Rameau de cognassier de Chine portant un gros fruit ovale jaune entre des feuilles ovales vert brillant finement dentées.
Photo : Tusbra (English Wikipedia) — Domaine public

Famille · Rosaceae

Cognassier de Chine

Pseudocydonia sinensis (Dum.Cours.) C.K.Schneid.

Coing de Chine

Synonymes : Chaenomeles sinensis, Cydonia chinensis, Cydonia sinensis, Cydonia vulgaris, Malus communis sinensis, Malus sinensis, Pyrus chinensis, Pyrus sinensis

L’essentiel

Culture
ExtérieurDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -23 °C
Lumière
Soleil direct
Eau
Arrosage modéré
Difficulté
Facile
Hauteur en culture
3–6 m
Rusticité
Jusqu’à -23 °C
Toxicité
Aucune toxicité signalée
Guide de culture en bonsaï →Emplacement, substrat, ligature et soins saisonniers

Dans les sélectionsPlantes d’extérieurPlantes facilesPlantes non toxiques pour les animaux

Le cognassier de Chine est un petit arbre caduc apprécié pour son écorce qui s’exfolie en mosaïque, ses fleurs roses parfumées au printemps et ses gros fruits jaunes aromatiques en automne. Il pousse lentement, demande du soleil et un sol bien drainé, et craint surtout le feu bactérien.

Identification et origine

Pseudocydonia sinensis appartient à la famille des Rosaceae, celle des pommiers, des poiriers et des cognassiers. C’est l’unique espèce de son genre. On le trouve encore sous ses anciens noms, Chaenomeles sinensis ou Cydonia sinensis. Son aire naturelle se trouve en Chine centrale, méridionale et du sud-est ; il a été introduit au Japon, en Corée et en Californie.

En culture, c’est un petit arbre ou un grand arbuste dense, dressé puis arrondi, de 3–6 m de haut pour 1,5–4,5 m de large, souvent à plusieurs troncs. Sa croissance est lente : il faut compter dix à vingt ans pour qu’il atteigne sa taille adulte. Dans les régions aux étés longs et chauds, il peut devenir un véritable arbre bien plus haut.

Son écorce est son premier atout : elle s’exfolie en plaques, comme celle du platane, et forme sur les troncs cannelés des arbres âgés une mosaïque de gris, de vert, de brun, d’orangé et de jaune. Les feuilles, alternes, ovales à elliptiques, longues de 5–10 cm, sont luisantes, vert foncé et finement dentées, chaque dent se terminant par une petite glande. Teintées de rouge au débourrement, elles prennent des tons jaunes, orangés et rouges avant de tomber. Elles sont en général caduques, parfois semi-persistantes.

Au printemps, il porte des fleurs isolées, en coupe, roses à base blanche, de 3–4 cm de diamètre et très parfumées, sur le bois de l’année précédente. Elles donnent un gros fruit ovale, un coing de 10–15 cm de long, vert puis jaune citron à maturité en automne, au parfum sucré. Sa fructification est surtout abondante après un été chaud. Il rappelle le cognassier du Japon (Chaenomeles), son proche parent.

Au jardin, on le plante en sujet isolé, dans une cour ou un petit jardin de ville, en massif ou au pied d’un mur, pour profiter toute l’année de son écorce décorative, de ses fleurs parfumées, de ses couleurs d’automne et de ses fruits.

Lumière

Plein soleil, au moins six heures de soleil direct par jour : c’est la condition d’une bonne floraison, d’une belle maturation des fruits et de couleurs d’automne vives. Dans les régions aux étés frais, plantez-le contre un mur exposé au sud ou à l’ouest, à l’abri, pour lui offrir le surplus de chaleur dont ses fruits ont besoin.

Arrosage

Il préfère un sol modérément frais à humide, mais toujours bien drainé, et supporte une certaine sécheresse une fois installé. Après la plantation, arrosez copieusement dès que la terre sèche sur quelques centimètres, le temps que les racines s’établissent.

En bac, la réserve d’eau est limitée : vérifiez le substrat souvent et arrosez dès que la surface sèche, jusqu’à ce que l’eau s’écoule par le fond. Les besoins sont maximaux en été, quand l’arbre porte ses fruits ; la motte ne doit alors jamais se dessécher.

Substrat

Un sol fertile, limoneux et bien drainé lui convient le mieux. Il s’accommode toutefois de terres argileuses, riches en matière organique ou pauvres, et accepte un pH acide, neutre ou calcaire, avec une légère préférence pour les sols frais et acides. En bac, choisissez un terreau drainant, neutre à légèrement acide.

Températures

En pleine terre, le cognassier de Chine supporte des froids de l’ordre de -5 °C à -10 °C et tient dans la plupart des régions tempérées. En limite de rusticité, plantez-le à l’abri des vents d’hiver et du froid, contre un mur ou dans un recoin protégé. Il donne le meilleur de lui-même sous des étés longs et chauds.

En pot, les racines sont plus exposées : protégez le contenant des fortes gelées et des vents froids, par exemple sous un châssis froid.

Rempotage

Il se transplante facilement. Plantez-le dans un sol ameubli et drainé, au soleil, et arrosez régulièrement la première saison.

En bac, rempotez au début du printemps, avant le débourrement : tous les deux ans pour un jeune sujet, tous les trois à cinq ans pour un arbre plus âgé, en renouvelant le substrat et en raccourcissant les racines trop longues.

Taille

Il supporte bien la taille, mais la floraison se forme sur le bois de l’année précédente : une taille sévère réduit les fleurs et les fruits. Taillez donc juste après la floraison, en vous limitant à l’éclaircissage des branches qui se croisent, du bois mort et des rameaux mal placés.

En bonsaï, sa taille obéit à des règles propres, détaillées dans le guide du cognassier de Chine en bonsaï.

Multiplication

Le semis est la méthode courante : semez les graines en terrine, dehors, en automne, pour qu’elles passent l’hiver au froid. On peut aussi bouturer des rameaux tendres en été ou pratiquer le marcottage aérien.

Problèmes fréquents

Il est en général peu attaqué. Un même symptôme peut toutefois avoir plusieurs causes : observez l’ensemble de l’arbre avant de traiter.

  • Rameaux et fleurs qui noircissent comme brûlés : feu bactérien, la maladie la plus sérieuse pour cet arbre, à surveiller de près.
  • Taches brunes sur les feuilles, chute précoce : maladie des taches du cognassier (entomosporiose).
  • Fruits qui pourrissent sur l’arbre : moniliose (pourriture brune).
  • Feutrage blanc sur les feuilles : oïdium.
  • Dépérissement général : l’armillaire peut s’attaquer à l’arbre là où ce champignon est présent.
  • Ravageurs : pucerons, cochenilles et charançons apparaissent parfois, surtout sur les sujets en pot.

Toxicité

Aucune toxicité n’est signalée : le cognassier de Chine ne figure pas parmi les plantes toxiques répertoriées pour les chiens et les chats par les références vétérinaires. Ses fruits sont comestibles et servent surtout à préparer des confitures et des gelées.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 14 octobre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 14 octobre 2026.

Guide de culture en bonsaï

Cognassier de Chine en bonsaï — Cultiver Pseudocydonia sinensis en bonsaï : soleil, arrosage généreux pendant la fructification, taille après floraison, ligature d’automne et rempotage.

Plantes aux besoins proches

Raccourci : touche « / »