Rameau de chalef épineux aux feuilles ovales à bord ondulé, vert brillant parsemé de minuscules points argentés, au Jardin botanique de Berlin-Dahlem.
Photo : Krzysztof Ziarnek, Kenraiz — CC BY-SA 4.0

Famille · Elaeagnaceae

Chalef épineux

Elaeagnus pungens Thunb.

Chalef piquant

Synonymes : Elaeagnus frederici-variegata, Elaeagnus obtusa, Elaeagnus simonii, Elaeagnus sinensis, Elaeagnus variegata

L’essentiel

Culture
ExtérieurDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -18 °C
Lumière
Lumière moyenne – Soleil direct
Eau
Arrosage rare
Difficulté
Facile
Hauteur en culture
4–8 m
Rusticité
Jusqu’à -18 °C
Toxicité
Aucune toxicité signalée
Guide de culture en bonsaï →Emplacement, substrat, ligature et soins saisonniers

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Le chalef épineux est un grand arbuste persistant d’Asie orientale, aux feuilles coriaces vert brillant dessus et argentées dessous, qui fleurit discrètement mais très parfumé à l’automne. Robuste, tolérant à la sécheresse, au vent et aux embruns, il fait d’excellentes haies, mais ses longues pousses doivent être tenues et il est envahissant dans certaines régions chaudes.

Identification et origine

Elaeagnus pungens appartient à la famille des Éléagnacées. Il est originaire du centre-sud et du sud-est de la Chine, de Corée, du Japon et du Tadjikistan. Planté pour les haies, il s’est échappé des jardins dans le sud-est des États-Unis, en Grande-Bretagne, en France, en Italie, en Espagne et à l’île Maurice.

C’est un arbuste persistant dense, étalé et arqué, à croissance rapide. Sa hauteur et son étalement atteignent en général 4–8 m en dix à vingt ans. Ses longues pousses partent dans toutes les directions et lui donnent un aspect désordonné s’il n’est pas taillé ; grâce à elles, il peut même grimper dans les arbres voisins.

Les tiges sont couvertes de petites écailles brunes et portent des épines de 5–8 cm, qui lui valent son nom et lui permettent de s’accrocher. Les feuilles, alternes, simples et coriaces, mesurent environ 5–10 cm. Ovales à ovales allongées, elles ont un bord ondulé, une face supérieure vert brillant et une face inférieure argentée, piquetée de minuscules écailles brunes.

À l’automne apparaissent, à l’aisselle des feuilles, de petites fleurs en clochette de moins de 1 cm, blanc argenté à crème, très parfumées. Elles donnent des fruits d’environ 1 cm, d’abord verts et écailleux, qui mûrissent au printemps suivant en virant au brun rouge ou au rouge argenté ; les oiseaux les mangent.

Plusieurs cultivars existent : ‘Variegata’, au feuillage vert foncé bordé de jaune crème, plus compact avec 1,5–2,5 m de haut ; ‘Fruitlandii’, à fleurs blanc crème parfumées ; ‘Hosoba-fukurin’, à feuilles étroites marginées de crème ou de jaune clair.

Lumière

Il pousse en plein soleil comme à mi-ombre, quelle que soit l’orientation. Il supporte l’ombre, mais son feuillage y devient plus clairsemé. En pot, offrez-lui au moins quatre à six heures de soleil par jour ; sous un climat très chaud, protégez-le du soleil brûlant de midi, qui peut griller les feuilles.

Il tolère les sites exposés au vent, ce qui en fait une bonne haie brise-vent, notamment en bord de mer.

Arrosage

En pleine terre, le chalef épineux supporte bien la sécheresse une fois installé, ainsi que des sols parfois secs ou parfois humides, à condition qu’ils drainent bien. Arrosez surtout la première année, dès que la terre sèche en surface, pour aider les racines à s’installer.

En pot, vérifiez l’humidité avant chaque arrosage : arrosez quand la surface est sèche, jusqu’à ce que l’eau s’écoule librement par le fond, puis laissez sécher légèrement avant le suivant. Les besoins augmentent pendant la croissance, surtout au soleil ; en hiver, arrosez moins, sans laisser la motte se dessécher complètement. Un substrat détrempé favorise la pourriture des racines.

Substrat

Très accommodant, il pousse dans les sols argileux, limoneux, sableux ou caillouteux, même pauvres, et accepte un pH acide, neutre ou alcalin. Seule exception : sur un sol crayeux peu profond, ses feuilles peuvent jaunir par chlorose. Il tolère remarquablement bien le sel.

En pot, utilisez un substrat bien drainant.

Températures

Il convient aux zones USDA 7a à 9b. En pleine terre, il reste rustique même lors d’hivers rigoureux, jusqu’à environ -15–-10 °C.

En pot, ses racines sont plus exposées au froid : dans les régions froides, abritez-le sous un châssis froid ou dans une serre non chauffée pendant les grands froids.

Rempotage

En pleine terre, il n’a pas besoin d’être déplacé ; il est surtout utilisé en haie ou en écran.

En pot, rempotez tous les deux ou trois ans, ou dès que les racines remplissent le contenant, au début du printemps, juste avant la reprise de croissance. Raccourcissez les racines trop longues ou abîmées et renouvelez le substrat. Arrosez abondamment, puis gardez la plante à l’abri du vent fort et du soleil direct quelques semaines, le temps qu’elle reprenne.

Pendant la croissance, du début du printemps à l’automne, un engrais organique solide équilibré toutes les quatre à six semaines suffit, appliqué sur un substrat humide. Cessez-le en hiver. Un excès d’engrais produit beaucoup de feuilles et des branches fragiles.

Taille

Il supporte très bien la taille, même sévère, et se prête à la haie taillée. Rappelez-vous toutefois que les fleurs de l’année suivante se forment sur le bois ancien : une taille trop forte réduit la floraison parfumée de l’automne.

Raccourcissez régulièrement les longues pousses pour garder un port compact et empêcher l’arbuste de grimper dans ses voisins. Supprimez les rejets de la base si nécessaire, de préférence à l’automne. Sur les formes panachées, éliminez les rameaux redevenus entièrement verts.

Multiplication

Le bouturage semi-aoûté est la méthode la plus courante, en été ou jusqu’au début de l’automne : prélevez des tiges de 10–15 cm, retirez les feuilles du bas, trempez la base dans une hormone de bouturage et piquez-les dans un mélange drainant de sable et de tourbe, à l’humidité et en lumière indirecte. L’enracinement prend de quelques semaines à quelques mois.

Le marcottage fonctionne aussi : blessez légèrement une branche basse et enterrez-la pour qu’elle s’enracine. L’espèce se ressème également, ce qui explique sa propagation dans la nature.

Problèmes fréquents

  • Feuilles décolorées, piquetées, fines toiles : acariens, surtout sur une plante stressée.
  • Dépôt collant sur les feuilles : pucerons, psylle de l’éléagnus ou cochenilles.
  • Taches sur les feuilles : maladies fongiques des taches foliaires ou rouille.
  • Feutrage blanc : oïdium, favorisé par un air confiné.
  • Rameaux qui dépérissent : maladie du corail.
  • Dépérissement général : pourriture des racines due à l’excès d’eau, ou pourridié (armillaire).

Dans le sud-est des États-Unis, il est classé parmi les plantes envahissantes : il forme des fourrés, étouffe la flore locale et se propage par ses graines et ses rejets. Évitez de le planter près des milieux naturels là où il pose problème. Un symptôme peut avoir plusieurs causes : vérifiez toujours l’arrosage et l’exposition avant de traiter.

Toxicité

Aucune toxicité signalée : les références vétérinaires classent les chalefs comme non toxiques pour les chiens, les chats et les chevaux. Les épines peuvent en revanche blesser : portez des gants pour la taille.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 24 octobre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 24 octobre 2026.

Guide de culture en bonsaï

Chalef épineux en bonsaï — Chalef épineux en bonsaï : feuillage persistant argenté, plein air au soleil, arrosage régulier sans excès, taille de printemps, ligature délicate et rempotage.

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