
Famille · Rosaceae
Cotonéaster horizontal
Cotoneaster horizontalis
Cotonéaster
Synonymes : Cotoneaster atropurpureus, Cotoneaster atrovirens, Cotoneaster davidianus, Cotoneaster perpusillus, Diospyros chaffanjonii, Pyrus atroramosa, Pyrus atrovirens, Pyrus horizontalis, Pyrus perpusilla
L’essentiel
- Culture
- ExtérieurDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -29 °C
- Lumière
- Lumière moyenne – Soleil direct
- Eau
- Arrosage rare
- Difficulté
- Facile
- Hauteur en culture
- 60–90 cm
- Rusticité
- Jusqu’à -29 °C
- Toxicité
- Toxique pour chats et chiens
Dans les sélectionsPlantes d’extérieurPlantes faciles
Venu de Chine et de Taïwan, le cotonéaster horizontal étale ses rameaux plats disposés en arête de poisson, couverts de petites fleurs rosées puis de baies rouge vif. Très rustique et peu exigeant, il habille talus, rocailles et murets, mais ses baies ne se mangent pas et il se ressème facilement.
Identification et origine
Cotoneaster horizontalis appartient à la famille des Rosacées, comme les pommiers et les aubépines. Il est originaire du centre et du sud de la Chine, ainsi que de Taïwan.
C’est un arbuste bas, dense et à croissance lente, qui atteint en général 60–90 cm de haut pour 1,5–2,4 m de large. Son trait le plus reconnaissable est la disposition de ses rameaux : raides, aplatis et étagés, ils portent des ramilles alternées de part et d’autre, comme les arêtes d’un poisson. Les jeunes tiges, vert à brun rouge, sont velues puis deviennent glabres.
Les feuilles, rondes à elliptiques, ne dépassent guère 1 cm ; elles sont vert foncé et luisantes. L’arbuste est caduc dans les régions froides, semi-persistant à persistant sous climat doux. À l’automne, son feuillage vire au rouge, à l’orange ou au pourpre.
À la fin du printemps apparaissent de petites fleurs d’environ 1 cm, à cinq pétales blancs teintés de rose, isolées ou par deux le long des rameaux ; les abeilles les visitent assidûment. Elles laissent place à de petits fruits rouge vif d’environ 1 cm, qui mûrissent de la fin de l’été à l’automne, persistent longtemps et nourrissent les oiseaux.
Revers de cette générosité : les oiseaux dispersent les graines. En Grande-Bretagne, elle est inscrite sur la liste des espèces exotiques envahissantes et il est interdit de la planter ou de la laisser se propager dans la nature. Arrachez régulièrement les semis spontanés.
Lumière
Il pousse au soleil comme à mi-ombre, mais c’est en plein soleil qu’il fleurit le plus et qu’il produit le plus de baies. À l’ombre, il reste plus clairsemé et moins décoratif.
Il préfère toutefois les climats frais : sous des étés très chauds, il végète et devient plus sensible aux acariens.
Arrosage
Arrosez abondamment à la plantation, puis lors des périodes sèches pendant les deux premières années, le temps que les racines s’installent. Visez une terre fraîche mais jamais détrempée.
Une fois établi, le cotonéaster horizontal supporte bien la sécheresse et ne demande d’eau que lors des sécheresses prolongées.
En pot, le substrat sèche bien plus vite : vérifiez-le chaque jour lors des épisodes chauds et secs, en enfonçant un doigt dans le terreau. En hiver, les besoins diminuent fortement, mais contrôlez de temps en temps que la motte ne se dessèche pas complètement.
Substrat
Il apprécie une terre bien drainée, meuble, fraîche et limoneuse, mais il tolère les sols pauvres, argileux, sableux ou calcaires, et le pH lui est presque indifférent, acide comme alcalin. Seuls les sols très humides ou gorgés d’eau ne lui conviennent pas. Il supporte aussi le vent et la pollution urbaine.
Dans un sol très pauvre ou très lourd, incorporez un seau de matière organique par mètre carré. Chaque fin d’hiver ou début de printemps, sur sol humide, un paillis de compost ou de matière organique bien décomposée de 5–7 cm d’épaisseur suffit, en laissant un cercle d’environ 10 cm libre autour des tiges pour éviter qu’elles pourrissent.
En pot, utilisez un terreau à base de terre franche, sans tourbe.
Températures
Très rustique, il convient aux zones USDA 5 à 7 et encaisse des hivers rigoureux, en dessous de -20 °C, sans protection en pleine terre.
Sa limite est plutôt la chaleur : au-delà de la zone 7, les étés chauds le fatiguent.
Rempotage
Plantez de préférence du début au milieu de l’automne ou au printemps, quand le sol tiède et humide favorise l’enracinement ; en hiver, c’est possible si le sol n’est ni gelé ni détrempé. Contre un mur ou une clôture, placez la motte à au moins 45 cm de la base pour que la pluie atteigne les racines.
En pot, choisissez un contenant d’au moins 30 cm de large et de profondeur. Rempotez tous les trois à cinq ans, au printemps, au moment où la plante reprend sa croissance ; évitez de le faire tard dans la saison, car un excès de terreau resterait trop humide tout l’hiver. Les autres années, remplacez au printemps les 2–3 cm supérieurs du terreau par du compost frais et donnez un engrais liquide une fois par mois pendant la saison de croissance.
Taille
Il se forme presque seul et demande peu de taille. Si besoin, intervenez au printemps ou après la floraison en supprimant les pousses trop longues pour contenir l’arbuste et conserver sa silhouette étagée. Avant de tailler, vérifiez l’absence de nids d’oiseaux.
Contre un mur, palissez-le sur des fils ou un treillage : attachez les rameaux là où vous voulez de la végétation et supprimez ceux qui partent vers l’avant ou vers le mur. Une légère taille de forme au printemps et la suppression des pousses trop longues en été suffisent ensuite.
Un sujet trop vieux se rajeunit par une taille sévère au début du printemps, mais il ne fleurira pas l’année suivante. Évitez les tailles sévères à la fin de l’été, qui suppriment le bois qui aurait fleuri au printemps suivant.
Multiplication
Le bouturage semi-aoûté se pratique du milieu à la fin de l’été, sur des pousses de l’année dont la base est ferme et la pointe encore tendre.
Le marcottage est très simple sur cette espèce aux branches basses : couchez un rameau au sol, entaillez-le au niveau d’un bourgeon, enterrez la partie blessée et maintenez-la avec un crochet en gardant la terre fraîche. Après quelques mois, une fois les racines formées, sevrez la marcotte et replantez-la.
Les graines demandent une période chaude puis froide pour lever : semez-les à l’automne en terrines placées dehors sous châssis froid, et soyez patient, la germination prend de quelques semaines à quelques mois. Les semis spontanés peuvent être transplantés à 15 cm de haut, mais les cotonéasters s’hybrident facilement : les plants issus de graines ne ressemblent pas toujours au parent.
Côté cultivars, ‘Robusta’ se distingue par une arête de poisson très nette et une forte production de baies ; ‘Variegatus’ porte un feuillage panaché.
Problèmes fréquents
- Rameaux qui brunissent et sèchent d’un coup : feu bactérien.
- Feuilles décolorées, piquetées : tigres (punaises réticulées) ou acariens, ces derniers surtout en situation chaude et sèche.
- Toiles et feuilles rongées : chenilles tisseuses du cotonéaster.
- Amas cotonneux blancs sur les rameaux : pucerons lanigères ; petites carapaces brunes : cochenilles.
- Taches sur les feuilles, plaies déprimées sur les tiges : maladies des taches foliaires et chancres.
- Dépérissement de toute la plante : pourridié (armillaire).
Un symptôme peut avoir plusieurs causes, et un sol détrempé ou une chaleur excessive affaiblissent la plante : observez l’ensemble de ses conditions de culture avant de traiter.
Toxicité
Les baies sont décoratives mais ne doivent pas être consommées, ni par les humains ni par les animaux de compagnie : en quantité, elles sont toxiques et provoquent des troubles digestifs. Gardez-les hors de portée des jeunes enfants. Le port de gants est conseillé pour manipuler la plante. En cas d’ingestion, contactez un centre antipoison ou un vétérinaire.
Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.
Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.
Sources
- Cotoneaster horizontalis — Plant Toolbox — North Carolina State University Extension (consulté le 22 octobre 2026)
- Cotoneaster horizontalis, wall cotoneaster — Royal Horticultural Society (consulté le 22 octobre 2026)
- How to grow cotoneaster — RHS Growing Guide — Royal Horticultural Society (consulté le 22 octobre 2026)
- Cotoneaster horizontalis — Landscape Plants — Oregon State University, Department of Horticulture (consulté le 22 octobre 2026)
- Cotoneaster horizontalis — Rockspray Cotoneaster — Chicago Botanic Garden (consulté le 22 octobre 2026)
- Cotoneaster horizontalis Decne. — World Checklist of Vascular Plants — Royal Botanic Gardens, Kew (via GBIF) (consulté le 22 octobre 2026)
- Cotoneaster horizontalis Decne. — International Plant Names Index — IPNI (consulté le 22 octobre 2026)


