
Famille · Lamiaceae
Romarin
Salvia rosmarinus
Romarin officinal
Synonymes : Rosmarinus officinalis, Rosmarinus angustifolius, Rosmarinus communis, Rosmarinus flexuosus, Rosmarinus latifolius, Rosmarinus laxiflorus, Rosmarinus ligusticus, Rosmarinus palaui, Rosmarinus prostratus, Rosmarinus rigidus, Rosmarinus serotinus, Rosmarinus tenuifolius, Salvia fasciculata
L’essentiel
- Culture
- Intérieur ou extérieur selon le climatDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -12 °C
- Lumière
- Soleil direct
- Eau
- Arrosage rare
- Difficulté
- Intermédiaire
- Températures confortables
- 10–16 °C
- À éviter en dessous de
- -8 °C
- Hauteur en culture
- 60 cm – 1,8 m
- Rusticité
- Jusqu’à -12 °C
- Toxicité
- Aucune toxicité signalée
Dans les sélectionsPlantes d’intérieurPlantes d’extérieurPlantes non toxiques pour les animaux
Le romarin est un arbuste persistant du bassin méditerranéen, aux feuilles en aiguilles très parfumées et aux petites fleurs bleu pâle. Il réclame du plein soleil, un sol qui draine vite et des arrosages mesurés : l’excès d’eau est la première cause de dépérissement, en pleine terre comme en pot.
Identification et origine
Salvia rosmarinus, longtemps appelé Rosmarinus officinalis, appartient à la famille des Lamiacées, comme la menthe et la sauge. Il est originaire du pourtour de la Méditerranée : Portugal, Espagne, sud de la France, Italie et ses grandes îles, Balkans, Grèce, Turquie, Chypre et Afrique du Nord, du Maroc à l’Égypte. Il y pousse sur des sols secs et rocailleux, souvent près de la mer : son nom signifie « rosée de la mer ».
C’est un arbuste ligneux, dressé et arrondi, qui atteint en général 60 cm – 1,8 m de haut et autant de large là où il passe l’hiver dehors. Ses tiges carrées deviennent ligneuses avec l’âge. Les feuilles, sans pétiole, étroites comme des aiguilles et longues de moins de 3 cm, sont coriaces : vert foncé dessus, couvertes de poils blancs dessous, avec les bords enroulés. Froissées, elles sentent le pin et le camphre.
Les petites fleurs à deux lèvres, bleu pâle, lavande, roses ou blanches selon les variétés, sont groupées le long des rameaux. La floraison s’étale du printemps à l’été ; abeilles et papillons la visitent volontiers.
Parmi les cultivars courants : ‘Arp’, aux fleurs bleu clair, réputé le plus résistant au froid ; ‘Madeline Hill’, lui aussi plus rustique ; ‘Tuscan Blue’, vigoureux et très dressé, à fleurs bleu-violet foncé ; ‘Miss Jessopp’s Upright’, vertical ; ‘Barbeque’, aux tiges droites et raides ; ‘Majorca Pink’, à fleurs rose violacé ; ‘Albus’, à fleurs blanches ; et les formes rampantes comme ‘Prostratus’, qui ne dépassent pas 15–30 cm de haut.
Lumière
Le romarin veut le plein soleil : au moins six heures de lumière directe par jour. À l’ombre, il s’étiole et fleurit peu. En pleine terre, choisissez l’endroit le plus ensoleillé et le mieux aéré du jardin.
À l’intérieur, où il passe souvent l’hiver dans les régions froides, placez-le contre une fenêtre orientée au sud, sans voilage, ou complétez la lumière avec une lampe horticole.
Arrosage
L’excès d’eau est la première cause de dépérissement du romarin. Arrosez seulement quand le substrat est sec sur quelques centimètres, puis copieusement, laissez l’eau s’écouler par les trous du pot et ne laissez jamais d’eau stagner dans la soucoupe.
Une fois bien installé en pleine terre, il résiste à la sécheresse et se passe d’arrosage ; seules les jeunes plantations ont besoin d’eau lors des périodes sèches de leur première année. En pot, surveillez davantage par temps chaud. En hiver, un substrat froid et détrempé fait pourrir les racines : espacez nettement les arrosages.
Des pointes de rameaux qui brunissent peuvent signaler une pourriture des racines due à trop d’eau, mais aussi un substrat resté trop longtemps sec : vérifiez l’humidité et l’état des racines avant d’agir. Il supporte mal une atmosphère chaude et humide.
Substrat
Il lui faut un sol léger, sableux ou caillouteux, qui draine parfaitement, avec un pH proche de la neutralité, entre 6,5 et 7. Il tolère la plupart des terres, sauf l’argile lourde et mal drainée : dans ce cas, cultivez-le en butte, en massif surélevé ou en pot.
En pot, utilisez un terreau à base de terre, sans tourbe, additionné d’un quart environ de gravier horticole. Le contenant doit mesurer au moins 30 cm de large et de profondeur et être largement percé. Un excès d’engrais réduit la floraison et le parfum. En pleine terre, aucun apport n’est nécessaire ; en pot, un engrais granulé polyvalent à la fin du printemps suffit, à partir de la deuxième année.
Températures
Le romarin est cultivé en pleine terre dans les zones USDA 8a à 10b et supporte environ -8 °C dans un sol bien drainé. ‘Arp’ et ‘Madeline Hill’ tiennent jusqu’à la zone 7a. Les pots sont plus vulnérables que les plantes en pleine terre : regroupez-les contre un mur abrité et protégez-les d’un voile d’hivernage lors des fortes gelées.
Là où l’hiver est trop rude, rentrez le pot deux à trois semaines avant les premières gelées prévues. L’idéal est alors une pièce fraîche et très lumineuse, autour de 10–16 °C, comme une véranda non chauffée. Nos maisons sont souvent trop chaudes et sèches.
Rempotage
Plantez ou rempotez au printemps, quand le sol commence à se réchauffer. Ne l’enterrez pas trop profondément : les racines doivent être à peine recouvertes. Préférez un pot en terre cuite, qui sèche plus vite, garni du même mélange drainant.
Dans les régions froides, deux solutions pour l’été : enterrer le pot entier au jardin, ou planter la motte en pleine terre puis la déterrer et la rempoter deux à trois semaines avant les premières gelées.
Taille
Taillez légèrement chaque année après la floraison pour garder un port dense. Ne coupez pas dans le vieux bois dénudé : il repart mal. Un vieux sujet dégarni se remplace plus facilement qu’il ne se rajeunit : il vit souvent sept ou huit ans.
La récolte fait office de taille : prélevez des brins toute l’année, sans retirer plus d’un cinquième du feuillage à la fois. Les jeunes pousses tendres de la fin du printemps et de l’été sont les plus parfumées. Pour le séchage, récoltez avant la floraison et suspendez les bouquets tête en bas dans un endroit sec, sombre et aéré.
Multiplication
Le bouturage est la méthode la plus fiable. De la fin du printemps au début de l’été, prélevez des extrémités de tiges non fleuries de 10–15 cm, retirez les feuilles du bas et trempez éventuellement la base dans une hormone de bouturage. Piquez-les dans de la perlite ou un mélange stérile et aéré, idéalement sur une chaleur de fond de 21–24 °C. Les racines apparaissent en dix à vingt jours ; rempotez alors chaque bouture.
Le marcottage d’une branche basse, au printemps ou en automne, fonctionne aussi. Le semis est possible mais décevant : germination lente et irrégulière, en deux à trois semaines vers 16 °C, et plusieurs années avant une plante récoltable.
Problèmes fréquents
- Dépérissement, pointes brunes, plante qui sèche d’un coup : pourriture des racines due à l’excès d’eau ou à un sol mal drainé, surtout en hiver.
- Feutrage blanc sur les feuilles : oïdium, favorisé par l’air confiné et l’humidité ; aérez et espacez les plantes.
- Moisissure grise : botrytis.
- Ravageurs à l’intérieur : pucerons, cochenilles farineuses et à carapace, aleurodes, thrips et acariens.
- Dehors : la chrysomèle du romarin ronge les feuilles ; les cicadelles marbrent le feuillage.
- Jeunes pousses abîmées au printemps : dégâts de gel.
Un même symptôme peut avoir plusieurs causes : croisez l’état du sol, la lumière, la température et l’aération avant de traiter.
Toxicité
Le romarin n’est pas considéré comme toxique pour les chiens, les chats ni les chevaux, et c’est une plante aromatique comestible pour l’humain. En cas d’ingestion importante par un animal ou de réaction inhabituelle, demandez conseil à un vétérinaire.
Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.
Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.
Sources
- Salvia rosmarinus — Plant Toolbox — North Carolina State University Extension (consulté le 24 septembre 2026)
- Herb Garden Plants: Rosemary — Penn State Extension (consulté le 24 septembre 2026)
- Rosemary, Salvia rosmarinus (= Rosmarinus officinalis) — University of Wisconsin–Madison Extension, Wisconsin Horticulture (consulté le 24 septembre 2026)
- Rosemary — The Garden Scoop — University of Illinois Extension (consulté le 24 septembre 2026)
- How to grow rosemary — Royal Horticultural Society (consulté le 24 septembre 2026)
- Rosemary — Toxic and Non-Toxic Plants — ASPCA Animal Poison Control Center (consulté le 24 septembre 2026)
- Salvia rosmarinus Spenn. — World Checklist of Vascular Plants — Royal Botanic Gardens, Kew (via GBIF) (consulté le 24 septembre 2026)
- Salvia rosmarinus Spenn. — International Plant Names Index — IPNI (consulté le 24 septembre 2026)
Guide de culture en bonsaï
Romarin en bonsaï — Romarin en bonsaï : plein soleil, abri hors gel l’hiver, arrosage après séchage, taille par pincement, ligature des seules jeunes pousses et rempotage.
