Colonne entièrement couverte de figuier rampant dans une serre de jardin botanique : tapis dense de petites feuilles ovales vert sombre sur des tiges brunes entrecroisées, avec quelques jeunes feuilles vert clair.
Photo : Mark Pellegrini — CC BY-SA 2.5

Famille · Moraceae

Figuier rampant

Ficus pumila L.

Figuier nain · Ficus pumila

Synonymes : Ficus hanceana, Ficus longipedicellata, Ficus nagayamae, Ficus scandens, Ficus stipulata, Ficus vestita, Plagiostigma stipulata

L’essentiel

Culture
Intérieur ou extérieur selon le climatDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -12 °C
Lumière
Lumière moyenne – Lumière vive indirecte
Eau
Arrosage modéré
Difficulté
Intermédiaire
Températures confortables
18–24 °C
À éviter en dessous de
7 °C
Hauteur en culture
2,4–4,6 m
Rusticité
Jusqu’à -12 °C
Toxicité
Toxique pour chats et chiens

Dans les sélectionsPlantes d’intérieurPlantes d’extérieur

Originaire de Chine, du Japon et d’Asie du Sud-Est, Ficus pumila est une liane persistante qui s’accroche aux murs par de courtes racines aériennes. En intérieur, on l’apprécie en suspension, en couvre-sol de pot ou sur une forme de topiaire ; plus exigeant que les autres ficus, il réclame un substrat toujours légèrement humide et un air qui ne soit pas sec.

Identification et origine

Ficus pumila appartient à la famille des Moraceae, comme le figuier pleureur, le caoutchouc et le figuier lyre. Il est originaire d’Asie de l’Est : centre et sud de la Chine, Japon jusqu’aux îles Ryūkyū et Ogasawara, Corée, Taïwan, Vietnam, Laos et Birmanie. Dans son milieu, il escalade troncs et rochers sous le couvert de la forêt subtropicale. Introduit ailleurs, il peut devenir envahissant.

C’est une liane ligneuse persistante qui grimpe comme le lierre, grâce à des grappes de courtes racines aériennes formant des ventouses ; celles-ci sécrètent un latex collant qui fixe les tiges au support. Dehors, dans de bonnes conditions, il couvre 2,4–4,6 m de hauteur, et davantage sur un grand mur ; ses tiges juvéniles s’allongent jusqu’à 30 cm par an en restant plaquées, à moins de 5 cm d’épaisseur. L’épithète pumila signifie « nain » : ses feuilles sont minuscules comparées à celles des autres ficus.

La plante connaît deux stades. Au stade juvénile, celui qu’on cultive en pot, les feuilles en cœur mesurent moins de 3 cm ; gaufrées, elles apparaissent bordeaux, passent au bronze puis au vert. Au stade adulte, des rameaux sans racines aériennes s’écartent du mur et portent des feuilles ovales, épaisses et luisantes, de 5–10 cm. Ces rameaux produisent des figues piriformes d’environ 6 cm, vertes tachées de blanc puis pourpres, insipides et pollinisées par de minuscules guêpes. Les fleurs et les fruits n’apparaissent presque jamais en intérieur. Les tiges contiennent un latex blanc.

Parmi les cultivars : ‘Minima’, à toutes petites feuilles, idéal en terrarium ; ‘Quercifolia’, aux feuilles lobées comme de minuscules feuilles de chêne ; ‘Variegata’ et ‘Snowflake’, bordés de blanc ; ‘Curly’, aux feuilles ondulées marquées d’une bande panachée.

Lumière

Offrez-lui une pièce lumineuse, mais assez loin de la fenêtre pour que le soleil direct ne touche pas le feuillage. Une fenêtre à l’est ou au sud convient le mieux ; la forte lumière de l’après-midi à l’ouest est trop intense. Les formes panachées demandent un peu plus de lumière, sinon elles perdent leurs marbrures. Dehors, il préfère la mi-ombre ou une lumière tamisée.

Arrosage

Il aime une humidité plus régulière que les ficus arbustifs. Arrosez abondamment jusqu’à ce que l’eau s’écoule par le fond, puis videz la soucoupe un quart d’heure plus tard. Arrosez de nouveau dès que le substrat est sec sur 1 cm de profondeur. Ne laissez jamais la motte se dessécher complètement : les feuilles brunissent et tombent. À l’inverse, un substrat détrempé ou un pot sans drainage provoque la pourriture des racines.

En hiver, avec moins de lumière, la plante boit plus lentement : espacez les arrosages en conséquence, tout en gardant le substrat légèrement humide.

L’humidité de l’air est essentielle toute l’année, même quand le chauffage ou la climatisation l’assèchent. Visez plus de 50 % d’humidité relative, avec un humidificateur ou un plateau de graviers humides ; un hygromètre permet de vérifier.

Substrat

Utilisez un terreau classique à base de terre, allégé d’un peu de perlite pour le drainage, dans un pot percé. Si vous utilisez un cache-pot, sortez le pot de culture pour arroser et laissez-le s’égoutter complètement avant de le remettre.

Fertilisez seulement au printemps et en été, toutes les deux semaines, avec un engrais équilibré dilué de moitié. Trop d’engrais fait tomber les feuilles.

Températures

L’idéal est une température stable de 18–24 °C, avec une bonne circulation d’air. En hiver, vous pouvez la laisser baisser un peu, très progressivement ; il supporte des nuits fraîches de 7–13 °C. Évitez surtout les variations brusques : les courants d’air des portes et fenêtres, la climatisation et les bouches de chauffage font tomber les feuilles.

En pleine terre, il est cultivé dans les zones USDA 8a à 11b. Le feuillage est abîmé vers -12–-9 °C et un froid sévère peut le détruire jusqu’au sol ; attendez le départ de la végétation au printemps pour couper les tiges mortes.

Rempotage

Rempotez au printemps, moment où la plante récupère le plus vite, et seulement tous les deux ans si nécessaire. Prenez un pot d’une seule taille au-dessus : il préfère être un peu à l’étroit.

Taille

On peut le tailler à tout moment ; pour stimuler de nouvelles pousses, préférez le printemps et l’été. Utilisez des outils propres et portez des gants, car le latex qui s’écoule des coupes est irritant et tache vêtements et meubles ; un jet d’eau froide sur les plaies limite l’écoulement.

Ne supprimez pas les racines aériennes. Vous pouvez laisser retomber les tiges ou les guider sur un tuteur garni de mousse, qui garde aussi l’humidité : un tube de filet plastique rempli de sphaigne, enfoncé profondément dans le pot, fait l’affaire. Le figuier rampant habille aussi très vite une forme de topiaire. Dehors, taillez régulièrement pour le contenir et supprimez les rameaux adultes pour conserver le fin feuillage juvénile.

Multiplication

Au printemps, prélevez des boutures de tête de 15 cm, coupées juste sous un nœud. Piquez-les dans un petit pot de substrat de bouturage, couvrez le tout d’un sac plastique transparent et placez-le en lumière filtrée. Les tiges juvéniles s’enracinent facilement, sans hormone. Dès que de nouvelles pousses apparaissent, retirez le sac et arrosez comme une plante adulte ; en fin d’été, la jeune plante peut passer dans un pot un peu plus grand avec du terreau ordinaire.

Problèmes fréquents

  • Feuilles sèches et recroquevillées : soleil direct, air trop sec ou arrosages irréguliers ; une motte qui a séché complètement fait sécher et tomber les feuilles.
  • Chute de feuilles : courants d’air, changement brusque de température ou excès d’engrais.
  • Plante qui flétrit malgré un substrat humide : pourriture des racines due à l’excès d’eau ou à un pot sans drainage.
  • Panachure qui s’estompe : manque de lumière.
  • Gouttelettes blanches et collantes : simple latex qui s’écoule d’une petite blessure.
  • Ravageurs : cochenilles, pucerons, cochenilles farineuses, thrips et acariens ; inspectez le revers des feuilles.

Un même symptôme peut avoir plusieurs causes : vérifiez toujours la lumière, l’arrosage, l’humidité de l’air et la température avant de conclure.

Toxicité

Le figuier rampant est toxique pour les chiens, les chats et les chevaux. Comme chez les autres ficus, son latex blanc est irritant : avalé, il irrite la bouche et le tube digestif et peut entraîner salivation, perte d’appétit, vomissements et diarrhée ; sur la peau, il peut provoquer une irritation ou une dermatite. Portez des gants pour tailler et placez la plante hors de portée des animaux.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 5 octobre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 5 octobre 2026.

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