Rameau de cognassier du Japon couvert de fleurs rouge orangé en coupe et de jeunes feuilles vertes, au printemps.
Photo : Хомелка — CC BY-SA 3.0

Famille · Rosaceae

Cognassier du Japon

Chaenomeles speciosa (Sweet) Nakai

Cognassier à fleurs · Chénomèle

Synonymes : Chaenomeles lagenaria, Cydonia speciosa, Pyrus speciosa, Chaenomeles alba, Chaenomeles cardinalis, Chaenomeles eburnea, Chaenomeles angustifolia, Chaenomeles citripomma, Chaenomeles eugenioides, Cydonia citripomma, Cydonia umbato

L’essentiel

Culture
ExtérieurDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -34 °C
Lumière
Lumière vive indirecte – Soleil direct
Eau
Arrosage modéré
Difficulté
Facile
Hauteur en culture
1,8–3 m
Rusticité
Jusqu’à -34 °C
Toxicité
Toxique pour chats et chiens

Dans les sélectionsPlantes d’extérieurPlantes faciles

Originaire de Chine, le cognassier du Japon est l’un des premiers arbustes à fleurir, de la fin de l’hiver au début du printemps, sur ses rameaux encore nus. Robuste et peu exigeant, il forme des haies défensives et donne des fruits parfumés pour les gelées, à condition d’en retirer les pépins.

Identification et origine

Chaenomeles speciosa appartient à la famille des Rosaceae, comme le pommier et le cognassier commun. Malgré son nom courant, il est originaire de Chine, où il pousse du centre et du sud-est du pays jusqu’au Tibet. Le nom du genre vient du grec et signifie « pomme qui s’ouvre », par erreur, car on croyait que ses fruits se fendaient ; l’épithète speciosa signifie « remarquable ».

C’est un arbuste caduc à nombreuses tiges, de 1,8–3 m de haut pour une largeur égale ou supérieure. Dressé et évasé en vase dans sa jeunesse, il s’arrondit puis s’étale avec l’âge. Ses rameaux, très denses et enchevêtrés, portent des épines. Il est plus dressé que l’espèce voisine Chaenomeles japonica. Les feuilles alternes, ovales à elliptiques, mesurent 4–9 cm ; elles sortent rouge bronze puis deviennent vert foncé et brillantes. À leur base, de grandes stipules arrondies en forme de rein sont un bon critère de reconnaissance.

Les fleurs apparaissent de la fin de l’hiver au début du printemps, avant les feuilles, sur le bois de l’année précédente. Groupées par deux à quatre, en coupe, larges d’environ 4 cm, elles ont cinq pétales arrondis et 40 à 60 étamines dorées. Elles sont rouge écarlate chez l’espèce ; les cultivars vont du blanc au rose, au saumon et à l’orange, en fleurs simples ou doubles. Quelques fleurs sporadiques réapparaissent parfois en automne. Les fleurs attirent abeilles, papillons et colibris.

Le fruit est une pomme jaune-vert ponctuée, jusqu’à 7 cm de diamètre, dure, astringente et parfumée, qui mûrit en automne. Son parfum évoque l’ananas, le citron et la vanille, et son jus a servi de substitut au citron. Cultivars courants : ‘Nivalis’, vigoureux à fleurs blanches ; ‘Toyo-Nishiki’, aux fleurs rouges, roses et blanches sur une même branche ; ‘Contorta’, aux rameaux tortueux et fleurs blanches ; ‘Rubra’, rouge vif ; et la série Double Take, à fleurs doubles (‘Scarlet Storm’, ‘Orange Storm’, ‘Pink Storm’).

Lumière

Le plein soleil, au moins six heures par jour, donne la floraison la plus abondante. L’arbuste tolère la mi-ombre et toutes les orientations, mais il y fleurit et fructifie moins. Il supporte une situation exposée comme abritée.

Arrosage

Une fois installé, il résiste modérément à la sécheresse. Préférez un sol frais mais drainé : l’excès d’eau lui nuit autant que la sécheresse prolongée. Après la plantation, et pendant les étés secs les premières années, vérifiez l’humidité du sol au pied et arrosez copieusement quand il est sec en surface. Paillez pour garder la fraîcheur.

Substrat

Il s’adapte à presque tous les sols, argileux, limoneux, sableux ou caillouteux, et tolère les sols secs. Le seul vrai écueil est le calcaire : en sol à pH élevé, le feuillage jaunit (chlorose). Visez un sol légèrement acide à neutre, frais et bien drainé. Après la taille annuelle, un paillis et un apport d’engrais aident la plante à refaire de jeunes pousses.

Températures

Rustique, il se cultive en zones USDA 4 à 8. Le froid ne menace guère l’arbuste lui-même, mais les boutons floraux, très précoces, peuvent être abîmés lors des hivers rigoureux. Pour profiter de sa floraison en plein hiver, coupez quelques branches en boutons à la fin de l’hiver et faites-les fleurir en vase à l’intérieur.

Rempotage

Cet arbuste se cultive en pleine terre. Choisissez un emplacement ensoleillé dans un sol non calcaire et prévoyez sa largeur adulte, au moins égale à sa hauteur. Il fait une excellente haie libre ou défensive grâce à ses épines, une plate-bande d’arbustes ou un sujet palissé contre un mur. Il tolère modérément le sel, et les cerfs ne le broutent qu’occasionnellement. Son enchevêtrement de rameaux retient feuilles mortes et déchets : un nettoyage régulier est utile. Gardez à l’esprit que son intérêt décoratif se concentre sur une seule saison, le début du printemps, sans couleurs d’automne.

Taille

Il fleurit sur le bois de l’année précédente : taillez juste après la floraison, ce qui laisse à la plante le temps de former les rameaux qui fleuriront l’année suivante. Raccourcissez les rameaux défleuris jusqu’à de jeunes pousses vigoureuses situées plus bas. Chaque année, supprimez aussi le bois mort, abîmé ou chétif, et coupez à ras du sol jusqu’à un cinquième des tiges les plus âgées pour renouveler la touffe. Si vous voulez des fruits, taillez modérément, car la taille supprime une partie de la fructification. Sans taille annuelle, il perd vite sa forme, et un arbuste vieilli supporte une taille de rajeunissement.

Multiplication

Les boutures semi-ligneuses, prélevées en été, s’enracinent facilement. Le marcottage, en automne, consiste à coucher un rameau bas en terre jusqu’à ce qu’il s’enracine avant de le sevrer. Le semis est possible, mais les graines demandent une période de froid humide (stratification) avant de germer.

Problèmes fréquents

  • Feuillage qui jaunit : chlorose due à un sol trop calcaire.
  • Taches sur les feuilles et défoliation dès le milieu de l’été : tavelure ou taches foliaires.
  • Rameaux qui noircissent comme brûlés : feu bactérien.
  • Fleurs flétries, fruits qui pourrissent : moniliose (flétrissure des fleurs, pourriture brune).
  • Rouille sur les fruits : rouille du cèdre et du cognassier.
  • Ravageurs : pucerons sur les plantes affaiblies, cochenilles, acariens et chenilles qui tissent des nids de soie.
  • Dépérissement de l’arbuste entier : rarement, pourridié (armillaire) ou pourriture du bois.

Un même symptôme peut avoir plusieurs causes : tenez compte du sol, de la météo et de l’état général de l’arbuste avant de traiter.

Toxicité

Les pépins contiennent des substances toxiques. Les fruits crus, durs et amers, ne se consomment pas tels quels ; on les cuisine en gelées et confitures après avoir retiré les pépins. Pour les animaux, les fruits sont décoratifs et ne doivent pas être consommés. En cas d’ingestion de pépins par un enfant ou un animal, contactez un centre antipoison ou un vétérinaire.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 14 octobre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 14 octobre 2026.

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