Rameaux de copalme d’Amérique en automne : feuilles en étoile à cinq lobes pointus, rouge vif à pourpre, autour d’un jeune fruit vert et épineux en forme de boule.
Photo : Ch.Brame — CC BY-SA 4.0

Famille · Altingiaceae

Copalme d’Amérique

Liquidambar styraciflua L.

Liquidambar

Synonymes : Liquidambar barbata, Liquidambar gummifera, Liquidambar macrophylla, Liquidambar tuberculata

L’essentiel

Culture
ExtérieurDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -29 °C
Lumière
Lumière vive indirecte – Soleil direct
Eau
Arrosage modéré
Difficulté
Facile
Hauteur en culture
18–23 m
Rusticité
Jusqu’à -29 °C
Toxicité
Aucune toxicité signalée
Guide de culture en bonsaï →Emplacement, substrat, ligature et soins saisonniers

Dans les sélectionsPlantes d’extérieurPlantes facilesPlantes non toxiques pour les animaux

Grand arbre caduc d’Amérique du Nord et centrale, le copalme d’Amérique se reconnaît à ses feuilles en étoile, odorantes quand on les froisse, qui s’embrasent longtemps à l’automne. Il aime le soleil et les sols frais et non calcaires, mais demande de la place et se transplante mal une fois grand.

Identification et origine

Liquidambar styraciflua appartient à la famille des Altingiaceae, celle des liquidambars, longtemps rattachée aux hamamélis. Il est originaire de l’est des États-Unis, du Connecticut et de la Pennsylvanie jusqu’à la Floride et au Texas, ainsi que du Mexique et d’Amérique centrale, du Belize et du Guatemala jusqu’au Nicaragua. Il est introduit en Europe, notamment en Belgique, en Italie et en Espagne. Dans son aire d’origine, il pousse volontiers dans les plaines alluviales.

C’est un arbre de 18–23 m de haut en culture, parfois jusqu’à 30 m, pour 10,5–15 m de large, au tronc qui peut dépasser 1,2 m de diamètre. Sa couronne est pyramidale à ovale. Il pousse assez vite, mais met plus de cinquante ans à atteindre sa taille adulte.

  • Feuilles : alternes, simples, en étoile à cinq ou sept lobes pointus et dentés, de 10–15 cm. Vert foncé et luisantes dessus, plus pâles dessous, elles sont parfumées quand on les froisse. À l’automne, elles virent au jaune, à l’orange, au rouge, au pourpre ou au bordeaux et restent longtemps sur l’arbre.
  • Fleurs : discrètes, vert jaunâtre ou teintées de rouge, au début du printemps. Les fleurs mâles forment des grappes dressées de 8–10 cm, les femelles des têtes globuleuses pendantes d’environ 1 cm.
  • Fruits : boules épineuses et ligneuses de 3–4 cm, faites de capsules à bec, brunes à maturité. Elles restent souvent sur l’arbre tout l’hiver ; les oiseaux en mangent les graines.
  • Écorce : brun grisâtre, profondément sillonnée de crêtes entrecroisées qui blanchissent avec l’âge. Certains arbres, surtout au nord de l’aire, portent des excroissances liégeuses sur les rameaux.

Ses feuilles rappellent celles d’un érable ; elles sont toutefois alternes. Plusieurs cultivars existent :

  • ‘Rotundiloba’ : lobes arrondis, port étroit, et surtout aucun fruit.
  • ‘Moraine’ : réputé le plus résistant au froid.
  • ‘Burgundy’ : couleur d’automne rouge bordeaux, feuilles tardives, moins rustique.
  • ‘Festival’ : port étroit et dressé, automne couleur pêche, moins rustique.
  • ‘Palo Alto’ : port pyramidal régulier, automne orange vif.

Lumière

Le plein soleil lui convient le mieux ; il accepte une mi-ombre. Il tolère aussi bien les sites exposés qu’abrités, et toutes les orientations sauf le nord. Réservez-lui un grand espace dégagé : ses racines et sa couronne prennent beaucoup de place.

Arrosage

Sa tolérance à la sécheresse est modérée tout au plus. Un sujet installé apprécie un sol qui reste frais : par période sèche prolongée, vérifiez l’humidité en profondeur et arrosez abondamment si la terre a séché, sans calendrier fixe. À l’inverse, il supporte bien les sols humides et même des inondations de courte durée, héritage des bas-fonds où il pousse à l’état sauvage. La sécheresse et les dégâts de chantier provoquent parfois un dessèchement du haut de la couronne.

Substrat

Il s’accommode des sols argileux, limoneux ou sableux, frais mais bien drainés, de préférence profonds : il pousse mal dans un sol mince et séchant. Le pH doit rester acide à neutre, pas au-dessus de 7. En sol calcaire, une chlorose ferrique apparaît souvent.

Températures

Il est rustique en zones USDA 5a à 9b, soit des minimales hivernales d’environ -29 °C, et ne craint pas les fortes chaleurs. Certains cultivars, comme ‘Burgundy’ et ‘Festival’, sont un peu moins résistants au froid ; ‘Moraine’ est le plus rustique. Cultivé en bac ou en bonsaï, il doit en revanche être protégé des fortes gelées, car ses racines y sont bien plus exposées qu’en pleine terre.

Rempotage

En pleine terre, le copalme se transplante difficilement. Plantez de préférence un jeune sujet élevé en conteneur, au printemps : ses racines mettent trois à quatre mois à se remettre du choc de la plantation. Ses grosses racines superficielles peuvent soulever les bordures et les trottoirs : plantez-le à au moins 2,5–3 m des bordures et des allées.

En pot ou en bonsaï, rempotez tous les deux ou trois ans, au début du printemps, pendant le repos, dans un mélange drainant neutre ou légèrement acide. Les racines poussent vigoureusement et supportent une taille normale à forte.

Taille

En pleine terre, il ne demande qu’une taille minimale, limitée à l’entretien. Un arbre légèrement atteint par un chancre peut être assaini par la taille. Coupez au printemps, après le débourrement. Évitez la taille pendant le repos hivernal : elle favorise le dépérissement des rameaux et les plaies cicatrisent mal. Les nids de chenilles se suppriment dès qu’ils sont petits, en coupant l’extrémité du rameau ; ne les brûlez jamais dans l’arbre.

Multiplication

  • Semis : la méthode la plus courante. Les graines germent facilement, au point que des semis spontanés forment parfois des fourrés dans les massifs voisins.
  • Boutures : boutures de bois semi-mûr, ou boutures de racines.
  • Drageons et marcottage aérien : deux autres moyens d’obtenir un jeune plant.

Problèmes fréquents

Un même symptôme peut avoir plusieurs causes : un jaunissement peut venir d’un sol trop calcaire, d’une sécheresse ou de racines blessées lors de travaux. Observez l’arbre avant de traiter. Bien placé, il reste généralement sain.

  • Chlorose : en sol alcalin, le feuillage jaunit.
  • Chenilles : psychés (vers à fourreau), qui assemblent des morceaux de feuilles en fourreaux, chenilles à tente et écailles fileuses, qui tissent des toiles sur les rameaux et se nourrissent à l’intérieur.
  • Cochenilles : plusieurs espèces, dont la cochenille du noyer et la cochenille australienne, s’installent sur les rameaux ; une huile horticole au printemps les limite.
  • Mineuse : taches brunes sur les feuilles.
  • Chancres et nécrose suintante : zones déprimées sur le tronc, parfois avec un écoulement abondant. Aucun traitement chimique n’existe ; un arbre très atteint peut mourir.
  • Taches foliaires : elles peuvent faire tomber les feuilles en avance mais restent rarement graves ; ramassez les feuilles atteintes.
  • Pourridié : l’arbre peut être sensible à l’armillaire. Il résiste en revanche à la verticilliose.
  • Fruits : en tombant, ils jonchent le sol et rendent les surfaces dures glissantes ; préférez ‘Rotundiloba’ près d’une terrasse.

Toxicité

Aucune toxicité n’est signalée : le copalme d’Amérique ne figure pas parmi les plantes toxiques répertoriées pour les chiens et les chats. Évitez néanmoins que les enfants ou les animaux en mâchent des parties.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 12 octobre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 12 octobre 2026.

Guide de culture en bonsaï

Copalme d’Amérique en bonsaï — Copalme d’Amérique (Liquidambar) en bonsaï : plein soleil, eau peu calcaire, taille de printemps, ligature d’été, rempotage et couleurs d’automne.

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