Jeune schefflera arbre ombrelle dans un jardin botanique : tige dressée et grandes feuilles composées dont les folioles luisantes rayonnent comme les baleines d’un parapluie.
Photo : Krzysztof Ziarnek, Kenraiz — CC BY-SA 4.0

Famille · Araliaceae

Arbre ombrelle

Heptapleurum actinophyllum (Endl.) Lowry & G.M.Plunkett

Schefflera · Arbre pieuvre

Synonymes : Schefflera actinophylla, Brassaia actinophylla, Brassaia singaporensis, Aralia longipes

L’essentiel

Culture
Intérieur ou extérieur selon le climatDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -1 °C
Lumière
Lumière moyenne – Lumière vive indirecte
Eau
Arrosage modéré
Difficulté
Facile
Températures confortables
18–24 °C
À éviter en dessous de
10 °C
Hauteur en culture
1,2–2,4 m
Rusticité
Jusqu’à -1 °C
Toxicité
Toxique pour chats et chiens

Dans les sélectionsPlantes d’intérieurPlantes d’extérieurPlantes faciles

Venu des forêts tropicales du nord de l’Australie et de Nouvelle-Guinée, l’arbre ombrelle déploie de grandes feuilles luisantes aux folioles rayonnantes. En intérieur, c’est une plante robuste et durable, à condition de lui offrir une bonne lumière, de la chaleur et un arrosage sans excès.

Identification et origine

Heptapleurum actinophyllum, longtemps vendu sous les noms de Schefflera actinophylla et de Brassaia actinophylla, appartient à la famille des Araliaceae, comme le lierre. Il est originaire des régions tropicales humides du nord de l’Australie (Queensland et Territoire du Nord) et du sud de la Nouvelle-Guinée. Dans son milieu, c’est un arbre souvent à plusieurs troncs, haut de 12 m environ, dont les jeunes plants poussent souvent d’abord en épiphytes sur un autre arbre. Le nom courant « schefflera » rend hommage au botaniste J. C. Scheffler, et l’épithète actinophyllum évoque la disposition rayonnante des folioles.

En pot, il pousse vite et atteint en général 1,2–2,4 m ; il est souvent vendu à 60–90 cm et peut dépasser cette taille si on ne le taille pas. Ses feuilles alternes sont palmées : chacune porte, au bout d’un pétiole, cinq à dix-huit folioles pétiolulées disposées en cercle, comme les baleines d’un parapluie. Les jeunes plants n’en ont que trois à cinq. Les folioles, oblongues, épaisses et luisantes, vert foncé dessus et plus pâles dessous, mesurent 10–15 cm en intérieur et jusqu’à 30 cm en plein air.

En plein soleil, sous climat tropical, il forme au-dessus du feuillage de longues grappes rayonnantes de 60 cm – 1,2 m, chargées de petites fleurs rouges : c’est l’origine du nom « arbre pieuvre ». Elles donnent des fruits charnus pourpres à noirs. Cette floraison est rare en intérieur. Le cultivar ‘Amate’, compact, reste dense même en lumière modérée et résiste mieux aux taches foliaires et aux acariens ; il existe aussi une forme panachée, ‘Variegata’.

Lumière

Offrez-lui une lumière moyenne à vive, idéalement une lumière vive filtrée par un voilage, près d’une fenêtre claire. Il apprécie le soleil, mais protégez-le du soleil chaud de l’après-midi derrière une vitre, qui peut brûler le feuillage.

Le manque de lumière se lit vite : feuilles qui jaunissent, tiges grêles et étirées, chute de feuilles. Dans un coin plus sombre, réduisez aussi l’engrais, car la plante pousse moins.

Arrosage

Arrosez abondamment, puis attendez que le substrat soit sec sur environ 1 cm en surface avant de recommencer. Ne laissez jamais le pot tremper dans l’eau de la soucoupe. Si possible, utilisez de l’eau de pluie ou de l’eau filtrée.

Surveillez le feuillage : un manque d’eau fait tomber les feuilles, mais un excès aussi, et un substrat trop humide favorise la pourriture des racines, les taches bactériennes et la pourriture molle. L’arbre ombrelle apprécie une humidité ambiante élevée ; un air trop sec, en saison de chauffage, peut lui aussi provoquer la chute des feuilles.

Substrat

Un terreau universel pour plantes d’intérieur convient, à condition qu’il draine rapidement : un mélange qui reste détrempé ou des arrosages trop fréquents entraînent la pourriture des racines. La plante aime une terre riche, fraîche et bien drainée, de pH acide à neutre.

Pendant la croissance, fertilisez régulièrement avec un engrais soluble ou à libération lente pour plantes d’intérieur, en suivant les doses indiquées. Réduisez les apports si la plante reçoit peu de lumière.

Températures

Le jour, il apprécie 18–24 °C, et la nuit au moins 16 °C ; il supporte bien la chaleur, jusqu’à environ 32 °C. Ne le laissez pas descendre sous 10 °C : un coup de froid se traduit, quelques jours plus tard, par des zones mortes sur les feuilles. Tenez-le à l’écart des bouches de chauffage, des radiateurs, des fenêtres ouvertes, de la climatisation et des courants d’air chauds ou froids.

En pleine terre, il n’est cultivé que dans les zones USDA 10a à 12b. Ailleurs, il peut passer l’été dehors en pot, dans un endroit abrité, puis doit être rentré pour l’hiver. Il supporte mal les embruns salés. Sous climat tropical, il peut se ressemer et devenir envahissant : il est classé comme plante exotique envahissante dans le centre et le sud de la Floride.

Rempotage

Rempotez lorsque la plante est à l’étroit dans son pot, quelle que soit la saison, dans un terreau universel neuf et drainant. Le pot doit être percé : un substrat qui reste détrempé fait pourrir les racines.

Taille

La taille n’est pas indispensable, mais elle permet de contrôler la hauteur de cette plante vigoureuse. Pour la garder compacte, coupez une tige juste au-dessus d’une feuille ; elle peut aussi être rabattue en hiver. Avec le temps, la base des tiges a tendance à se dégarnir. Le bois est cassant ; manipulez la plante avec précaution. Portez des gants, car la sève peut irriter la peau.

Multiplication

L’arbre ombrelle se multiplie par semis, par bouturage de tige ou par marcottage aérien. Il s’enracine lentement et demande pour cela une forte humidité et une lumière vive.

Pour le bouturage, prélevez une tête de pousse vigoureuse de 10–15 cm, coupée juste sous un nœud avec une lame propre. Retirez les feuilles de la moitié inférieure, trempez la base dans une hormone de bouturage et piquez-la sur 3–5 cm dans un mélange de perlite ou de sable et de tourbe à volumes égaux. Couvrez d’un sac transparent qui ne touche pas les feuilles, gardez le substrat humide et tenez l’ensemble hors du soleil direct.

Pour le marcottage aérien, retirez les feuilles sur quelques centimètres de part et d’autre du point choisi sur la tige, puis enlevez un anneau d’écorce de 1–3 cm de large. Appliquez une hormone de bouturage, entourez la plaie de sphaigne humide et enveloppez-la d’un film plastique transparent bien fermé aux deux extrémités. Les racines apparaissent en général au bout d’un mois ou plus. Coupez alors sous les racines, empotez et gardez la jeune plante sous un sac transparent pendant une semaine.

Problèmes fréquents

  • Feuilles qui tombent : arrosage excessif ou insuffisant, air trop sec, coup de froid ou manque prolongé de lumière.
  • Feuilles jaunes et tiges grêles : lumière insuffisante.
  • Zones mortes sur les feuilles : exposition au froid quelques jours plus tôt.
  • Pourriture des racines, taches bactériennes, pourriture molle : substrat trop humide ou mal drainé.
  • Ravageurs : cochenilles farineuses et à carapace, acariens (surtout en intérieur), pucerons et thrips. Inspectez souvent le revers des feuilles ; le miellat des cochenilles favorise la fumagine.

Un même symptôme peut avoir plusieurs causes : croisez toujours l’observation de la lumière, de l’arrosage, de la température et de l’humidité de l’air avant d’agir.

Toxicité

Toxique pour les chiens et les chats, ainsi que pour les chevaux et les jeunes enfants. Toutes les parties de la plante contiennent des terpénoïdes, des saponines et des cristaux d’oxalate de calcium insolubles. Leur ingestion provoque une irritation et un gonflement de la bouche, de la langue et des lèvres, une salivation excessive, des vomissements, des difficultés à avaler et parfois de la diarrhée ; chez l’animal, les signes observés sont le plus souvent des vomissements et une diarrhée modérés. La sève peut causer une dermatite de contact. En cas d’ingestion, contactez un vétérinaire ou un centre antipoison.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 27 octobre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 27 octobre 2026.

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