
Famille · Asphodelaceae
Aloe vera
Aloe vera
Aloès
Synonymes : Aloe barbadensis, Aloe perfoliata var. vera, Aloe vulgaris, Aloe chinensis
L’essentiel
- Culture
- Intérieur ou extérieur selon le climatDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -1 °C
- Lumière
- Lumière vive indirecte – Soleil direct
- Eau
- Arrosage rare
- Difficulté
- Facile
- Températures confortables
- 16–24 °C
- À éviter en dessous de
- 10 °C
- Hauteur en culture
- 30–90 cm
- Rusticité
- Jusqu’à -1 °C
- Toxicité
- Toxique pour chats et chiens
Dans les sélectionsPlantes d’intérieurPlantes d’extérieurPlantes faciles
Cultivé depuis plus de deux mille ans, Aloe vera forme une rosette de feuilles charnues gris-vert qui stockent l’eau. Il demande avant tout une fenêtre très ensoleillée et un substrat qui sèche vite : l’excès d’arrosage est son principal ennemi. Ses feuilles sont toxiques pour les chiens, les chats et les chevaux.
Identification et origine
Aloe vera appartient à la famille des Asphodelaceae ; on le rencontre encore parfois sous son ancien nom, Aloe barbadensis. À l’état sauvage, il est originaire du nord du sultanat d’Oman, dans les montagnes du Hajar, où il pousse dans des milieux désertiques et des broussailles sèches. Cultivé depuis l’Antiquité, il s’est depuis naturalisé dans une grande partie des régions chaudes du monde, du pourtour méditerranéen aux Antilles.
C’est une plante vivace sans tige apparente qui produit des rejets à sa base et forme peu à peu une touffe. Ses feuilles, disposées en rosette raide, sont épaisses, charnues, en forme de lance et peuvent atteindre 45 cm de long. D’abord vertes et tachetées de blanc, elles deviennent gris-vert en vieillissant ; leurs bords portent de petites dents blanchâtres. En pot, la plante mesure le plus souvent 30–60 cm et peut approcher 90 cm. Sur les sujets adultes d’au moins trois ans, une hampe dressée porte des fleurs tubulaires jaunes, parfois orangées ; en intérieur, la floraison n’a lieu que dans des conditions très favorables, près d’une fenêtre très ensoleillée ou dehors en été. Chez un vieil aloès, il est normal que les feuilles extérieures s’affaissent un peu et s’écartent du centre.
Lumière
Le plein soleil lui convient le mieux ; il s’adapte à une mi-ombre légère, mais il lui faut une lumière vive pour fleurir. En intérieur, choisissez une fenêtre qui lui offre au moins six heures de soleil par jour et tournez le pot de temps en temps pour qu’il pousse droit. Un manque de lumière se voit vite : les feuilles s’allongent, s’aplatissent, deviennent molles et la rosette s’affaisse. À défaut de fenêtre assez lumineuse, une lampe horticole placée à 15–30 cm au-dessus de la plante, allumée quatorze à seize heures par jour, donne de bons résultats. Si vous le sortez au soleil pour l’été, habituez-le progressivement : un passage brutal de l’ombre au plein soleil brûle les feuilles.
Arrosage
L’aloès stocke l’eau dans ses feuilles et supporte bien la sécheresse et l’air sec des appartements ; mieux vaut pécher par manque que par excès. Pendant la période de croissance, du printemps au début de l’automne, attendez que le substrat soit sec sur toute sa hauteur, puis arrosez copieusement jusqu’à ce que l’eau s’écoule par le fond, et videz la soucoupe un quart d’heure plus tard. De l’automne à la fin de l’hiver, la plante est au repos : réduisez fortement, juste assez pour que les racines ne se dessèchent pas complètement et que les feuilles ne se rident pas. Évitez de mouiller le cœur de la rosette et ne brumisez pas le feuillage. Des feuilles molles et décolorées signalent un excès d’eau ; des feuilles jaunies et fripées, un manque.
Substrat
Un substrat grossier et très drainant est indispensable. Un terreau pour cactées et succulentes convient ; vous pouvez aussi mélanger à parts égales terreau, sable et perlite (ou pouzzolane). Une fine couche de perlite ou de sable grossier en surface aide le collet à rester sec. Utilisez toujours un pot percé de larges trous de drainage ; la terre cuite, qui laisse le substrat sécher plus vite, est idéale.
Températures
Le jour, il se plaît entre 16–24 °C ; les nuits peuvent être plus fraîches, entre 10–16 °C, et une baisse nette de température la nuit lui est favorable. Il ne supporte pas le gel. Évitez les froids prolongés sous 10 °C : si vous le sortez pour l’été, rentrez-le au début de l’automne, avant que les nuits ne descendent sous ce seuil, et abritez-le des pluies abondantes. En hiver, gardé au sec, il tolère ponctuellement jusqu’à 4 °C. Attention au rebord de fenêtre, souvent bien plus froid que le reste de la pièce : une plante refroidie change de couleur. En pleine terre toute l’année, il n’est envisageable qu’en zones USDA 10a à 12b.
Rempotage
Rempotez environ tous les deux ans, pour renouveler le substrat et donner de la place aux racines et aux rejets ; chez les plantes âgées, faites-le de préférence au cœur de l’été. Choisissez un pot laissant 3–4 cm entre la motte et la paroi, sans jamais sauter plus de deux tailles d’un coup : un volume de terre trop important reste humide et favorise la pourriture des racines. Replantez à la même profondeur, les feuilles juste au-dessus du substrat, sans enterrer la base.
Taille
L’aloès ne se taille pas à proprement parler. Retirez à la base les feuilles extérieures sèches ou abîmées pour garder la rosette propre et limiter les cachettes à cochenilles. Si vous prélevez des feuilles pour leur gel, coupez toujours les plus extérieures, les plus âgées, afin que la plante continue à se développer depuis le centre ; retirez ensuite la partie extérieure de la feuille pour ne garder que le gel.
Multiplication
La méthode la plus simple est la séparation des rejets qui apparaissent au pied des plantes adultes. Attendez qu’ils portent plusieurs séries de feuilles, dépotez la plante mère, repérez le point d’attache et coupez-le avec un couteau bien affûté. Plantez chaque rejet dans son propre petit pot de substrat drainant et arrosez avec modération le temps qu’il s’enracine. La division d’une touffe fournie se pratique de la même façon, lors du rempotage.
Problèmes fréquents
Un même symptôme peut avoir plusieurs causes : vérifiez toujours la lumière, l’arrosage et la température avant de traiter.
- Pourriture des racines et du collet : causée par un arrosage excessif ou un substrat qui ne s’égoutte pas ; elle est souvent fatale.
- Rosette qui s’affaisse : manque de lumière (feuilles molles, aplaties, allongées) ou excès d’eau (feuilles blanchies et faibles). L’affaissement des vieilles feuilles extérieures reste normal.
- Feuilles jaunes et ridées : manque d’eau ; une décoloration peut aussi suivre un coup de froid.
- Cochenilles farineuses : amas cotonneux blancs cachés au cœur de la rosette ou sur les racines. Retirez-les avec un coton-tige imbibé d’alcool et inspectez la plante régulièrement.
- Autres ravageurs : cochenilles à carapace, pucerons et acariens de l’aloès. Le miellat collant de certains insectes favorise la fumagine, un dépôt noirâtre sur les feuilles.
- Maladies des feuilles : taches foliaires et rouille de l’aloès, qui forme de petites taches jaunes devenant brunes, favorisée par la fraîcheur et l’humidité.
Toxicité
Toxique pour les chiens, les chats et les chevaux. Les feuilles contiennent des anthraquinones et des saponines ; leur ingestion provoque vomissements (sauf chez le cheval), abattement et diarrhée. Chez l’humain, avaler des feuilles entraîne crampes abdominales et diarrhée, avec parfois des urines rougeâtres : la sève des feuilles est un puissant laxatif, et son latex peut irriter la peau par simple contact. Seul le gel de l’intérieur de la feuille est considéré comme sans danger ; le reste de la plante ne doit être consommé ni par les personnes ni par les animaux. Placez-la hors de portée des animaux et des enfants et, en cas d’ingestion, contactez un vétérinaire ou un centre antipoison.
Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.
Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.
Sources
- Aloe vera — Plant Toolbox — North Carolina State University Extension (consulté le 23 septembre 2026)
- Aloe vera — Plant Finder — Missouri Botanical Garden (consulté le 23 septembre 2026)
- Aloe Houseplants — Research Guide — New York Botanical Garden (consulté le 23 septembre 2026)
- Aloe, a Hardy Houseplant — Penn State Extension (consulté le 23 septembre 2026)
- Small Aloes – Interesting, Colorful, and Easy Succulents — University of Wisconsin–Madison Extension, Wisconsin Horticulture (consulté le 23 septembre 2026)
- Aloe Vera: Houseplant How-To — South Dakota State University Extension (consulté le 23 septembre 2026)
- Aloe — University of Florida IFAS Extension, Gardening Solutions (consulté le 23 septembre 2026)
- Aloe vera — Diseases and Pests, Description, Uses, Propagation — PlantVillage, Penn State University (consulté le 23 septembre 2026)
- Aloe — Toxic and Non-Toxic Plants — ASPCA Animal Poison Control Center (consulté le 23 septembre 2026)
- Aloe vera (L.) Burm.f. — World Checklist of Vascular Plants — Royal Botanic Gardens, Kew (via GBIF) (consulté le 23 septembre 2026)
- Aloe vera — Plants of the World Online — Royal Botanic Gardens, Kew (consulté le 23 septembre 2026)

