Grappes de petits fruits ronds orange-rouge de buisson ardent, couronnés des restes du calice, entre des feuilles elliptiques vert foncé et brillantes.
Photo : Agnieszka Kwiecień, Nova — CC BY-SA 4.0

Famille · Rosaceae

Buisson ardent

Pyracantha coccinea M.Roem.

Pyracantha

Synonymes : Mespilus pyracantha, Cotoneaster pyracantha, Crataegus pyracantha, Crataegus dumosa, Crataegus lalandei, Crataegus pauciflora, Gymnopyrenium pyracantha, Mespilus lalandei, Mespilus pauciflora, Oxyacantha amygdalifolia, Pyracantha lucida, Pyracantha pauciflora, Pyracantha pyracantha, Pyracantha spinosa, Pyracantha vulgaris, Timbalia pyracantha

L’essentiel

Culture
ExtérieurDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -23 °C
Lumière
Lumière vive indirecte – Soleil direct
Eau
Arrosage rare
Difficulté
Facile
À éviter en dessous de
-20 °C
Hauteur en culture
2,5–4 m
Rusticité
Jusqu’à -23 °C
Toxicité
Toxique pour chats et chiens

Dans les sélectionsPlantes d’extérieurPlantes faciles

Originaire du sud de l’Europe jusqu’à l’Iran, le buisson ardent est un arbuste épineux persistant qui se couvre de fleurs blanches au printemps puis de grappes de baies orange-rouge en automne. Rustique et peu exigeant, il fait d’excellentes haies défensives et se palisse volontiers contre un mur.

Identification et origine

Pyracantha coccinea appartient à la famille des Rosaceae. Son aire naturelle s’étend du centre et du sud de l’Europe jusqu’à l’Iran : Espagne, France, Suisse, Italie, Balkans, Grèce, Bulgarie, Turquie, Crimée, Caucase, Liban, Syrie. Il s’est naturalisé ailleurs, notamment en Amérique du Nord.

C’est un arbuste persistant à semi-persistant, au port raide et dressé, qui se dégarnit sans taille. Sa croissance est rapide, parfois plus de 60 cm par an, et il atteint couramment 2,5–4 m de haut et autant de large. Les rameaux brun rougeâtre portent de nombreuses épines de moins de 3 cm. Les feuilles alternes, étroitement elliptiques, de 3–6 cm, sont vert foncé et brillantes, plus pâles dessous, à marge finement crénelée ; par grand froid, elles bronzent et tombent en partie.

De la fin du printemps au début de l’été, de petites fleurs blanches à cinq pétales, à l’odeur peu agréable, s’ouvrent en bouquets sur les rameaux de l’année précédente et attirent les pollinisateurs. En automne mûrissent des grappes serrées de petits fruits orange-rouge d’environ 1 cm, qui persistent une partie de l’hiver si les oiseaux les épargnent. Ses épines le protègent des cerfs.

On l’emploie en haie défensive, sur talus ou palissé contre un mur, loin des aires de jeu des enfants et des animaux.

Cultivars courants : ‘Lalandei’, vigoureux, très répandu, aux fruits abondants mais sensible à la tavelure ; ‘Kasan’, compact ; ‘Chadwickii’, rustique et étalé ; ‘Lowboy’, étalé, de 60–90 cm, sujet à la tavelure. ‘Mohave’, ‘Teton’ (fruits jaune doré), ‘Apache’, ‘Navaho’ ou ‘Fiery Cascade’ résistent au feu bactérien et à la tavelure.

Lumière

Le plein soleil, au moins six heures par jour, donne le plus de fleurs et de fruits. Il accepte la mi-ombre, mais une exposition ombragée, par exemple contre un mur orienté au nord, réduit nettement les baies. C’est un arbuste d’extérieur ; seuls les cultivars nains se prêtent à la culture en bac.

Arrosage

Pendant les deux premières années, arrosez dès que la terre sèche sous le doigt, au pied de l’arbuste. Une fois établi, il résiste à la chaleur et à la sécheresse et ne réclame que rarement de l’eau. Surveillez les sujets palissés : le pied d’un mur reste sec même après la pluie. Une sécheresse pendant la formation des fruits les fait tomber avant qu’ils ne colorent : en période sèche, arrosez alors copieusement jusqu’à ce qu’ils prennent leur teinte. Arrosez le sol, jamais le feuillage, car l’aspersion favorise la tavelure.

Substrat

Il pousse dans presque tous les sols moyennement fertiles, calcaires, argileux, limoneux ou sableux, acides comme alcalins, pourvu qu’ils ne restent pas gorgés d’eau. Un sol trop riche provoque une pousse exubérante, plus sensible au feu bactérien, et moins de fruits. Inutile de fertiliser régulièrement ; évitez surtout l’azote.

Températures

Rustique, il se cultive en zones USDA 6 à 9, et en zone 5 avec les cultivars les plus résistants. Il supporte des hivers de l’ordre de -15 °C à -20 °C et tolère bien la chaleur. En région froide, abritez-le des vents glacés qui brûlent le feuillage.

Rempotage

Le buisson ardent supporte mal la transplantation : achetez un sujet en conteneur et ne le déplacez plus. Plantez hors gel, idéalement de l’automne au printemps ; les cultivars nains en pot se plantent en toute saison. Espacez les sujets isolés de 1,5–3 m, les plants de haie de 50 cm. Contre un mur, plantez à au moins 50 cm de sa base pour éviter la zone sèche, puis paillez sur 5 cm au moins.

Taille

Fleurs et fruits naissent sur le bois d’au moins un an : conservez le plus possible de rameaux de deux ans. Portez des gants épais, car les épines peuvent provoquer des réactions allergiques.

Sur un arbuste libre, supprimez seulement les branches indésirables, abîmées ou malades, à la fin de l’hiver ou au printemps ; sur un sujet adulte, retirer environ un cinquième du vieux bois après la floraison le renouvelle. Évitez de tailler en fin d’été ou au début de l’automne : vous supprimeriez les fleurs suivantes et la repousse craindrait le gel.

Sur un sujet palissé, raccourcissez au printemps les pousses qui partent vers l’avant, puis, en fin d’été, rabattez les pousses latérales juste au-dessus des grappes de fruits ; attachez les nouvelles pousses tant qu’elles sont souples. Une haie se taille deux ou trois fois entre le printemps et la fin de l’été, en épargnant les baies. À la fin de l’hiver, faites tomber au balai les vieux fruits pourris.

Multiplication

Le semis convient à l’espèce. Les graines ne germent qu’après trois mois de stratification au froid ; semez-les ensuite au printemps. Les cultivars ne se reproduisent généralement pas fidèlement par semis.

Pour copier exactement un cultivar, notamment une sélection résistante, prélevez des boutures semi-ligneuses ou de bois mûr. N’utilisez jamais de matériel malade : planter ou multiplier des rameaux infectés introduit le feu bactérien au jardin.

Problèmes fréquents

  • Pousses qui noircissent brusquement à la floraison, extrémités recourbées en crosse, fleurs mortes restant accrochées : feu bactérien (Erwinia amylovora), favorisé par un temps chaud (21–27 °C) et humide. Coupez par temps sec, en repos végétatif, au moins 10–15 cm sous la zone atteinte, en désinfectant l’outil entre chaque coupe ; arrachez les sujets très atteints.
  • Taches veloutées vert olive à noires, fruits noircis comme couverts de suie, chute des feuilles et des baies : tavelure (Spilocaea pyracanthae). Supprimez les pousses atteintes, évitez l’aspersion, préférez des cultivars résistants.
  • Branches qui dépérissent, petits chancres enfoncés : chancre à Botryosphaeria ; coupez bien en dessous.
  • Feuilles décolorées, poisseuses ou minées : pucerons, cochenilles, acariens, tigres, mineuses.
  • Peu de fruits : taille excessive, printemps froid et pluvieux gênant la pollinisation, gel tardif, sécheresse, ombre.

Un même symptôme peut avoir plusieurs causes : observez toute la plante, le sol et l’exposition avant d’agir.

Toxicité

Le buisson ardent est considéré comme potentiellement nocif : ses fruits, ornementaux, ne doivent être mangés ni par les personnes ni par les animaux. Ils renferment des traces d’un composé apparenté au cyanure. Aucune intoxication grave n’a toutefois été rapportée chez l’humain : quelques baies sont jugées sans danger, une grande quantité peut causer nausées ou vomissements légers, et les jeunes enfants risquent surtout de s’étouffer. Des chiens ayant mangé beaucoup de baies n’ont montré aucun signe d’intoxication. Le vrai danger reste les épines : une piqûre rougit, gonfle et démange, et une épine enfoncée dans une articulation ou une plaie infectée demande un avis médical.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 15 octobre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 15 octobre 2026.

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