Kaki en automne, ses branches grises chargées de nombreux fruits orange parmi des feuilles virant au rouge et au brun.
Photo : Zeynel Cebeci — CC BY-SA 4.0

Famille · Ebenaceae

Kaki

Diospyros kaki Thunb.

Plaqueminier du Japon · Plaqueminier kaki

Synonymes : Diospyros amara, Diospyros argyi, Diospyros bertii, Diospyros chinensis, Diospyros costata, Diospyros kaempferi, Diospyros kaki var. aurantium, Diospyros kaki var. costata, Diospyros kaki var. domestica, Diospyros kaki var. elliptica, Diospyros kaki var. lycopersicon, Diospyros kaki var. macrantha, Diospyros kaki var. mazelii, Diospyros kaki var. sahuti, Diospyros kaki var. silvestris, Diospyros lycopersicon, Diospyros mazelii, Diospyros roxburghii, Diospyros schi-tse, Diospyros sinensis, Diospyros sphenophylla, Diospyros trichocarpa, Diospyros wieseneri, Embryopteris kaki

L’essentiel

Culture
ExtérieurDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -18 °C
Lumière
Soleil direct
Eau
Arrosage modéré
Difficulté
Intermédiaire
Hauteur en culture
6–9 m
Rusticité
Jusqu’à -18 °C
Toxicité
Aucune toxicité signalée
Guide de culture en bonsaï →Emplacement, substrat, ligature et soins saisonniers

Dans les sélectionsPlantes d’extérieurPlantes non toxiques pour les animaux

Le kaki, ou plaqueminier du Japon, est un arbre fruitier caduc d’Asie orientale. Son feuillage lustré s’embrase à l’automne, puis ses fruits orange restent accrochés aux branches nues jusqu’en hiver. Il réclame du soleil, un sol bien drainé et des hivers pas trop rudes.

Identification et origine

Diospyros kaki appartient à la famille des Ebenaceae, celle des ébéniers. Son aire d’origine s’étend de l’Assam au centre et au sud de la Chine, au Vietnam, à Hainan et à Taïwan. Il est cultivé depuis si longtemps qu’il s’est naturalisé ailleurs, notamment au Japon et en Corée, où il est devenu un symbole de persévérance et de bonne fortune.

C’est un arbre caduc, dense, d’abord dressé puis arrondi et étalé, à croissance moyenne. En culture, il atteint généralement 6–9 m de haut pour 4,5–7,5 m de large ; dans de bonnes conditions, il peut monter jusqu’à 8–12 m en vingt à cinquante ans. Les variétés semi-naines restent bien plus basses, autour de 1,8–2,4 m.

Les feuilles, alternes, ovales à obovales, mesurent 8–15 cm et parfois jusqu’à 20 cm. Elles sortent vert jaunâtre au printemps, deviennent vert foncé et brillantes en été, puis virent au jaune, à l’orange, au rouge et parfois au pourpre à l’automne. L’écorce brun-gris se fissure profondément en plaques rectangulaires ou carrées, très graphiques en hiver.

Les fleurs, petites, en clochette, crème à jaune pâle et parfumées, apparaissent au printemps ou au début de l’été, après la sortie des feuilles. L’espèce est le plus souvent dioïque : les fleurs femelles sont solitaires, les fleurs mâles groupées par trois et teintées de rose. Certains arbres portent pourtant des fleurs mâles, femelles et parfois hermaphrodites sur le même pied, et la plupart des variétés cultivées fructifient seules, même sans pollinisation, en produisant des fruits sans pépins.

Le fruit est une baie à calice à quatre lobes, globuleuse, ovale ou aplatie comme une tomate, de 4–10 cm de diamètre. Il mûrit de la fin de l’été à l’automne et peut rester sur l’arbre jusqu’en hiver. On distingue les variétés astringentes, comme ‘Hachiya’, à ne consommer que très molles, et les variétés non astringentes, comme ‘Fuyu’, qui se mangent encore fermes. Un jeune arbre commence à produire vers quatre à six ans.

Lumière

Le kaki demande le plein soleil, au moins six heures de lumière directe par jour. Une exposition sud ou ouest, abritée des vents froids, favorise à la fois la mise à fruit et la maturation. À l’ombre, la floraison et la récolte diminuent nettement.

Arrosage

Une fois bien installé, le kaki supporte de courtes périodes sèches, mais il produit mieux avec des apports réguliers. Pendant la première année, et ensuite par temps sec, vérifiez l’humidité du sol au pied de l’arbre avant d’arroser : un sol qui sèche en surface et reste frais en profondeur est idéal. Les besoins sont les plus forts pendant la pousse printanière et en été, quand les fruits grossissent. Un épais paillis aide à garder une humidité régulière. Évitez à tout prix l’eau stagnante : l’arbre redoute les sols détrempés.

Substrat

Il préfère une terre profonde, fertile, fraîche mais bien drainée, de préférence un limon légèrement acide à neutre, avec un pH idéal autour de 6 à 6,5. Il tolère toutefois l’argile, le sable et des sols plus calcaires, tant que l’eau s’évacue. Les sols lourds et humides favorisent la pourriture des racines, à laquelle le kaki est très sensible. Un excès d’engrais est à proscrire : il fait chuter les fruits.

Températures

Le kaki se cultive dans les zones USDA 7a à 10b. Il résiste jusqu’à environ -12 °C, mais peut être endommagé ou tué en dessous, surtout si le froid survient après une période douce en hiver. Abritez-le des vents froids. Les gelées tardives de printemps abîment les fleurs, et un gel précoce d’automne gâte les fruits encore immatures. Certaines variétés, comme ‘Great Wall’, ‘Korean’ ou ‘Sheng’, sont réputées plus résistantes au froid ; ‘Fuyu’ y est en revanche sensible. Ce n’est pas un arbre d’intérieur.

Rempotage

Le kaki se plante surtout en pleine terre. Les variétés semi-naines, qui restent sous 2,4 m, se prêtent mieux aux petits jardins et aux grands bacs. Plantez dans un sol drainé, en plein soleil, en laissant assez d’espace pour l’envergure adulte. Retirez régulièrement les drageons qui partent du pied, surtout sur un arbre greffé. L’espèce se cultive aussi en espalier, en haie ou en écran, et c’est un sujet classique de l’art du bonsaï.

Taille

Aucune taille annuelle n’est indispensable. Pour un arbre fruitier, une taille de formation sur un axe central portant trois à cinq charpentières espacées d’environ 30 cm, la première vers 90 cm du sol, donne une structure solide. Ensuite, taillez en hiver, pendant le repos de la végétation : supprimez le bois mort ou abîmé, les branches qui se croisent et les fourches trop serrées. Les fruits naissent sur les pousses de l’année.

Multiplication

Les variétés fruitières se multiplient par greffe ou écussonnage, car le semis ne reproduit pas fidèlement leurs caractères. Le porte-greffe le plus utilisé est le plaqueminier de Virginie (Diospyros virginiana), bien adapté aux régions chaudes ; Diospyros lotus est aussi employé. Le choix du porte-greffe compte : il peut influencer la tenue des fruits et la date de maturité, et certaines espèces de Diospyros sont incompatibles. Le semis, de graines semées dès leur maturité, sert surtout à produire des porte-greffes ou des arbres d’ornement.

Problèmes fréquents

  • Chute des fruits : un peu de chute quelques semaines après la floraison est une éclaircie naturelle. Une chute plus forte, fréquente chez les fruits sans pépins, est déclenchée par un stress : excès d’engrais, chaleur, froid, excès d’eau ou sécheresse. Un paillis et un arrosage régulier la limitent sans la supprimer.
  • Alternance : une grosse récolte est souvent suivie d’une année plus pauvre.
  • Défoliation précoce : des taches foliaires causées par des champignons peuvent faire tomber les feuilles avant l’heure, ce qui retarde ou bloque la maturation.
  • Maladies : anthracnose, oïdium, dépérissement des rameaux, galle du collet, plus rarement armillaire ; la pourriture des racines menace les sols mal drainés.
  • Ravageurs : cochenilles, cochenilles farineuses, psylle du plaqueminier, chenilles enrouleuses ou défoliatrices, thrips, acariens et perceurs du bois. Oiseaux, cerfs et petits mammifères apprécient les fruits mûrs.

Un même symptôme, comme une chute de feuilles ou de fruits, peut avoir plusieurs causes : observez l’humidité du sol, la fertilisation récente et la météo des semaines précédentes avant d’agir.

Toxicité

Aucune toxicité n’est signalée pour les chiens, les chats ou les chevaux. Le fruit est comestible, à condition d’attendre la pleine maturité des variétés astringentes. Consommés en très grande quantité, les kakis peuvent toutefois former dans l’estomac un amas compact de fibres et de tanins susceptible de provoquer une occlusion intestinale, surtout chez les personnes âgées, diabétiques ou déjà opérées de l’estomac.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 26 octobre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 26 octobre 2026.

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