Touffe serrée de rosettes d’haworthia zèbre aux feuilles pointues vert foncé, rayées de verrues blanches, certaines teintées de rouge.
Photo : Diego Delso — CC BY-SA 3.0

Famille · Asphodelaceae

Haworthia zèbre

Haworthiopsis attenuata (Haw.) G.D.Rowley

Plante zèbre · Haworthia

Synonymes : Haworthia attenuata, Aloe attenuata, Apicra attenuata, Catevala attenuata

L’essentiel

Culture
Intérieur ou extérieur selon le climatDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -7 °C
Lumière
Lumière moyenne – Lumière vive indirecte
Eau
Arrosage rare
Difficulté
Facile
Températures confortables
16–27 °C
À éviter en dessous de
10 °C
Hauteur en culture
10–30 cm
Rusticité
Jusqu’à -7 °C
Toxicité
Aucune toxicité signalée

Dans les sélectionsPlantes d’intérieurPlantes d’extérieurPlantes facilesPlantes non toxiques pour les animaux

L’haworthia zèbre est une petite succulente sud-africaine qui forme des rosettes étoilées de feuilles vert foncé barrées de verrues blanches. Peu exigeante, elle se contente d’une fenêtre lumineuse, d’un substrat très drainant et d’arrosages espacés, et vit des dizaines d’années.

Identification et origine

Haworthiopsis attenuata appartient à la famille des Asphodelaceae, comme les aloès. Elle est originaire des provinces du Cap, en Afrique du Sud, où elle pousse dans des conditions rudes, souvent à moitié enterrée dans le sable ou à l’ombre de succulentes plus grandes et de rochers.

D’abord rangée parmi les Aloe, puis dans le genre Haworthia, nommé en l’honneur du botaniste anglais Adrian Hardy Haworth, elle a été placée en 2013 dans le genre Haworthiopsis, qui regroupe les espèces aux feuilles épaisses et rugueuses. L’épithète attenuata, « amincie », évoque ses feuilles qui s’effilent en pointe fine.

Sans tige, elle forme des rosettes compactes en étoile qui produisent des rejets et finissent par former un petit tapis. Elle atteint 10–30 cm de haut pour 15–60 cm de large. Ses feuilles raides, étroites et pointues, vert foncé, portent sur les deux faces des petites verrues blanches alignées en bandes horizontales, les tubercules, qui lui valent son nom. On la confond souvent avec Haworthiopsis fasciata, plus rare, dont la face supérieure des feuilles est lisse. De la fin du printemps au début de l’été, une tige fine et longue porte de petites fleurs tubulaires blanches à rose pâle.

Sa croissance est lente, mais elle peut vivre jusqu’à cinquante ans. Parmi les formes cultivées figurent f. caespitosa, aux points blancs disposés en bandes, ‘Enon’, miniature vert tendre, et ‘Super Clone’.

Lumière

Elle préfère une lumière vive mais tamisée, avec quelques heures de soleil direct. Une fenêtre orientée à l’est ou à l’ouest est idéale. Devant une fenêtre au sud, un voilage léger évite le brunissement de la pointe des feuilles : un soleil direct trop fort brûle le feuillage.

Elle tolère un éclairage plus faible que la plupart des succulentes, mais une lumière insuffisante se voit vite : les feuilles s’allongent, la rosette perd sa compacité et les motifs blancs s’estompent. Une bonne lumière donne au contraire des rosettes serrées et des couleurs plus intenses, parfois nuancées d’autres teintes. Elle pousse bien sous un éclairage horticole puissant.

Arrosage

Laissez sécher les 2–3 cm supérieurs du substrat avant d’arroser, puis arrosez à fond et laissez l’eau s’écouler entièrement. Videz la soucoupe. Évitez de mouiller le cœur de la rosette : de l’eau stagnante entre les feuilles provoque la pourriture.

Pendant la croissance, au printemps et en été, le substrat sèche plus vite et les arrosages se rapprochent. En hiver, espacez-les nettement. Un substrat humide trop longtemps, surtout au frais, à faible lumière ou quand la plante est au repos, est la première cause de pourriture des racines. Aucun apport d’humidité n’est nécessaire : l’air de la maison lui convient.

Substrat

Utilisez un terreau pour cactées et succulentes, ou un bon terreau mélangé à volume égal avec un matériau drainant : perlite, gravier d’aquarium, grit ou pierre ponce. Évitez le sable, trop fin, qui colmate le mélange. Un terreau à base de tourbe se décompose en quelques années et devient malsain.

Un pot peu profond en terre cuite, percé, est idéal : il laisse s’évaporer l’humidité. Pendant la saison de croissance seulement, apportez un engrais pour cactées.

Températures

Elle pousse le mieux entre 16 °C et 27 °C, et supporte bien la chaleur jusqu’à 35 °C environ. Évitez de la laisser sous 10 °C : les feuilles s’abîment au froid. Une plante au sec peut supporter brièvement jusqu’à 5 °C, mais elle ne résiste pas au gel. Tenez-la éloignée des courants d’air froid.

Elle peut passer l’été dehors lorsqu’il ne gèle plus ; en pleine terre, elle n’est cultivée que dans les zones USDA 9a à 11b. À la sortie, habituez-la au soleil progressivement, sur quelques semaines, car une plante restée à l’intérieur tout l’hiver brûle facilement. Par fortes chaleurs, gardez-la à mi-ombre dans un endroit aéré.

Rempotage

Comme elle pousse lentement, elle peut rester des années dans le même pot. Renouvelez toutefois le substrat tous les deux à trois ans. Choisissez un pot dont le volume correspond à celui des racines : un pot trop grand garde l’eau trop longtemps. Quand la touffe déborde, passez à un pot à peine plus large plutôt que d’installer une petite plante dans un grand contenant.

Taille

Aucune taille n’est nécessaire : la plante demande très peu d’entretien. Les seules coupes utiles sont la suppression des racines pourries lors d’un rempotage et la séparation des rejets quand la touffe devient trop dense.

Multiplication

Le plus simple est de séparer les rejets qui apparaissent à la base des rosettes adultes. Beaucoup sont déjà enracinés ; certains se détachent seuls quand on dépote la touffe, d’autres doivent être coupés ou cassés. Si la séparation laisse une plaie, laissez-la sécher à l’air quelques jours avant de rempoter, pour éviter que des organismes du sol n’y pénètrent.

On peut aussi bouturer une feuille adulte, prélevée avec un peu de tissu de la tige. Laissez la plaie sécher, puis posez la feuille sur un substrat drainant : une ou plusieurs petites rosettes se forment lentement. Le semis est rare, car les graines sont difficiles à trouver ; semées sur un mélange drainant maintenu humide, elles germent en une à deux semaines.

Problèmes fréquents

  • Pourriture des racines ou du collet : substrat trop humide, surtout combiné à un manque de lumière. Signes : croissance arrêtée, feuilles plus petites ou ridées. Dépotez, retirez les racines pourries, laissez la plante à l’air une semaine, puis rempotez dans un substrat neuf et arrosez avec parcimonie.
  • Feuilles allongées, motifs pâles : lumière insuffisante.
  • Taches brunes ou décolorées : coup de soleil direct, ou taches foliaires et champignons favorisés par un substrat détrempé ou de l’eau restée sur les feuilles.
  • Amas cotonneux blancs : cochenilles farineuses. Tamponnez-les avec un coton-tige imbibé d’alcool isopropylique à 70 % au plus, après un essai sur une petite partie de la plante. Surveillez aussi les cochenilles à carapace.

Un même symptôme peut avoir plusieurs causes : vérifiez toujours la lumière, l’humidité du substrat, la température et l’état des racines.

Toxicité

Aucune toxicité n’est signalée. Les références vétérinaires classent la plante zèbre comme non toxique pour les chiens, les chats et les chevaux, et elle est considérée comme sans danger pour l’humain. C’est donc un bon choix pour une maison avec des animaux.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 9 octobre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 9 octobre 2026.

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