Kalanchoe tomentosa étiqueté dans une rocaille de jardin botanique : tiges dressées garnies de feuilles charnues gris argenté et duveteuses, bordées de brun.
Photo : Daderot — Domaine public

Famille · Crassulaceae

Plante panda

Kalanchoe tomentosa Baker

Kalanchoe tomentosa

Synonymes : Bryophyllum triangulare

L’essentiel

Culture
Intérieur ou extérieur selon le climatDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -7 °C
Lumière
Lumière vive indirecte – Soleil direct
Eau
Arrosage rare
Difficulté
Facile
Températures confortables
16–24 °C
À éviter en dessous de
10 °C
Hauteur en culture
30–90 cm
Rusticité
Jusqu’à -7 °C
Toxicité
Toxique pour chats et chiens

Dans les sélectionsPlantes d’intérieurPlantes d’extérieurPlantes faciles

Originaire de Madagascar, Kalanchoe tomentosa est une succulente aux feuilles épaisses couvertes d’un feutre gris argenté et ponctuées de brun chocolat sur les bords. Elle pousse lentement, demande beaucoup de lumière, un substrat très drainant et des arrosages espacés ; c’est l’excès d’eau, bien plus que l’oubli, qui la met en danger.

Identification et origine

Kalanchoe tomentosa appartient à la famille des Crassulaceae, celle des orpins. Elle est originaire du centre-est de Madagascar. L’épithète tomentosa signifie « couverte de poils fins », en référence au duvet qui habille toute la plante.

C’est une vivace succulente semi-ligneuse, au port dressé et à croissance lente. En culture, elle mesure le plus souvent 30–90 cm de haut pour 60–90 cm de large, et met plusieurs années à atteindre sa taille adulte. Ses tiges gris-vert sont densément duveteuses ; avec l’âge, leur base se dégarnit et devient ligneuse.

Les feuilles, groupées en rosettes, sont épaisses, charnues, oblongues et pointues, longues de 8–10 cm pour 3 cm de large. Vert pâle, elles sont entièrement recouvertes d’un feutre blanc grisâtre très doux au toucher. Leur bord légèrement crénelé est marqué de taches brun chocolat, qui ont valu à la plante son nom de « plante panda ».

La floraison est rare en intérieur. Quand elle se produit, au printemps ou en été, une hampe d’environ 45 cm porte des panicules étroites de petites fleurs tubulaires, vert jaunâtre à brun ou pourpre.

Plusieurs cultivars sont répandus : ‘Chocolate Soldier’, plus vigoureux et touffu, aux feuilles plus fines et plus longues bordées de brun rouge ; ‘Cinnamon’, aux feuilles allongées couleur rouille, presque noires en plein soleil ; ‘Teddy Bear’, aux feuilles arrondies brun chocolat ; ou encore ‘Panda’.

Lumière

La plante panda a besoin d’une lumière vive, au moins six heures par jour. Placez-la tout près d’une fenêtre orientée au sud ou à l’est, dans un endroit bien aéré. Elle supporte le soleil direct, mais dans les climats très chauds, protégez-la des rayons les plus brûlants pour éviter les brûlures sur les feuilles.

Un manque de lumière se voit vite : les tiges s’allongent, s’étiolent et les rosettes s’espacent. Rapprochez alors la plante de la fenêtre progressivement.

Arrosage

Laissez le substrat sécher entre deux arrosages. Enfoncez un doigt dans le terreau : tant qu’il reste humide, attendez. Quand il est sec, arrosez modérément, en versant l’eau sur le substrat et non au cœur des rosettes, où elle favorise la pourriture. Videz toujours la soucoupe : la plante ne doit jamais tremper dans l’eau.

Au repos, en hiver, espacez davantage les arrosages. Les feuilles servent d’indicateur : ridées ou flétries, elles signalent un manque d’eau ; jaunes ou molles, comme des tiges qui ramollissent, elles traduisent au contraire un excès. La plante aime un air sec : inutile de la brumiser ou d’augmenter l’humidité ambiante.

Substrat

Utilisez un terreau pour cactus et plantes succulentes, ou un terreau sans tourbe à base de terre, allégé de sable grossier ou de gravier. Le mélange doit drainer très vite. Le pH importe peu : la plante s’accommode d’un sol acide, neutre ou alcalin. Un pot peu profond en terre cuite, percé, aide le substrat à sécher entre deux arrosages.

Pendant la période de croissance, deux ou trois apports d’engrais liquide équilibré suffisent. N’en donnez pas en hiver.

Températures

Elle pousse le mieux entre 16–24 °C. Elle ne supporte ni le gel, ni la chaleur extrême, et ne doit pas descendre sous 10 °C. Elle peut passer l’été dehors, à l’abri du soleil brûlant de l’après-midi, mais rentrez-la avant les premières gelées. En pleine terre, elle se cultive dans les zones USDA 9a à 11b, où elle orne les rocailles, les massifs de succulentes et les bordures.

Rempotage

Comme la plante pousse lentement, les rempotages sont peu fréquents. Changez de pot quand les racines remplissent le contenant : choisissez-en un à peine plus grand, percé, de préférence en terre cuite et peu profond, et garnissez-le d’un mélange neuf pour succulentes, très drainant. Manipulez la plante avec douceur pour ne pas abîmer ses feuilles duveteuses. Reprenez ensuite les arrosages selon l’état du substrat, en le laissant sécher entre deux apports.

Taille

Aucune taille n’est nécessaire. Retirez simplement les feuilles sèches à la base de la plante pour qu’elle reste saine.

Multiplication

La plante panda se multiplie un peu moins facilement que d’autres succulentes, mais plusieurs méthodes fonctionnent :

  • Bouture de feuille : détachez une feuille saine et entière, puis posez-la sur un substrat drainant pour succulentes.
  • Bouture de tige : prélevez l’extrémité d’une tige avec sa rosette et piquez-la dans un mélange pour succulentes.
  • Rejets : séparez les petites pousses qui apparaissent à la base et replantez-les.
  • Semis : possible au début du printemps, à 19–21 °C.

Dans tous les cas, appliquez aux jeunes plantes les mêmes règles qu’aux adultes : beaucoup de lumière, un substrat qui sèche entre deux arrosages et jamais d’eau stagnante.

Problèmes fréquents

  • Feuilles ridées ou flétries : substrat resté trop longtemps sec.
  • Feuilles ou tiges jaunes et molles, pourriture des racines : excès d’eau, substrat trop compact ou soucoupe pleine.
  • Tiges allongées et dégarnies : manque de lumière.
  • Taches brûlées sur les feuilles : soleil trop intense, surtout en été.
  • Cochenilles farineuses, pucerons, acariens : inspectez régulièrement la base des feuilles et le cœur des rosettes.
  • Oïdium ou rouille : ces maladies peuvent apparaître, surtout dans une atmosphère confinée ; aérez.

Un même symptôme peut avoir plusieurs causes : avant d’agir, vérifiez toujours l’humidité du substrat, la lumière reçue et l’état des racines.

Toxicité

Toutes les parties de la plante sont toxiques en cas d’ingestion, pour l’humain comme pour les chiens et les chats. Elles contiennent des bufadiénolides, des glycosides qui agissent sur le cœur. L’ingestion provoque des nausées, des vomissements, de la diarrhée et de l’abattement, et plus rarement des troubles du rythme cardiaque. La plante ne provoque pas de dermatite de contact. Placez-la hors de portée des jeunes enfants et des animaux et, en cas d’ingestion, contactez un vétérinaire ou un centre antipoison.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 23 octobre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 23 octobre 2026.

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