Touffe de Maranta leuconeura en pot, feuilles ovales vert sombre à nervures claires et bande centrale vert pâle, avec une petite fleur blanche sur une tige grêle.
Photo : Daderot — CC0 1.0

Famille · Marantaceae

Maranta

Maranta leuconeura É.Morren

Plante de prière · Plante prieuse · Dormeuse

Synonymes : Calathea kerchoveana, Calathea leuconeura, Calathea massangeana, Maranta depressa, Maranta fascinator, Maranta kerchoveana, Maranta massangeana

L’essentiel

Culture
Intérieur ou extérieur selon le climatDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de 4 °C
Lumière
Lumière moyenne – Lumière vive indirecte
Eau
Arrosage fréquent
Difficulté
Intermédiaire
Températures confortables
18–21 °C
À éviter en dessous de
16 °C
Hauteur en culture
15–30 cm
Rusticité
Jusqu’à 4 °C
Toxicité
Aucune toxicité signalée

Dans les sélectionsPlantes d’intérieurPlantes d’extérieurPlantes non toxiques pour les animaux

Maranta leuconeura est une vivace basse du Brésil, cultivée pour ses feuilles joliment dessinées qui se redressent et se replient chaque soir comme des mains jointes. Elle réclame une lumière vive mais sans soleil direct, un substrat toujours légèrement humide en période de croissance, un air humide et une chaleur régulière.

Identification et origine

Maranta leuconeura appartient à la famille des Marantacées, celle de l’arrow-root. C’est une vivace persistante, rhizomateuse, qui forme des touffes basses de 15–30 cm de haut, parfois plus larges que hautes (jusqu’à 60 cm d’étalement). Elle est originaire des forêts tropicales du Brésil (Nord-Est, Sud-Est et Centre-Ouest) et s’est naturalisée en Colombie et dans l’est du Mexique.

Ses feuilles ovales à elliptiques, longues d’environ 13 cm, portent des motifs très marqués : selon les formes, des taches sombres alignées de part et d’autre de la nervure centrale, qui évoquent des traces de lapin, ou des nervures rouges disposées en arête de poisson autour d’une bande centrale claire. L’épithète leuconeura signifie « à nervures blanches ». Le revers est vert grisâtre à pourpré. Le jour, les feuilles se tiennent à plat ; le soir, elles se redressent et se referment, d’où le nom de plante de prière. Les petites fleurs blanches tachées de pourpre, portées par de fines hampes, apparaissent rarement en intérieur. Parmi les sélections courantes : la forme à nervures rouges (var. erythroneura), la forme verte à taches sombres (var. kerchoveana), ‘Lemon Lime’ au centre jaune-vert et ‘Silver Band’ au large motif argenté.

Lumière

Une lumière vive mais indirecte, ou une mi-ombre : une fenêtre peu ensoleillée, ou un voilage qui tamise les rayons les plus forts. Le soleil direct délave rapidement les couleurs du feuillage et peut le brûler. Une maranta qui perd ses contrastes demande souvent à être éloignée de la vitre.

Arrosage

Pendant la période de croissance, du printemps à la fin de l’été, gardez le substrat uniformément humide, jamais détrempé. Arrosez à l’eau tiède, dirigez l’eau vers le substrat plutôt que sur le cœur de la touffe, sensible à la pourriture, et videz la soucoupe environ un quart d’heure après. En hiver, réduisez : laissez sécher les 3 cm supérieurs du substrat avant d’arroser de nouveau. Touchez la terre plutôt que de suivre un calendrier. Évitez l’eau calcaire ou fluorée, qui brûle les feuilles.

L’humidité de l’air compte autant que l’arrosage : visez nettement plus de 50 % d’humidité relative, avec un humidificateur, un plateau de billes humides ou une place dans une pièce naturellement humide ; un hygromètre posé à côté permet de vérifier. Une légère brumisation aide quand le chauffage assèche l’air en hiver.

Substrat

Un terreau de bonne qualité, allégé d’un peu de tourbe ou de fibre et de sable grossier, qui reste souple et draine bien. Ses racines restent superficielles : un pot peu profond lui suffit, obligatoirement percé. Pendant la croissance, apportez un engrais liquide classique toutes les deux semaines à un mois, puis réduisez fortement de l’automne à la fin de l’hiver ; l’excès d’engrais brûle le feuillage.

Températures

L’idéal se situe entre 18–21 °C ; elle tolère des températures plus élevées, jusqu’à 29 °C environ. Elle préfère ne pas descendre sous 16 °C et doit en tout cas rester au-dessus de 13 °C. Elle craint le gel, les courants d’air froid et les changements brusques de température. Dehors toute l’année, elle ne convient qu’aux climats de zone USDA 11, en situation abritée, à mi-ombre ou à l’ombre, dans un sol humifère frais mais drainé.

Rempotage

Au printemps, tous les un ou deux ans, ou seulement quand la touffe a rempli son pot. C’est le bon moment pour diviser la plante et renouveler le substrat, en le gardant meuble autour des racines.

Taille

Raccourcir les tiges environ deux fois par an entretient une touffe dense et vigoureuse, qui s’étoffe au lieu de s’étirer. Si vous préférez la cultiver en suspension, laissez au contraire les tiges s’allonger et retomber. Les morceaux coupés peuvent servir de boutures.

Multiplication

Par division des rhizomes lors du rempotage : séparez la touffe en éclats portant chacun des racines et des feuilles, puis replantez-les aussitôt. Le bouturage est également possible.

Problèmes fréquents

  • Pointes et bords bruns, feuilles qui s’enroulent ou tombent : le plus souvent un substrat trop irrégulièrement humide ou un air trop sec ; l’eau fluorée et l’excès d’engrais donnent des brûlures semblables.
  • Couleurs délavées : trop de soleil direct.
  • Acariens : ponctuations claires sur les feuilles, favorisés par l’air sec.
  • Cochenilles farineuses et thrips : à surveiller au revers des feuilles et à l’aisselle des pétioles.
  • Maladies : pourriture des racines dans un substrat mal drainé, taches foliaires ; le virus de la mosaïque du concombre a été observé sur les marantas.

Un même symptôme peut avoir plusieurs causes : examinez ensemble l’arrosage, l’humidité de l’air, la lumière et la température.

Toxicité

Aucune toxicité n’est signalée : la plante de prière figure parmi les plantes non toxiques pour les chiens et les chats, et aucune intoxication humaine n’est connue. L’ingestion de n’importe quelle plante peut toutefois provoquer chez un animal un léger trouble digestif passager.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 23 septembre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 23 septembre 2026.

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