Tapis dense de Curio rowleyanus : tiges fines couvertes de feuilles sphériques vertes, de tailles variées, étalées sur le sol.
Photo : Agnieszka Kwiecień, Nova — CC BY-SA 4.0

Famille · Asteraceae

Collier de perles

Curio rowleyanus (H.Jacobsen) P.V.Heath

Fil de perles

Synonymes : Curio rowleyanus f. marmoratus, Kleinia rowleyana, Senecio rowleyanus

L’essentiel

Culture
Intérieur ou extérieur selon le climatDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -4 °C
Lumière
Lumière vive indirecte
Eau
Arrosage rare
Difficulté
Intermédiaire
Températures confortables
10–25 °C
À éviter en dessous de
10 °C
Hauteur en culture
30–60 cm
Rusticité
Jusqu’à -4 °C
Toxicité
Toxique pour chats et chiens

Dans les sélectionsPlantes d’intérieurPlantes d’extérieur

Originaire d’Afrique du Sud, Curio rowleyanus est une succulente rampante dont les feuilles sphériques évoquent un collier de perles. Superbe en suspension, elle demande une lumière vive, un substrat très drainant et des arrosages mesurés : l’excès d’eau est sa principale cause de perte.

Identification et origine

Curio rowleyanus appartient à la famille des Asteraceae, celle des marguerites. Longtemps nommé Senecio rowleyanus, il a été placé récemment dans le genre Curio, mais on le trouve encore souvent sous son ancien nom dans le commerce. Son épithète honore Gordon Rowley, botaniste britannique spécialiste des succulentes et des cactus. Il est originaire des régions sèches de la province du Cap, en Afrique du Sud, où il pousse souvent à l’abri des buissons et des rochers, protégé du soleil le plus fort.

C’est une vivace succulente persistante, aux racines faibles et superficielles. Ses tiges fines rampent sur le sol ou retombent jusqu’à 90 cm et plus ; au contact de la terre, elles s’enracinent aux nœuds et forment des tapis denses. En pot, la touffe mesure 30–60 cm de haut. Les feuilles, alternes, sont des sphères vert tendre de 1–1 cm, terminées par une petite pointe. Leur forme ronde réduit la surface exposée à l’air sec et donc les pertes d’eau ; leur cœur est formé de cellules de réserve. Une fine bande translucide, plus sombre, court sur le côté : cette « fenêtre » laisse entrer la lumière à l’intérieur de la feuille et augmente la surface utile à la photosynthèse.

En été, de petites fleurs blanches en pinceau, d’environ 1 cm, aux étamines rouges et anthères jaune vif, s’ouvrent au bout de pédoncules de 4 cm. Discrètes, elles embaument la cannelle. La floraison est rare en intérieur ; un hiver frais et plutôt sec peut la favoriser. Les graines portent une aigrette cotonneuse dispersée par le vent.

Lumière

Offrez-lui une lumière vive mais tamisée, par exemple près d’une fenêtre à l’est ou à l’ouest. Il tolère un peu de soleil direct, mais évitez celui de la mi-journée en été, qui brûle les feuilles ; une exposition plein sud n’est pas idéale. Les formes panachées sont encore plus sensibles aux brûlures.

Avec trop peu de lumière, les tiges s’allongent et se dégarnissent, et les perles restent petites et espacées.

Arrosage

Laissez le substrat sécher entre deux arrosages, puis arrosez modérément. Le meilleur signal vient des feuilles : quand les perles commencent à se rider légèrement, la plante a soif. Pendant la croissance, du printemps à la fin de l’été, arrosez plus régulièrement ; en hiver, arrosez très peu, juste assez pour que les feuilles ne se flétrissent pas.

Évitez de mouiller les perles et ne laissez jamais d’eau dans la soucoupe. L’eau de pluie ou filtrée est idéale, mais l’eau du robinet est tolérée. Inutile de le brumiser : il apprécie une bonne circulation d’air, sans courants d’air froids. L’excès d’eau est la cause de mortalité la plus fréquente.

Substrat

Utilisez un terreau pour cactus et succulentes, ou allégez un terreau ordinaire avec des matériaux minéraux (gravillons, sable grossier, pierre ponce), jusqu’à parts égales. Un mélange de deux parts de terreau à base de terre franche, sans tourbe, pour une part de gravier horticole convient aussi.

Choisissez un pot peu profond et percé : les racines, courtes, n’exploitent pas un grand volume de terre, qui resterait humide trop longtemps. La terre cuite, qui évacue l’humidité par ses parois, vaut mieux que le plastique ou la céramique émaillée. Il n’est guère gourmand : pendant la croissance, un engrais liquide universel dilué de moitié, une fois par mois au plus, suffit.

Températures

Il pousse au mieux vers 21–27 °C en été. En hiver, un repos au frais, vers 10–16 °C, avec des arrosages réduits, lui convient. Il n’aime ni les courants d’air froids ni les températures inférieures à 10 °C ; éloignez-le aussi des radiateurs.

Il ne supporte pas le gel et ne se cultive dehors toute l’année que dans les zones USDA 9b à 11b. Ailleurs, il peut passer l’été dehors, à mi-ombre, habitué progressivement au soleil et protégé des fortes pluies ; rentrez-le avant les premières gelées.

Rempotage

Une plante neuve peut rester au moins un an dans son pot. Rempotez ensuite au printemps, tous les ans ou tous les deux ans, dans un pot à peine plus grand : trop de terreau reste humide longtemps après l’arrosage et favorise la pourriture des racines. Rempotez sans attendre si le substrat paraît très sombre et gorgé d’eau.

Taille

Coupez à la base les tiges faibles ou dégarnies pour stimuler de nouvelles pousses. Les tiges trop longues peuvent être raccourcies aux ciseaux : elles repartent vite, et les morceaux servent de boutures. Portez des gants, car la sève irrite la peau.

Au bout de quelques années, la plante tend à dépérir : plutôt que de tenter de la sauver, repartez de boutures. Pour mettre en valeur son port, installez-la en suspension, sur une étagère haute ou dans une coupe plate où elle rampe comme dans la nature.

Multiplication

  • Boutures de tige : la méthode la plus simple. Prélevez l’extrémité d’une tige sur 8–10 cm, retirez trois ou quatre perles à la base, puis posez-la sur un terreau humide ou enfoncez-la légèrement en couvrant les derniers nœuds. Des racines se forment à chaque nœud, en un mois environ. Jusqu’à l’enracinement, brumisez la surface plutôt que d’arroser.
  • Marcottage : posez une tige sur un pot voisin rempli de terreau et maintenez-la avec une agrafe en fil de fer recourbé ; séparez-la une fois enracinée. Ramener une longue tige dans son propre pot étoffe une touffe clairsemée.
  • Perles isolées : posées sur le terreau, elles s’enracinent parfois, mais plus lentement et moins sûrement.
  • Semis : possible, mais les graines sont rarement disponibles.

Proches et cultivars : ‘Variegatus’, aux perles vertes et crème ; Curio herreianus, aux feuilles un peu plus grosses, ovales et striées ; Curio radicans, aux feuilles en forme de banane ; Curio peregrinus, aux feuilles ramifiées en forme de dauphin.

Problèmes fréquents

  • Tiges et racines qui pourrissent : arrosages excessifs ou substrat trop humide.
  • Perles ridées : manque d’eau, mais aussi excès d’eau ou lumière inadaptée.
  • Perles brûlées, décolorées : soleil direct trop fort, ou sortie à l’extérieur sans acclimatation.
  • Tiges longues et dégarnies, perles petites : manque de lumière.
  • Cochenilles farineuses, pucerons, aleurodes, acariens : inspectez les tiges et le cœur de la touffe ; des feuilles jaunes ou grisâtres peuvent trahir des insectes.

Un même symptôme peut avoir plusieurs causes : avant d’arroser une plante aux perles ridées, vérifiez d’abord l’état du substrat et des tiges.

Toxicité

La plante contient des alcaloïdes pyrrolizidiniques. Toxique pour l’humain, les chiens, les chats et les chevaux, elle provoque surtout, en cas d’ingestion, vomissements, diarrhée et abattement. Sa sève peut irriter la peau et causer des rougeurs chez les personnes sensibles : portez des gants pour la manipuler. En suspension, elle reste plus facilement hors de portée des enfants et des animaux ; en cas d’ingestion, contactez un vétérinaire ou un centre antipoison.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 25 septembre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 25 septembre 2026.

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