Fleur simple rouge d’Hibiscus rosa-sinensis à cinq pétales, d’où sort une longue colonne d’étamines jaunes, au bout d’un rameau aux feuilles vertes ovales.
Photo : Alvesgaspar — CC BY-SA 3.0

Famille · Malvaceae

Hibiscus

Hibiscus rosa-sinensis L.

Rose de Chine

Synonymes : Hibiscus ×androphoropetaloides, Hibiscus ×arnottii, Hibiscus ×carminata-perfecta, Hibiscus ×colleri, Hibiscus ×festalis, Hibiscus ×fulgens, Hibiscus ×fulgidus, Hibiscus ×javanicus, Hibiscus ×metallicus, Hibiscus ×miniatus-semiplenus, Hibiscus ×rosiflorus, Hibiscus ×tricolor, Hibiscus ×vivicans

L’essentiel

Culture
Intérieur ou extérieur selon le climatDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -7 °C
Lumière
Lumière vive indirecte – Soleil direct
Eau
Arrosage fréquent
Difficulté
Intermédiaire
Températures confortables
18–24 °C
À éviter en dessous de
10 °C
Hauteur en culture
1,2–3 m
Rusticité
Jusqu’à -7 °C
Toxicité
Aucune toxicité signalée

Dans les sélectionsPlantes d’intérieurPlantes d’extérieurPlantes non toxiques pour les animaux

Hibiscus rosa-sinensis est un arbuste persistant aux grandes fleurs en entonnoir, qui ne durent qu’un jour mais se succèdent pendant toute la belle saison. En pot, il demande beaucoup de lumière, une chaleur régulière et des apports d’engrais fréquents ; il supporte mal les changements brusques de place ou de température.

Identification et origine

Hibiscus rosa-sinensis, dont l’épithète signifie « rose de Chine », appartient à la famille des Malvacées. On le dit souvent originaire d’Asie tropicale ou du sud de la Chine, mais il n’est pas connu à l’état sauvage : les botanistes le considèrent comme un cultigène, né en culture d’hybridations dans le Pacifique Sud, d’où l’écriture Hibiscus × rosa-sinensis. On ne le trouve qu’introduit, de la Floride à l’Inde et aux îles du Pacifique, jusqu’à Madère ou la Sardaigne.

C’est un arbuste persistant au port dressé, aux feuilles alternes, ovales, dentées et luisantes de 6–12 cm. En pleine terre sous climat chaud, il atteint 1,2–3 m de haut ; en pot, jusqu’à 2 m, et il peut vivre une vingtaine d’années.

Les fleurs solitaires mesurent 10–20 cm de diamètre. Leurs cinq pétales entourent une longue colonne d’étamines soudées, terminée par cinq stigmates veloutés. Chaque fleur ne dure qu’un jour ou deux, puis se referme et tombe, mais d’autres prennent le relais. On compte environ 5 000 variétés, simples ou doubles, unies ou à cœur contrasté, du rouge au jaune en passant par le rose, l’orange et le blanc. ‘Cooperi’ se distingue par un feuillage marbré de vert olive et de blanc, parfois teinté de rose, et des fleurs rouges.

Lumière

La lumière commande la floraison : plus la plante en reçoit, plus elle fleurit. À l’intérieur, offrez-lui au moins quatre à cinq heures de soleil direct, devant une fenêtre orientée au sud ou à l’ouest. En hiver, le manque de lumière fait tomber feuilles et boutons, et seules des journées longues entretiennent la floraison.

Il profite beaucoup d’un séjour estival dehors, au soleil ou sous un léger ombrage l’après-midi. Habituez-le progressivement : d’abord sous un porche, puis à la lumière filtrée d’un arbre, enfin en plein soleil. Procédez à l’inverse à l’automne.

Arrosage

Gardez le substrat frais mais jamais détrempé, et ne le laissez pas sécher au point que la plante flétrisse. Touchez la surface : si elle commence à sécher, arrosez jusqu’à ce que l’eau s’écoule par les trous, ce qui entraîne les sels accumulés, puis videz la soucoupe.

Dehors en été, un pot peut avoir soif presque chaque jour. En hiver, quand la croissance ralentit, laissez la surface sécher un peu plus entre deux arrosages. L’hibiscus aime une humidité élevée : en saison de chauffage, posez le pot sur un plateau de graviers humides ou de billes d’argile.

Substrat

Il lui faut un mélange riche qui retient l’eau tout en drainant bien : terreau pour plantes d’intérieur sans tourbe, ou terreau à base de terre franche, dans un pot percé.

C’est un gros consommateur d’engrais. Pendant la croissance, utilisez un engrais équilibré : dehors en été, à demi-dose toutes les deux à trois semaines ; à l’intérieur, à demi-dose environ une fois par mois au printemps et en été. Réduisez les apports en hiver et cessez-les si la plante est au repos. Des feuilles jaunes peuvent signaler un besoin d’engrais.

Températures

L’hibiscus fleurit le mieux entre 18–24 °C le jour ; en dessous de 13 °C en journée, les boutons tombent ou ne se forment pas. L’hiver, les nuits ne doivent pas descendre sous 7–10 °C. Un repos hivernal de deux à trois mois, dans une pièce lumineuse vers 13 °C et avec peu d’eau, lui convient. Il supporte mal les écarts brusques : éloignez-le des radiateurs, des courants d’air et des vitres par temps de gel.

Dehors, abritez-le du vent et rentrez-le avant que les températures descendent sous 12 °C. En pleine terre, il n’est cultivable que sans gel, dans les zones USDA 9a à 11b ; à la limite de cette zone, il peut geler jusqu’au sol et repartir de la souche. Certaines variétés prospèrent en climat méditerranéen sans gel si on les arrose en saison sèche ; en France, seuls les sites les plus abrités de la Côte d’Azur lui conviennent toute l’année.

Rempotage

Rempotez à la fin de l’hiver ou au début du printemps dans un pot légèrement plus grand. Les jeunes plantes gagnent à être rempotées chaque année, de même que celles achetées en godet souvent trop petit.

Taille

Les fleurs naissent sur le bois de l’année : la taille garde une plante compacte et florifère. À la fin de l’hiver, raccourcissez les pousses de la saison précédente pour garder une charpente : jusqu’à un tiers ou la moitié de la hauteur, et les rameaux vigoureux à 4–7 cm de leur base. Supprimez les tiges grêles et pincez les jeunes plantes pour les ramifier. Il supporte bien une taille sévère, surtout après un hiver difficile, mais une taille tardive supprime des boutons et retarde la floraison.

Multiplication

Le bouturage est la méthode la plus simple. À la fin du printemps ou au début de l’été, prélevez sur les pousses les plus vigoureuses des boutures de tête ou semi-ligneuses de 7–13 cm. Trempez la base dans une hormone de bouturage, secouez l’excédent, puis piquez-les dans un petit pot rempli d’un mélange léger et sableux.

Gardez-les à peine humides, dans un endroit bien éclairé, sous un sac plastique ou dans une mini-serre qui maintient l’air humide. Une chaleur de fond de 24–27 °C accélère l’enracinement, qui demande deux à cinq semaines. Empotez ensuite chaque bouture dans un pot de 9 cm, pincez sa pointe et laissez-la tranquille jusqu’au printemps.

Problèmes fréquents

  • Chute des boutons : froid ou chaleur excessifs, courants d’air, arrosage insuffisant ou excessif, manque de lumière, ou déplacement récent de la plante. En région chaude, des larves d’insectes peuvent aussi percer les boutons.
  • Feuilles jaunes : variation brusque d’humidité du substrat ou de température, excès d’eau, besoin d’engrais ; un léger jaunissement est normal au printemps et à l’automne.
  • Feuilles et boutons qui tombent en hiver : manque de lumière ; réduisez alors l’arrosage pour que la plante passe en semi-repos.
  • Jeunes feuilles petites, gaufrées, cassantes, en rosette : carence en bore, favorisée par un sol lessivé ou au pH élevé.
  • Ravageurs : pucerons, acariens, aleurodes, cochenilles farineuses et à bouclier, souvent en colonies sous les feuilles et sur les boutons ; une fumagine noire signale leur miellat. Lavez le feuillage, traitez au savon insecticide et inspectez la plante avant de la rentrer à l’automne.

Un même symptôme peut avoir plusieurs causes : examinez ensemble la lumière, la température, l’arrosage et les racines avant d’agir.

Toxicité

Aucune toxicité n’est signalée pour cette espèce, ni chez les animaux de compagnie ni chez l’humain : les références vétérinaires ne la mentionnent pas parmi les plantes dangereuses, et ses fleurs sont même comestibles. L’hibiscus de Syrie (Hibiscus syriacus), espèce voisine qui porte aussi le nom de rose de Chine, est de son côté classé non toxique pour les chiens, les chats et les chevaux. En cas d’ingestion importante ou de doute, contactez un vétérinaire.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 2 octobre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 2 octobre 2026.

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