18 °C
Hauteur en culture
90 cm – 2,4 m
Rusticité
Jusqu’à -23 °C
Toxicité
Toxique pour chats et chiens
Guide de culture en bonsaï →Emplacement, substrat, ligature et soins saisonniers

Dans les sélectionsPlantes d’extérieurPlantes faciles

Originaire de Chine, Nandina domestica est un arbuste persistant au port de bambou, apprécié pour son feuillage changeant et ses grappes de baies rouges. Facile et rustique, il se montre envahissant dans certaines régions chaudes et toutes ses parties sont toxiques.

Identification et origine

Nandina domestica appartient à la famille des Berberidaceae, celle des épines-vinettes. Malgré son nom courant, ce n’est pas un vrai bambou : il en emprunte seulement l’allure, avec ses tiges dressées, non ramifiées, qui portent le feuillage à leur sommet. Il est originaire de Chine centrale et méridionale ; il s’est naturalisé au Japon, en Corée, dans le sud-est des États-Unis et ailleurs, après avoir été introduit comme plante ornementale.

C’est un arbuste persistant qui forme une touffe et s’étend lentement par des tiges souterraines, les rhizomes. En culture, il mesure le plus souvent 90 cm – 2,4 m de haut pour 60 cm – 1,5 m de large ; les vieux sujets peuvent atteindre 3 m. Les jeunes tiges sont rouges puis brunissent. Les feuilles, deux ou trois fois divisées, mesurent 30–60 cm de long ; leurs folioles lisses et coriaces sortent teintées de rouge ou de bronze au printemps, virent au vert bleuté en été, puis au rouge pourpre en automne et en hiver, surtout au soleil. Cette coloration reste toutefois variable.

À la fin du printemps ou au début de l’été, des panicules dressées de 25–30 cm portent de petites fleurs blanches aux étamines jaunes, issues de boutons rosés. Elles donnent des baies rondes d’un rouge vif, d’environ 1 cm, qui restent sur la plante tout l’hiver et jusqu’au début du printemps. La fructification est plus abondante quand plusieurs pieds sont plantés ensemble.

Lumière

Le nandina pousse du plein soleil à l’ombre dense. C’est au soleil que les teintes d’automne et d’hiver sont les plus vives ; à l’ombre, le feuillage reste plus vert. Choisissez un emplacement abrité des vents froids et desséchants, qui abîment le feuillage persistant.

Ce n’est pas une plante d’intérieur : il se cultive au jardin ou en grand bac sur une terrasse ou un balcon.

Arrosage

Une fois bien installé, le nandina supporte la sécheresse et demande peu d’eau. Il pousse pourtant mieux dans une terre fraîche et bien drainée : après la plantation et pendant les premières saisons, gardez la terre fraîche sans la détremper, et observez le feuillage lors des étés secs. Il tolère aussi les sols humides.

En bac, le volume de terre est réduit : vérifiez l’humidité du substrat plus souvent qu’au jardin. Un paillis organique d’au moins 8 cm garde le sol frais, limite les mauvaises herbes et apporte des oligo-éléments en se décomposant.

Substrat

Il s’accommode de presque tous les sols : argileux, limoneux, sableux ou riches en matière organique, acides, neutres ou calcaires. Il supporte aussi le sol tassé, le vent et une salinité modérée. Il préfère néanmoins une terre riche, légèrement acide et bien drainée. Dans un sol très calcaire, le feuillage peut jaunir par chlorose ; un apport de sulfate de fer ou de chélate de fer corrige ce défaut.

Côté engrais, un engrais complet à libération lente, en apports légers trois ou quatre fois par an, suffit. Inutile de forcer la dose : cet arbuste n’est pas gourmand, et le paillis organique complète les apports.

Températures

Le nandina est rustique dans les zones USDA 6a à 9b. Il résiste à la plupart des hivers froids ; en zone 6, les tiges peuvent néanmoins être endommagées vers -18 °C et en dessous.

Son feuillage est persistant ou semi-persistant : dans les hivers rudes, il peut en perdre une partie. Un emplacement à l’abri des vents froids limite ces dégâts.

Rempotage

Le nandina se transplante facilement depuis un conteneur ; après la plantation, paillez le pied avec de l’écorce. Son port en touffe et sa croissance modérée conviennent bien aux bacs et aux espaces étroits, et une plantation bien entretenue peut prospérer pendant des décennies. Pour les bacs, les bordures et les pieds de façade, préférez les variétés compactes et peu fructifères comme ‘Harbour Dwarf’, ‘Firepower’ ou ‘Wood’s Dwarf’. Quand la touffe devient trop large pour son contenant, c’est l’occasion de prélever des rejets pour la multiplier.

Taille

Les tiges ne se ramifient pas : une coupe au sommet ne donne pas de branches latérales. Pour garder une touffe dense, supprimez chaque printemps au ras du sol environ un tiers des tiges, en commençant par les plus vieilles, les plus grosses et les plus faibles. Les nouvelles pousses partent alors des rhizomes. Pour rajeunir un sujet dégarni, coupez avant le départ de la végétation toutes les tiges à des hauteurs différentes, juste au-dessus d’un nœud, ou seulement quelques-unes une année et les autres l’année suivante.

Les variétés compactes, à croissance lente, n’ont guère besoin d’être taillées ; une légère mise en forme au printemps suffit. Pour éviter la dissémination des graines, coupez les grappes de fleurs ou de fruits.

Multiplication

  • Semis : c’est la méthode la plus courante. Récoltez les graines mûres en automne et conservez-les au sec, au frais vers 4 °C, le temps que l’embryon, encore immature, se développe. Semez-les l’été suivant : la germination demande environ deux mois et les jeunes plants poussent lentement.
  • Division et rejets : prélevez les rejets qui naissent à la base des vieux sujets, avec leurs racines, et replantez-les aussitôt.
  • Boutures : plus difficiles ; des boutures semi-ligneuses enracinent mieux avec une hormone de bouturage.
  • Culture in vitro : elle a aussi donné de bons résultats.

Pour obtenir rapidement une nouvelle touffe, les rejets restent la solution la plus simple.

Problèmes fréquents

  • Invasion : dans le sud-est des États-Unis, les oiseaux dispersent les graines loin du jardin et le nandina forme des fourrés denses dans les milieux naturels. Là où il est déclaré envahissant, préférez des cultivars qui ne fructifient pas ou presque, comme ‘Firepower’ ou ‘Harbour Dwarf’, ou supprimez les fruits.
  • Feuilles jaunes : chlorose en sol très calcaire.
  • Feuilles gaufrées, tordues, croissance réduite : virus sans gravité que peuvent porter ‘Atropurpurea Nana’, ‘Firepower’ et ‘Harbour Dwarf’.
  • Cochenilles : la cochenille australienne peut s’installer sur les tiges.
  • Pourridié-agaric : attaque rare des racines.
  • Touffe dégarnie à la base : absence de taille de renouvellement.

Le nandina reste globalement peu sensible aux ravageurs et aux maladies, et les cerfs le délaissent. Un symptôme peut avoir plusieurs causes : observez le sol, l’exposition et le froid récent avant de conclure.

Toxicité

Toutes les parties de la plante contiennent des hétérosides cyanogènes, qui libèrent du cyanure quand la plante est mâchée ou abîmée. Elle est toxique pour les chiens, les chats, les chevaux, le bétail, les oiseaux et l’humain. Chez les animaux, l’ingestion peut provoquer vomissements, hypersalivation, faiblesse, troubles de la coordination, difficultés respiratoires et convulsions ; la mort est rare chez les animaux de compagnie. Des jaseurs d’Amérique sont morts après avoir mangé beaucoup de baies. Portez des gants pour la manipuler, tenez-la hors de portée des enfants et des animaux, et contactez un vétérinaire ou un centre antipoison en cas d’ingestion.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 25 septembre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 25 septembre 2026.

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