Fruit ovale rouge du prunier du Natal suspendu entre des feuilles vert foncé, épaisses et luisantes.
Photo : Krzysztof Ziarnek, Kenraiz — CC BY-SA 4.0

Famille · Apocynaceae

Prunier du Natal

Carissa macrocarpa (Eckl.) A.DC.

Carissa · Amatungulu

Synonymes : Arduina grandiflora, Arduina macrocarpa, Carissa africana, Carissa grandiflora, Carissa praetermissa, Jasminonerium africanum, Jasminonerium grandiflorum, Jasminonerium macrocarpum

L’essentiel

Culture
ExtérieurDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -4 °C
Lumière
Lumière vive indirecte – Soleil direct
Eau
Arrosage rare
Difficulté
Facile
À éviter en dessous de
-2 °C
Hauteur en culture
1,8–3 m
Rusticité
Jusqu’à -4 °C
Toxicité
Irritante / toxique pour l’humain
Guide de culture en bonsaï →Emplacement, substrat, ligature et soins saisonniers

Dans les sélectionsPlantes d’extérieurPlantes faciles

Le prunier du Natal est un arbuste persistant d’Afrique australe et orientale, armé d’épines fourchues. Ses fleurs blanches au parfum de fleur d’oranger côtoient des fruits rouges comestibles. Robuste face au sel, au vent et à la sécheresse, il craint en revanche le gel et les sols détrempés.

Identification et origine

Carissa macrocarpa appartient à la famille des Apocynaceae, celle du laurier-rose et de la pervenche. Il est originaire d’une large bande de l’Afrique orientale et australe : Kenya, RD Congo, Zambie, Zimbabwe, Mozambique, KwaZulu-Natal, provinces du Cap et provinces du nord de l’Afrique du Sud. Il y pousse dans les fourrés et les forêts du littoral et jusque sur les dunes de sable. Ses noms anglais, Natal plum et big num-num, et son nom zoulou, amatungulu, rappellent ce terroir. On le rencontre encore parfois sous son ancien nom, Carissa grandiflora. Planté dans de nombreuses régions chaudes, il s’est naturalisé en Floride, au Texas, à Hawaï et dans les Caraïbes.

C’est un arbuste dense, étalé et très ramifié, à croissance assez rapide. En culture, il mesure le plus souvent 1,8–3 m de haut, mais peut devenir un petit arbre de 4–5,5 m dans de bonnes conditions. Des cultivars nains, comme ‘Nana’, ‘Boxwood Beauty’ ou le couvre-sol ‘Emerald Blanket’, restent bien plus bas, parfois sous 45 cm.

Les rameaux portent des épines robustes, fourchues en Y, longues de 3–5 cm : il faut les manipuler avec des gants. Les feuilles, opposées, ovales, coriaces et luisantes, vert foncé dessus et plus pâles dessous, mesurent 2–6 cm et se terminent souvent par une petite pointe. Une coupure fait perler un latex blanc et laiteux, comme chez la plupart des Apocynaceae.

Les fleurs, blanches, en étoile à cinq lobes, atteignent 4–5 cm de diamètre et dégagent un parfum sucré proche de la fleur d’oranger ou du jasmin. Elles apparaissent par vagues presque toute l’année sous climat doux, avec un pic du printemps à l’été. Certains pieds ne portent que des fleurs fonctionnellement mâles.

Le fruit est une baie ovale, longue de 3–6 cm, verte et riche en latex quand elle est jeune, puis rouge magenta et enfin cramoisi foncé à maturité. Sa chair, de couleur fraise, renferme quelques petites graines plates, comestibles elles aussi. Fleurs et fruits mûrs se côtoient souvent sur la même branche.

Lumière

Le prunier du Natal pousse le mieux en plein soleil, mais il tolère la mi-ombre ou une ombre légère. Plus il reçoit de lumière, plus la floraison et la fructification sont abondantes. Il résiste remarquablement au vent et aux embruns salés, ce qui en fait un arbuste de choix pour les jardins de bord de mer.

Arrosage

Une fois installé, il supporte très bien la sécheresse et, en pleine terre sous climat chaud, se passe généralement d’arrosage complémentaire. Les premiers mois après la plantation, arrosez lorsque le sol commence à sécher en surface pour aider les racines à s’étendre. En pot, la terre sèche beaucoup plus vite : vérifiez-la régulièrement du doigt et arrosez quand les premiers centimètres sont secs, en laissant l’excès s’écouler. Il ne supporte pas l’engorgement : une terre qui reste détrempée fait pourrir les racines.

Substrat

Il préfère une terre sableuse et parfaitement drainée, mais s’accommode aussi des sols limoneux ou argileux, acides comme alcalins, tant que l’eau ne stagne pas. Une bonne terre de jardin enrichie de compost lui convient. Sur un sol très calcaire, des carences en oligo-éléments peuvent apparaître et jaunir le feuillage ; un apport d’oligo-éléments les corrige. Il tolère bien la salinité du sol.

Températures

Le prunier du Natal se cultive en pleine terre dans les zones USDA 9b à 11b. Un sujet bien installé résiste jusqu’à environ -4 °C, mais les jeunes plants doivent être protégés dès que la température descend vers -2 °C. Il supporte un léger gel s’il est planté dans un endroit abrité. Dans les régions plus froides, on le cultive en bac, à rentrer à l’abri du gel pour l’hiver dans un local lumineux, puis à sortir dès le retour de la douceur.

Rempotage

En bac, choisissez un contenant percé et un mélange très drainant, à base de terreau et de sable ou de matériaux minéraux. Rempotez au printemps lorsque les racines occupent tout le volume, en protégeant vos mains des épines. Les formes naines se prêtent particulièrement à la culture en pot et à l’art du bonsaï. En pleine terre, il forme une excellente haie défensive : pour une haie, espacez les plants d’environ 1 m.

Taille

Il supporte bien la taille et se laisse former en haie ou en boule. Taillez après la floraison principale, en ne retirant pas plus du tiers supérieur de la végétation à la fois. Pour une haie, gardez le sommet plus étroit que la base, afin que la lumière atteigne les branches basses. Sur les cultivars nains, supprimez sans attendre les pousses vigoureuses qui dépassent : laissées en place, elles déforment la silhouette compacte. Portez des vêtements couvrants et des gants pour vous protéger des épines.

Multiplication

Les graines germent en deux semaines environ, mais les semis poussent d’abord lentement et donnent des plantes très variables ; ils peuvent toutefois fructifier dès deux ans. La multiplication végétative est donc préférée pour conserver les caractères d’une variété : marcottage aérien, marcottage au sol ou écussonnage. Les boutures s’enracinent mal, sauf si l’on incise à moitié l’extrémité d’un jeune rameau et qu’on la laisse en place quelques semaines avant de la prélever ; plantée ensuite dans du sable, elle s’enracine en un mois environ.

Problèmes fréquents

  • Pourriture des racines : la cause principale de dépérissement, due à un sol mal drainé ou à des arrosages excessifs.
  • Cochenilles : notamment la cochenille rouge de Floride ; inspectez le revers des feuilles et les tiges.
  • Acariens, thrips et aleurodes : surtout sur les jeunes plants et en atmosphère sèche.
  • Taches foliaires : causées par divers champignons, une algue parasite ou des bactéries ; certaines évoluent en anthracnose.
  • Chancres, galles et dépérissement des rameaux : supprimez les parties atteintes en coupant dans le bois sain.
  • Feuillage jaune sur sol calcaire : carence en oligo-éléments.

Un même symptôme peut avoir plusieurs causes : avant d’agir, vérifiez le drainage, l’humidité du sol et l’exposition.

Toxicité

Le prunier du Natal n’est pas toxique pour les chiens, les chats ni les chevaux. Son fruit mûr, rouge foncé et légèrement souple, se mange cru, entier avec ses graines, ou en confitures et gelées. Le latex laiteux est généralement considéré comme inoffensif ; ingéré en grande quantité, il peut toutefois provoquer de légers troubles digestifs, comme des vomissements ou une diarrhée. Ne consommez pas les fruits encore verts, riches en latex, et prenez garde aux épines, qui blessent facilement la peau.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 26 octobre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 26 octobre 2026.

Guide de culture en bonsaï

Prunier du Natal en bonsaï — Prunier du Natal en bonsaï : plein soleil, abri hors gel, arrosage à l’observation, taille après floraison, ligature prudente et rempotage.

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