
Famille · Apocynaceae
Jasmin étoilé
Trachelospermum jasminoides
Faux jasmin
Synonymes : Rhyncospermum jasminoides, Nerium divaricatum, Parechites adnascens, Parechites thunbergii, Rhyncospermum pulchrum, Trachelospermum divaricatum
L’essentiel
- Culture
- Intérieur ou extérieur selon le climatDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -12 °C
- Lumière
- Lumière vive indirecte – Soleil direct
- Eau
- Arrosage modéré
- Difficulté
- Facile
- Températures confortables
- 10–22 °C
- À éviter en dessous de
- -5 °C
- Hauteur en culture
- 90 cm – 6 m
- Rusticité
- Jusqu’à -12 °C
- Toxicité
- Irritante / toxique pour l’humain
Dans les sélectionsPlantes d’intérieurPlantes d’extérieurPlantes faciles
Le jasmin étoilé est une liane persistante d’Asie orientale, aux feuilles vert foncé luisantes et aux bouquets de petites fleurs blanches en étoile, au parfum puissant. Ce n’est pas un vrai jasmin : il aime un mur ensoleillé et abrité, un sol bien drainé et, dans les régions froides, une protection en hiver.
Identification et origine
Trachelospermum jasminoides appartient à la famille des Apocynaceae, et non à celle des vrais jasmins (Jasminum, Oleaceae). Son aire naturelle s’étend du Tibet au Japon : centre, sud et sud-est de la Chine, Hainan, Taïwan, Corée et Vietnam. Le nom de genre vient du grec trachelos, le cou, et sperma, la graine ; l’épithète jasminoides signifie « qui ressemble au jasmin ».
C’est une liane ligneuse persistante qui s’enroule autour de ses supports. Ses feuilles opposées, ovales, coriaces et brillantes, mesurent jusqu’à 9–10 cm de long : bronze pourpré quand elles sont jeunes, puis vert foncé lustré, elles prennent souvent des teintes rouge bronze en hiver. Une tige ou un pétiole cassé laisse couler un latex blanc et collant.
Les fleurs, d’environ 3 cm de diamètre, s’ouvrent en bouquets à l’aisselle des feuilles et au bout des rameaux : blanc crème, en forme de petite hélice à cinq lobes vrillés, elles dégagent un parfum sucré qui rappelle le jasmin et attirent les abeilles. La floraison principale a lieu à la fin du printemps ou en été suivant le climat, avec quelques fleurs plus tard. Les fruits, de longs follicules groupés par paires, se forment rarement sous les climats à été court.
Palissée sur un support, la plante atteint 4–6 m, parfois bien davantage avec les années. Sans support, elle forme un couvre-sol ou un arbuste étalé de 45–60 cm de haut pour 1,2–1,5 m de large. Le cultivar ‘Madison’ est réputé plus rustique ; il existe aussi des sélections au feuillage panaché, comme ‘Variegatum’, et d’autres à fleurs jaune pâle.
Lumière
Dehors, installez-le au soleil ou à mi-ombre, idéalement contre un mur ou une clôture exposés au sud ou à l’ouest. Il tolère davantage d’ombre, mais pousse alors plus clairsemé et fleurit moins.
En véranda ou en intérieur, donnez-lui une lumière vive, filtrée par un voilage, et protégez-le du soleil brûlant de l’été derrière une vitre, qui peut griller les feuilles. En hiver, il a au contraire besoin d’au moins quatre heures de soleil direct par jour.
Arrosage
Après la plantation, arrosez régulièrement pendant au moins la première année, le temps que les racines s’installent, puis seulement lors des périodes sèches : une fois bien établi, il résiste assez bien à la sécheresse. Le sol doit rester frais sans être détrempé.
En pot, la motte sèche vite : vérifiez souvent l’humidité du terreau en été et ne la laissez pas se dessécher complètement. En hiver, les arrosages sont rarement nécessaires dehors, mais surveillez les plantes en pot et en véranda.
Substrat
Il demande un sol fertile et bien drainé, de préférence neutre à calcaire, mais il s’accommode d’un sol légèrement acide. Un apport de terreau de feuilles à la plantation lui est favorable. Évitez les terres lourdes, argileuses ou gorgées d’eau, où il risque la pourriture des racines.
En bac, utilisez un terreau à base de terre, sans tourbe, riche et drainant. Paillez le pied au printemps ou à l’automne avec une épaisse couche de compost bien décomposé, posée sur un sol humide, en laissant 10 cm libres autour de la tige. En sol fertile, l’engrais est rarement utile ; un apport au printemps suffit si les feuilles jaunissent ou si la terre est pauvre. Les plantes en pot, elles, profitent de fertilisations régulières pendant la croissance.
Températures
Le jasmin étoilé est cultivé en pleine terre dans les zones USDA 8a à 10b. Il supporte des gelées modérées, jusqu’à -10–-5 °C, s’il est planté dans un endroit abrité des vents froids et desséchants. En pot, ses racines sont plus exposées : ne le laissez pas subir moins de -5 °C. Lors des coups de froid, les feuilles peuvent rougir, se tacher ou tomber ; la plante repart ensuite, sauf lors des hivers les plus rudes.
Dans les régions froides, cultivez-le en bac pour le rentrer en hiver, ou gardez-le en véranda toute l’année. Dehors en hiver, paillez épais le pied, entourez le pot d’un isolant et couvrez la plante d’un voile d’hivernage lors des grands froids.
En intérieur, il se plaît avec des journées vers 20–22 °C et des nuits fraîches, entre 10 °C et 13 °C.
Rempotage
Plantez ou rempotez de préférence au printemps, avant la saison de croissance. En bac, choisissez un grand contenant percé, rempli de terreau à base de terre, et installez dès le départ un support solide, treillage ou fils tendus, auquel attacher les tiges : la plante vit longtemps et réclame un support robuste. La culture en pot a un autre avantage : elle permet de mettre la plante à l’abri pendant l’hiver.
Taille
Le jasmin étoilé demande peu de taille. Guidez et attachez les jeunes tiges à leur support jusqu’à ce qu’elles s’enroulent seules : il ne s’accroche pas à la maçonnerie. Pincez l’extrémité des pousses pour favoriser la ramification. Si besoin, taillez juste après la floraison pour le contenir, ou au printemps pour supprimer les tiges enchevêtrées, faibles ou abîmées.
Un sujet trop envahissant se rajeunit au printemps en rabattant les tiges des deux tiers, au-dessus d’une ramification. Cultivé en couvre-sol, coupez les tiges qui cherchent à grimper. Nettoyez les outils après la taille, car la sève laiteuse colle aux lames.
Multiplication
- Marcottage : au printemps, couchez une tige souple au sol, enterrez-en une portion en la maintenant avec un crochet, et laissez-la s’enraciner avant de la séparer de la plante mère.
- Bouture semi-ligneuse : en été ou au début de l’automne, prélevez des tronçons de tiges de l’année dont la base commence à durcir. Ils s’enracinent mieux dans une mini-serre chauffée, avec une chaleur de fond de 15–20 °C.
Le semis est rarement possible, car les graines se forment peu sous les climats à été frais.
Problèmes fréquents
- Feuilles jaunissantes : sol pauvre ou manque d’engrais.
- Feuilles rouges, tachées ou qui tombent en hiver : coup de froid.
- Dépérissement : pourriture des racines (phytophthora) dans un sol lourd, argileux ou mal drainé.
- Peu de fleurs, végétation clairsemée : ombre trop dense.
- Ravageurs : cochenilles, notamment la cochenille floconneuse, cochenilles farineuses, acariens et aleurodes, surtout sous abri ou dans les emplacements très chauds. Les scarabées japonais peuvent attaquer le feuillage là où ils sont présents, et les lapins le broutent ; les cerfs, en revanche, le délaissent.
- Pourridié : l’armillaire peut s’attaquer aux racines.
Un même symptôme peut avoir plusieurs causes : observez ensemble l’exposition, l’humidité du sol, les températures récentes et l’état des racines avant de conclure.
Toxicité
Le jasmin étoilé est classé non toxique pour les chiens, les chats et les chevaux. Il figure toutefois parmi les plantes considérées comme vénéneuses pour l’humain en cas d’ingestion, sans que la substance en cause soit précisée. Par précaution, évitez que les enfants n’en mâchent les feuilles ou les tiges et, en cas d’ingestion, contactez un centre antipoison.
Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.
Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.
Sources
- Trachelospermum jasminoides — Plant Toolbox — North Carolina State University Extension (consulté le 10 octobre 2026)
- Trachelospermum jasminoides — Plant Finder — Missouri Botanical Garden (consulté le 10 octobre 2026)
- HGIC 1106: Jasmine — Clemson University Cooperative Extension, Home & Garden Information Center (consulté le 10 octobre 2026)
- Trachelospermum jasminoides, star jasmine — Royal Horticultural Society (consulté le 10 octobre 2026)
- How to grow star jasmine (Trachelospermum) — Royal Horticultural Society (consulté le 10 octobre 2026)
- Confederate Jasmine — Toxic and Non-Toxic Plants — ASPCA Animal Poison Control Center (consulté le 10 octobre 2026)
- Star Jasmine — Toxic and Non-Toxic Plants — ASPCA Animal Poison Control Center (consulté le 10 octobre 2026)
- Trachelospermum jasminoides (Lindl.) Lem. — World Checklist of Vascular Plants — Royal Botanic Gardens, Kew (via GBIF) (consulté le 10 octobre 2026)


