Fleur blanche de myrte commun à cinq pétales, hérissée d’une touffe de longues étamines à anthères jaune pâle, entre des feuilles lancéolées vert foncé et luisantes.
Photo : Krzysztof Ziarnek, Kenraiz — CC BY-SA 4.0

Famille · Myrtaceae

Myrte commun

Myrtus communis L.

Myrte

L’essentiel

Culture
ExtérieurDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -12 °C
Lumière
Lumière vive indirecte – Soleil direct
Eau
Arrosage modéré
Difficulté
Intermédiaire
À éviter en dessous de
-5 °C
Hauteur en culture
1,5–3,7 m
Rusticité
Jusqu’à -12 °C
Toxicité
Aucune toxicité signalée
Guide de culture en bonsaï →Emplacement, substrat, ligature et soins saisonniers

Dans les sélectionsPlantes d’extérieurPlantes non toxiques pour les animaux

Arbuste persistant du pourtour méditerranéen, le myrte commun associe un feuillage luisant qui embaume quand on le froisse, des fleurs blanches hérissées d’étamines et des baies noir pourpré. Il aime le soleil, un sol drainant et un emplacement abrité ; sa rusticité limitée en fait, dans les régions froides, une plante de pot qui passe l’hiver au frais et à l’abri du gel.

Identification et origine

Myrtus communis appartient à la famille des Myrtaceae, celle des eucalyptus. Il est originaire du sud de l’Europe, d’Afrique du Nord et du sud-ouest de l’Asie : on le trouve de la péninsule Ibérique, des Baléares et des îles de Macaronésie jusqu’à la Grèce, à la Turquie, au Proche-Orient et à l’Iran, et vers l’est jusqu’en Afghanistan et au Pakistan, ainsi qu’en Érythrée, en Éthiopie et au Yémen. Il s’est naturalisé notamment en Californie, au Texas, aux Antilles et en Afrique du Sud.

C’est un arbuste persistant, ou un petit arbre, au port dressé et buissonnant, qui forme avec le temps une masse arrondie. En culture, il mesure le plus souvent 1,5–1,8 m de haut et autant de large, et peut atteindre 2,5–4 m au bout de dix à vingt ans. Sa croissance est moyenne.

Les feuilles, opposées, simples et coriaces, sont lancéolées à ovales, longues de 3–8 cm, à bord entier et sans poils. Vert foncé et luisantes dessus, plus claires dessous, elles sont parsemées de points translucides et dégagent un parfum agréable quand on les froisse. Les tiges, elles, ne sont pas aromatiques.

Les fleurs blanches, parfumées et étoilées, mesurent environ 2 cm et portent une houppe d’étamines nombreuses aux anthères jaunes. Elles s’ouvrent en été et jusqu’à l’automne ; il faut un été long et chaud pour obtenir une belle floraison. Elles laissent place à des baies noir pourpré à noir bleuté, de la taille d’un pois, qui renferment jusqu’à une trentaine de graines. Comestibles mais peu savoureuses, elles peuvent servir à préparer une liqueur. L’écorce, brun foncé à couleur cannelle, se creuse de sillons, s’épaissit et s’exfolie avec l’âge.

Associé à l’amour, le myrte orne traditionnellement les bouquets de mariée en Grande-Bretagne. Ses feuilles, ses fleurs et ses fruits séchés aromatisent la cuisine, ses feuilles peuvent remplacer le laurier, et les huiles tirées de l’écorce, des fleurs et des feuilles entrent dans des produits de soin. Au jardin, il forme des haies, des écrans et de beaux sujets isolés ; ses fleurs attirent les abeilles et les oiseaux mangent ses baies. Les cultivars nains ou compacts, comme ‘Tarentina’, ‘Compacta’ ou ‘Microphylla’, conviennent bien aux pots, et ‘Leucocarpa’ porte des baies blanches.

Lumière

Le myrte commun aime le plein soleil et accepte une mi-ombre légère. En pleine terre, réservez-lui une exposition sud ou ouest, abritée des vents froids et desséchants. En pot, il profite lui aussi du soleil, mais lors des étés très chauds une situation à mi-ombre lui convient mieux. S’il hiverne à l’intérieur, placez-le devant une fenêtre très lumineuse, orientée au sud, ou complétez avec une lampe horticole. Il supporte mal l’ombre franche.

Arrosage

En pleine terre, une fois bien installé, il supporte la chaleur et une certaine sécheresse, mais il redoute l’eau stagnante : un bon drainage évite la pourriture des racines. En pot, la motte doit rester légèrement humide en permanence, jamais détrempée : un dessèchement complet peut le tuer très vite. Arrosez dès que la surface du substrat commence à sécher, jusqu’à ce que l’eau s’écoule par les trous de drainage, puis videz la soucoupe. Observez le substrat plutôt qu’un calendrier : un pot au soleil en plein été boit beaucoup plus qu’un pot hivernant dans une pièce fraîche. Le myrte n’aime pas le calcaire : arrosez de préférence à l’eau de pluie.

Substrat

En pleine terre, il s’accommode de sols crayeux, limoneux, sableux ou argileux, acides, neutres ou calcaires, à condition qu’ils soient frais et bien drainés ; il apprécie une terre enrichie de compost. Un bon drainage est essentiel pour éviter la pourriture des racines. En pot, utilisez un substrat sans calcaire et bien drainant ; pour un bonsaï, on ajoute de la tourbe ou de la kanuma au mélange habituel.

Températures

Le myrte est une plante de climat doux. En pleine terre, il résiste à des gelées de -10–-5 °C dans un lieu abrité, mais les gelées tardives abîment les jeunes pousses du printemps. Dans les régions froides, cultivez-le en pot et rentrez-le avant les gelées. Il passe alors l’hiver dans une pièce fraîche et lumineuse, autour de 10 °C. Une pièce plus chaude, lorsque l’air est sec et la lumière faible, favorise les ravageurs.

Rempotage

En pot, rempotez les jeunes sujets tous les deux ou trois ans et les sujets âgés tous les trois à cinq ans, dans un substrat frais sans calcaire. Un léger confinement des racines favorise la floraison : inutile de choisir un pot beaucoup plus grand.

Taille

Le myrte se ramifie très bien et supporte la taille, ce qui permet de le conduire en haie, en écran ou en bonsaï. Pour garder une silhouette compacte, laissez les jeunes pousses développer six à huit paires de feuilles, puis rabattez-les en conservant au moins une paire de feuilles sur chaque rameau : cela stimule l’apparition de nouveaux bourgeons. Taillez de préférence après la floraison pour profiter des fleurs, et protégez les grosses plaies avec un mastic cicatrisant.

Multiplication

Il se multiplie par semis ou par bouturage. Les boutures semi-ligneuses, prélevées au printemps ou en été, donnent les meilleurs résultats ; le marcottage aérien est aussi possible. Les graines se récoltent dans les baies mûres.

Problèmes fréquents

Au jardin, le myrte est généralement peu sujet aux ravageurs et très résistant à l’armillaire, qui ne l’atteint que rarement. Par temps chaud et sec, cochenilles, acariens et thrips peuvent toutefois endommager le feuillage. En intérieur, notamment en hiver dans une pièce chaude, à l’air sec et peu éclairée, les cochenilles, les cochenilles farineuses et les aleurodes s’installent volontiers : traitez avec un produit adapté et corrigez surtout les conditions de culture.

Rappelez-vous qu’un symptôme peut avoir plusieurs causes : avant de traiter, vérifiez l’arrosage, la qualité de l’eau, la lumière et la température de l’emplacement.

Toxicité

Le myrte commun ne figure pas parmi les plantes toxiques des références vétérinaires pour les chiens et les chats : aucune toxicité n’est signalée, et ses baies sont comestibles. Ne le confondez pas avec la pervenche, parfois appelée « myrte » dans les pays anglophones, qui est, elle, toxique pour les animaux.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 16 octobre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 16 octobre 2026.

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