
Famille · Lamiaceae
Mélisse officinale
Melissa officinalis
Mélisse
Synonymes : Faucibarba officinalis, Mutelia officinalis, Thymus melissa
L’essentiel
- Culture
- ExtérieurDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -40 °C
- Lumière
- Lumière moyenne – Soleil direct
- Eau
- Arrosage modéré
- Difficulté
- Facile
- Hauteur en culture
- 45–90 cm
- Rusticité
- Jusqu’à -40 °C
- Toxicité
- Aucune toxicité signalée
Dans les sélectionsPlantes d’extérieurPlantes facilesPlantes non toxiques pour les animaux
La mélisse officinale est une vivace de la famille de la menthe dont les feuilles froissées dégagent un net parfum de citron. Très rustique et facile, elle se cultive au jardin comme en pot, à condition de la récolter souvent et de couper ses fleurs avant qu’elle ne se ressème partout.
Identification et origine
Melissa officinalis appartient à la famille des Lamiaceae, celle de la menthe, du thym et de la sauge. Son aire d’origine s’étend du pourtour méditerranéen à l’Asie centrale : péninsule Ibérique, sud de la France, Italie et grandes îles méditerranéennes, Balkans, Grèce et Crète, Afrique du Nord du Maroc à la Tunisie, Turquie, Chypre, Proche-Orient, Irak, Iran, Caucase et républiques d’Asie centrale. Elle s’est naturalisée dans une grande partie de l’Europe du Nord, en Amérique du Nord et du Sud, en Nouvelle-Zélande et en Tasmanie.
C’est une vivace herbacée buissonnante, à rhizomes, haute de 45–90 cm et large d’autant. Ses tiges sont carrées, ramifiées, parfois finement velues, et deviennent un peu ligneuses avec l’âge. Les feuilles opposées, vert clair à vert moyen, ovales ou en cœur, froissées, rugueuses et velues, au bord crénelé, mesurent 4–9 cm de long. Froissées, elles sentent fortement le citron.
En été, de minuscules fleurs blanc crème, parfois teintées de jaune ou de rose, à deux lèvres, apparaissent par petits groupes à l’aisselle des feuilles du haut des tiges. Peu décoratives, elles sont très riches en nectar et attirent abeilles et papillons : le nom Melissa vient du grec et signifie « abeille ». Chaque fleur donne quatre petites nucules. Ne la confondez pas avec la monarde (Monarda), avec laquelle elle n’a aucune parenté.
Ses jeunes feuilles, plus parfumées que les anciennes, aromatisent tisanes, salades, soupes, poissons, plats d’œufs, gelées et vinaigres.
Cultivars courants : ‘All Gold’ (ou ‘Gold Leaf’), entièrement doré, plus beau à mi-ombre ; ‘Aurea’, panaché de jaune ; ‘Variegata’, au bord jaune d’or qui s’estompe en été ; ‘Compacta’, compact et stérile ; ‘Lime’, au parfum de citron vert ; ‘Mandarina’, au parfum de mandarine ; ‘Lemona’, sélectionné pour l’huile essentielle.
Lumière
La mélisse pousse au soleil comme à mi-ombre. Un peu d’ombre donne des feuilles plus grandes et plus tendres. Les cultivars dorés gardent leur couleur sans griller à mi-ombre.
Arrosage
Elle pousse le mieux sans jamais manquer d’eau, mais déteste l’excès : gardez la terre fraîche, jamais détrempée. Avant d’arroser, enfoncez un doigt dans le sol : s’il est sec sur quelques centimètres, arrosez ; s’il est encore humide, attendez.
Une fois bien installée en pleine terre, elle supporte la sécheresse. Un paillis organique (tontes, feuilles, écorce, compost) limite l’évaporation et les mauvaises herbes. Arrosez après une taille sévère pour aider la plante à repartir. Des arrosages excessifs favorisent l’oïdium et la pourriture des racines.
Substrat
Choisissez une terre fertile, riche en humus, fraîche et bien drainée. La mélisse s’accommode aussi des sols pauvres une fois établie. En pot, utilisez un terreau riche et drainant.
Côté engrais, restez sobre : un engrais complet au printemps pour lancer la croissance, puis un apport léger après une grosse récolte. Trop d’engrais donne beaucoup de feuillage mais un arôme médiocre.
Températures
Très rustique, la mélisse est cultivée dans les zones USDA 3a à 9b. Paillez généreusement les jeunes plantations à l’approche de l’hiver pour améliorer leur survie. Là où l’hiver est trop rude, elle se cultive comme une annuelle.
Rempotage
Plantez au début du printemps, en espaçant les pieds de 45–60 cm. Elle s’étend par ses rhizomes et surtout par ses très nombreux semis spontanés : la culture en pot sur une terrasse ou un balcon est la meilleure façon de la contenir. En pleine terre, bêchez de temps en temps sur le pourtour pour limiter son avancée.
Les touffes s’épuisent au bout de trois ou quatre saisons : divisez-les ou remplacez-les à ce moment-là.
Taille
La taille fait partie de la culture. Coupez les tiges florales avant qu’elles ne montent en graines, pour éviter les semis envahissants et garder un feuillage frais. Après la floraison, rabattez sévèrement, de moitié environ, pour obtenir une nouvelle pousse de feuilles. Au milieu de l’été, éclaircissez les touffes denses en supprimant quelques tiges pour faire circuler l’air.
Les récoltes servent aussi de taille. Cueillez de préférence avant la floraison, sans meurtrir les feuilles. La première année, coupez quelques centimètres de tiges ; ensuite, deux ou trois coupes par saison sont possibles, en prélevant environ un tiers du feuillage à chaque fois. Faites sécher les tiges en bottes, la tête en bas, dans un endroit sombre et aéré, puis conservez les feuilles dans un récipient fermé. Elles se congèlent aussi, et perdent une bonne part de leur parfum au séchage.
Multiplication
La division est la méthode la plus facile : au printemps, ou entre la fin de l’été et le début de l’automne, déterrez un morceau de souche portant trois ou quatre bourgeons et replantez-le. Une division faite à cette période a le temps de s’enraciner avant les gelées.
Le marcottage est très fiable : choisissez une tige souple et basse de 15–30 cm, entaillez légèrement sa face inférieure, fixez-la au sol et recouvrez-la de 5–8 cm de terre. Des racines se forment près de l’entaille en un à deux mois ; sevrez ensuite la jeune plante.
Le semis se fait en intérieur quatre à six semaines avant les dernières gelées. Les graines, très fines, se couvrent d’une fine couche de terre maintenue humide ; la levée est lente. Repiquez quand les plants mesurent 5–8 cm. On peut aussi semer en place à la fin du printemps ou en automne. Le bouturage de tiges fonctionne également.
Problèmes fréquents
- Feutrage blanc sur les feuilles : oïdium, favorisé par l’excès d’eau et une touffe trop dense.
- Taches et brûlures sur le feuillage, moisissure grise : taches foliaires, brûlure des feuilles ou pourriture grise.
- Plante qui flétrit malgré une terre humide : pourriture des racines liée à l’excès d’eau.
- Ravageurs : pucerons et acariens peuvent freiner la croissance.
- Semis partout dans le jardin : fleurs laissées en graines.
- Touffe dégarnie, peu vigoureuse : plante âgée de plus de trois ou quatre ans, ou manque de taille.
Un même symptôme peut avoir plusieurs causes : regardez ensemble l’arrosage, la densité de la touffe, l’exposition et l’âge de la plante. Les cerfs et les lapins y touchent rarement.
Toxicité
Aucune toxicité n’est signalée : la mélisse est classée non toxique pour le chien, le chat et le cheval, et ses feuilles sont couramment consommées en cuisine et en tisane.
Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.
Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.
Sources
- Melissa officinalis L. — World Checklist of Vascular Plants — Royal Botanic Gardens, Kew (via GBIF) (consulté le 18 octobre 2026)
- Melissa officinalis L. — IPNI — International Plant Names Index (consulté le 18 octobre 2026)
- Melissa officinalis — Plant Toolbox — North Carolina State University Extension (consulté le 18 octobre 2026)
- Lemon Balm, Melissa officinalis — University of Wisconsin–Madison Division of Extension, Wisconsin Horticulture (consulté le 18 octobre 2026)
- Lemon Balm — Herb Gardening — University of Illinois Extension (consulté le 18 octobre 2026)
- How to Grow Lemon Balm in Your Garden — Utah State University Extension (consulté le 18 octobre 2026)
- Lemon Balm — Toxic and Non-Toxic Plant List — ASPCA Animal Poison Control Center (consulté le 18 octobre 2026)


