Zamioculcas en pot en terre cuite : tiges dressées portant des folioles vert foncé et brillantes.
Photo : WeFt (Wikimedia Commons) — CC BY-SA 3.0

Famille · Araceae

Zamioculcas

Zamioculcas zamiifolia (G.Lodd.) Engl.

Plante ZZ

Synonymes : Caladium zamiifolium, Zamioculcas lanceolata, Zamioculcas loddigesii

L’essentiel

Culture
Intérieur ou extérieur selon le climatDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -7 °C
Lumière
Faible lumière – Lumière vive indirecte
Eau
Arrosage rare
Difficulté
Facile
Températures confortables
21–29 °C
À éviter en dessous de
16 °C
Hauteur en culture
60 cm – 1,2 m
Rusticité
Jusqu’à -7 °C
Toxicité
Toxique pour chats et chiens

Dans les sélectionsPlantes d’intérieurPlantes d’extérieurPlantes facilesPlantes pour peu de lumière

Originaire d’Afrique de l’Est et du Sud-Est, où les pluies abondantes alternent avec de longues sécheresses, le zamioculcas stocke l’eau dans des rhizomes charnus et des pétioles épais. Il pousse lentement, tolère les pièces peu éclairées et les oublis d’arrosage, mais pas un substrat qui reste humide. Il est toxique.

Identification et origine

Zamioculcas zamiifolia appartient à la famille des Araceae, comme le spathiphyllum et le monstera, et c’est la seule espèce de son genre. Son nom associe Zamia, un genre sans lien de parenté dont il rappelle le feuillage, à calcas, nom arabe de la colocase ; zamiifolia signifie « à feuilles de Zamia ».

Il est originaire du Kenya, de la Tanzanie, du Malawi, du Mozambique, du Zimbabwe et du KwaZulu-Natal. Il y pousse en prairie, en forêt sèche et en savane boisée, où de fortes pluies alternent avec de longues sécheresses. D’où son fonctionnement : ses rhizomes souterrains, charnus comme des tubercules, stockent l’eau et les réserves, et ses feuilles épaisses et cireuses limitent les pertes d’eau.

La plante n’a pas de tige aérienne : ce que l’on prend pour une tige est le pétiole d’une feuille composée pennée, qui sort directement du rhizome. Épais, renflé à la base puis effilé, il se dresse puis s’arque. La feuille mesure souvent 40–60 cm, parfois jusqu’à 1,2 m, et porte six à huit paires de folioles elliptiques vert foncé, coriaces et si brillantes qu’elles semblent cirées, longues au plus de 15 cm. L’ensemble évoque une cycadale. Des taches sombres sur les pétioles sont normales.

La croissance est très lente et se fait par poussées ; la plante atteint en deux à cinq ans sa taille adulte, 60 cm – 1,2 m de haut comme de large, et s’élargit en émettant de nouvelles feuilles depuis la souche. La floraison est rare en intérieur et absente en faible lumière : sur un sujet adulte bien éclairé, une spathe verte entourant un spadice blanc crème apparaît au ras du sol, du printemps à l’été, parfois suivie de baies blanches.

Cultivars : ‘Raven’, aux jeunes feuilles vertes qui deviennent presque noires, ne dépasse guère 75 cm ; ‘Chameleon’ a des jeunes feuilles jaune doré qui virent au vert foncé ; ‘Lucky’, des folioles larges à pointe arrondie ; ‘Zenzi’ est nain (25–30 cm). Une forme panachée de crème existe, plus rare.

Lumière

Il préfère une lumière vive mais indirecte, qui accélère sa croissance. Il tolère les pièces sombres, même un bureau sans fenêtre éclairé artificiellement quelques heures par jour, mais y pousse plus lentement ; après une longue période de lumière trop faible, il s’épuise et peut s’effondrer.

Évitez le soleil direct, surtout l’après-midi : il décolore, fait jaunir, enrouler et brunir les folioles par plaques, et peut dessécher des feuilles entières. Dehors en été, choisissez l’ombre, la mi-ombre ou le seul soleil du matin.

Arrosage

Traitez-le comme une succulente : ses rhizomes l’aident à traverser de longues périodes sèches, alors qu’un substrat qui reste humide les fait pourrir.

Du printemps à l’automne, attendez que le substrat soit complètement sec, en profondeur et pas seulement en surface. Arrosez alors copieusement, de préférence le matin et à l’eau tiède, jusqu’à ce que l’eau s’écoule par les trous de drainage, puis videz la soucoupe au bout d’un quart d’heure. En hiver, quand la croissance ralentit, espacez nettement davantage.

Il n’y a pas de rythme fixe : tout dépend de la lumière, de la chaleur, du pot et du substrat ; dans un coin sombre et frais, il boit bien moins. Ce qu’il faut observer : des feuilles qui jaunissent et des pétioles qui ramollissent à la base signalent un excès d’eau ; après une sécheresse prolongée, la plante perd ses folioles et l’extrémité des pétioles, voire tout son feuillage, et vit sur ses rhizomes.

L’humidité ordinaire d’un logement suffit ; inutile de brumiser.

Substrat

Dans la nature, il pousse en sol sableux et pauvre. En pot, utilisez un terreau bien drainant à base de tourbe, de fibre de coco ou d’écorce, par exemple moitié terreau, un quart de perlite et un quart de sable, dans un pot percé.

Il est peu gourmand : un engrais équilibré dilué de moitié, une ou deux fois au printemps et en été, suffit. Rien en hiver.

Températures

Il pousse le mieux entre 21–29 °C, et d’autant plus vite qu’il fait chaud. Gardez-le au-dessus de 16 °C : sous 10 °C, sa croissance ralentit et des dégâts peuvent apparaître, et il ne supporte pas le gel. Éloignez-le des bouches de climatisation et des radiateurs.

Une plante sortie l’été dans un endroit abrité se rentre à l’automne dès que la température descend sous 16 °C. En pleine terre, il n’est cultivé qu’en zones USDA 9 à 10, à l’ombre ou à mi-ombre.

Rempotage

Rarement nécessaire. Rempotez au printemps quand les rhizomes remplissent le pot ou le déforment : leur poussée peut aller jusqu’à le fendre. Prenez un pot à peine plus grand et percé ; un pot trop grand reste humide trop longtemps et favorise la pourriture. La sève irrite la peau et les yeux : portez des gants.

Taille

Aucune taille n’est nécessaire. Retirez au ras du substrat les feuilles fanées, jaunies ou abîmées et les fleurs passées.

Multiplication

  • Division : la méthode la plus courante et la plus rapide. Au rempotage, séparez des sections portant chacune des feuilles, un morceau de rhizome et assez de racines.
  • Bouture de feuille ou de foliole : plus lente, mais plus productive. Prélevez une feuille entière ou des folioles, laissez la coupe sécher quelques heures à quelques jours, puis enfoncez la base dans un substrat sans terre humide, ou placez-la dans l’eau, au chaud (vers 27 °C) et en atmosphère humide. Les racines apparaissent d’abord, puis un petit rhizome. Comptez environ un mois en serre, jusqu’à neuf mois dans une maison. Les boutures prises au sommet des feuilles forment le plus de rhizomes ; un pétiole sans folioles ne s’enracine pas, alors qu’une foliole tombée le peut.

Problèmes fréquents

  • Pétioles mous, rhizome qui pourrit, plante qui s’affaisse : excès d’eau ou mauvais drainage, surtout au froid ; c’est la première cause de perte.
  • Folioles qui jaunissent : souvent l’excès d’eau, parfois le soleil direct ou une vieille feuille qui se renouvelle ; observez si c’est isolé ou généralisé.
  • Folioles qui tombent : sécheresse très prolongée.
  • Taches brunes sèches, folioles décolorées ou enroulées : coup de soleil, même derrière une vitre.
  • Plante qui s’étiole puis s’effondre : manque de lumière prolongé ; un coup de froid sous 10 °C abîme aussi le feuillage.
  • Ravageurs : rares, mais surveillez cochenilles, pucerons, thrips et aleurodes.

Un même symptôme peut avoir plusieurs causes : croisez l’arrosage, la lumière et la température avant d’agir.

Toxicité

La plante est toxique pour les chats, les chiens et l’humain, avec une sévérité moyenne. Elle contient des cristaux d’oxalate de calcium qui, mâchés, irritent douloureusement la bouche et la gorge ; l’ingestion de feuilles en quantité peut provoquer vomissements et diarrhée. La sève irrite la peau et les yeux : portez des gants pour la manipuler et lavez-vous les mains ensuite. Gardez-la hors de portée des enfants et des animaux ; en cas d’ingestion, contactez un vétérinaire ou un centre antipoison.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 23 septembre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 22 septembre 2026.

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