
Famille · Pinaceae
Mélèze du Japon
Larix kaempferi
Mélèze de Kaempfer
Synonymes : Larix leptolepis, Larix japonica, Pinus kaempferi, Pinus leptolepis, Abies kaempferi, Abies leptolepis, Pseudolarix kaempferi, Laricopsis kaempferi
L’essentiel
- Culture
- ExtérieurDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -34 °C
- Lumière
- Lumière vive indirecte – Soleil direct
- Eau
- Arrosage modéré
- Difficulté
- Intermédiaire
- Hauteur en culture
- 21,3–27,4 m
- Rusticité
- Jusqu’à -34 °C
- Toxicité
- Aucune toxicité signalée
Dans les sélectionsPlantes d’extérieurPlantes non toxiques pour les animaux
Grand conifère des montagnes du centre du Japon, le mélèze du Japon perd ses aiguilles chaque hiver après les avoir teintées d’or. Ses rameaux rougeâtres, ses aiguilles douces en pinceaux et ses petits cônes aux écailles retournées le distinguent des autres mélèzes. Très rustique et vigoureux, il est aussi l’un des conifères favoris des amateurs de bonsaï.
Identification et origine
Larix kaempferi appartient à la famille des Pinaceae, comme les pins et les sapins. Il est originaire du Japon, plus précisément des montagnes du centre de Honshu. Il y pousse dans des forêts tempérées mixtes de montagne et monte jusqu’à la limite des arbres : en haut du versant sud du mont Fuji, il forme des arbres nains et tourmentés qui ressemblent à des bonsaïs. Il a été introduit en Occident en 1861 et s’est naturalisé dans une grande partie du nord et du centre de l’Europe, ainsi qu’à Terre-Neuve et dans l’État de New York. Il a longtemps été planté pour son bois, solide, lourd et durable, et parce qu’il résiste mieux au chancre que le mélèze d’Europe. Son nom d’espèce honore Engelbert Kaempfer, botaniste allemand qui visita le Japon à la fin du XVIIe siècle. On le trouve aussi sous son ancien nom, Larix leptolepis.
C’est un grand arbre au port d’abord conique et large, qui devient ouvert et irrégulier avec l’âge. En culture, il atteint en général 21,3–27,4 m de haut pour 7,6–12,2 m de large ; dans la nature, il peut dépasser 30 m. Ses branches principales, fines, s’étalent presque à l’horizontale et se relèvent vers leur extrémité, tandis que les rameaux secondaires sont retombants.
Contrairement à la plupart des conifères, il est caduc. Ses aiguilles, douces et étroites, longues de 2–4 cm environ, vert-de-gris à vert foncé, portent deux bandes blanches à la face inférieure. Elles sont groupées en pinceaux d’une vingtaine à une quarantaine sur de courts rameaux, et isolées le long des longues pousses. À l’automne, elles virent au jaune d’or ou à l’orangé, puis tombent avant l’hiver. Le meilleur critère pour le distinguer du mélèze d’Europe est la couleur des jeunes rameaux en hiver : brun rougeâtre chez le mélèze du Japon, jaunâtres chez son cousin.
Au printemps apparaissent de petites fleurs femelles rougeâtres et des fleurs mâles jaunes, plus petites, en forme de chatons. Les cônes, dressés, presque sphériques, mesurent 2–4 cm. D’abord verts ou violacés, ils mûrissent en brun doré ; leurs écailles nettement retournées vers l’extérieur sont caractéristiques. Ils restent sur l’arbre tout l’hiver. L’écorce grise, brun-roux à l’intérieur, se détache en longues lanières ; sur les vieux arbres, elle devient épaisse et crevassée.
Parmi les cultivars : ‘Blue Dwarf’ et ‘Nana’, nains et arrondis ; ‘Jakobsen’, compact, aux jeunes tiges roses en hiver ; ‘Diana’, aux rameaux tirebouchonnés.
Lumière
Le mélèze du Japon réclame le plein soleil, soit au moins six heures de soleil direct par jour. Il tolère une ombre légère, mais pas l’ombre profonde, qui l’affaiblit. Une exposition sud ou ouest lui convient, en situation exposée comme abritée ; une protection contre les vents forts reste toutefois préférable.
Arrosage
Il demande une humidité régulière et ne supporte ni la sécheresse ni les sols secs. En pleine terre, choisissez un emplacement où le sol reste frais toute l’année.
En bac et en bonsaï, arrosez abondamment dès que le substrat commence à sécher en surface, jusqu’à ce que l’eau s’écoule par les trous de drainage, sans laisser la motte détrempée. En plein soleil, en été, il peut avoir très soif. Évitez les eaux très calcaires : dans les régions à eau dure, préférez l’eau de pluie.
Substrat
Il pousse au mieux dans un sol riche en matière organique, frais, acide et bien drainé. Il tolère un sol neutre et s’accommode de terres argileuses, limoneuses ou sableuses, à condition que le drainage soit bon et que le sol ne se dessèche pas.
En bonsaï, utilisez un mélange minéral drainant, neutre ou légèrement acide, à base d’akadama, de pierre ponce et de pouzzolane.
Températures
C’est un arbre très rustique, adapté aux zones USDA 4a à 7b et classé parmi les plantes qui résistent aux hivers continentaux les plus rudes, sous -20 °C. Il préfère un climat proche de celui de ses montagnes : étés frais et hivers froids. Il supporte un peu mieux la chaleur et l’humidité estivales que le mélèze d’Europe, mais souffre néanmoins des étés chauds et humides.
En bonsaï, il passe l’hiver dehors. Aucune protection n’est nécessaire tant que le froid ne descend pas sous -15–-20 °C ; il faut surtout l’abriter des pluies excessives qui détrempent la motte.
Rempotage
Jeune, il se transplante facilement en pleine terre. En pot, ses racines supportent mal d’être dérangées : en bonsaï, rempotez un jeune sujet tous les deux ans, un sujet âgé tous les trois à cinq ans, juste avant le verdissement des bourgeons, en pleine dormance hivernale ou à l’automne. Ne mettez pas les racines à nu et n’en retirez jamais plus d’un tiers. Ne rempotez pas une motte gelée ; les racines elles-mêmes résistent très bien au froid.
Taille
Pour un conifère, il est très vigoureux et remplace vite une pousse coupée. Les grosses branches se taillent en hiver ou au début du printemps, avant la reprise de croissance. Sa résine collante protège les plaies et il cicatrise rapidement, sans mastic. En bonsaï, les longues pousses estivales se raccourcissent lorsqu’elles atteignent 10–15 cm ; il convient à presque tous les styles, sauf le balai.
Multiplication
Le semis est la méthode recommandée. Semez au début du printemps ; les jeunes plants poussent lentement les deux ou trois premières années, puis très vite. Les boutures semi-ligneuses d’été ou ligneuses d’hiver sont possibles mais s’enracinent difficilement. Le marcottage aérien réussit bien à la fin du printemps.
Problèmes fréquents
Avant tout, ne vous inquiétez pas en automne : le jaunissement puis la chute de toutes les aiguilles sont normaux chez ce conifère caduc. En dehors de cette saison, un brunissement ou une chute d’aiguilles peut avoir plusieurs causes : sécheresse, excès d’eau, coup de soleil, ravageur ou maladie.
- Ravageurs : teigne du mélèze, tenthrèdes du mélèze et du pin, arpenteuse du mélèze, bombyx et spongieuse, scarabée japonais, pucerons lanigères et cochenilles.
- Maladies : rouge des aiguilles, rouille des aiguilles, chancres et pourriture grise.
- Conditions de culture : il tolère mal la pollution de l’air, l’ombre et la sécheresse, et dépérit sous des étés trop chauds et humides.
Un arbre bien exposé, arrosé régulièrement et cultivé dans un sol drainant résiste mieux à ces problèmes.
Toxicité
Aucune toxicité n’est signalée : le mélèze du Japon ne figure pas parmi les plantes toxiques répertoriées pour les chiens et les chats par les références vétérinaires. Évitez néanmoins que les enfants ou les animaux mâchent ses aiguilles, ses cônes ou sa résine collante.
Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.
Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.
Sources
- Larix kaempferi (Lamb.) Carrière — World Checklist of Vascular Plants — Royal Botanic Gardens, Kew (via GBIF) (consulté le 5 octobre 2026)
- Larix kaempferi (Lamb.) Carrière — International Plant Names Index — IPNI (consulté le 5 octobre 2026)
- Larix kaempferi (Golden Larch, Japanese Larch) — Plant Toolbox — North Carolina State University Extension (consulté le 5 octobre 2026)
- Japanese larch — Larix kaempferi — The Morton Arboretum (consulté le 5 octobre 2026)
- Larix kaempferi — Japanese larch — Royal Horticultural Society (consulté le 5 octobre 2026)
- Larix kaempferi — Trees and Shrubs Online (International Dendrology Society) (consulté le 5 octobre 2026)
- Care guide for the Larch and Golden larch Bonsai tree (Larix) — Bonsai Empire (consulté le 5 octobre 2026)
- Larix/Larch Bonsai — Bonsai4me (consulté le 5 octobre 2026)
- Toxic and Non-Toxic Plant List — Dogs — ASPCA Animal Poison Control Center (consulté le 5 octobre 2026)
- Toxic and Non-Toxic Plant List — Cats — ASPCA Animal Poison Control Center (consulté le 5 octobre 2026)
Guide de culture en bonsaï
Mélèze du Japon en bonsaï — Mélèze du Japon en bonsaï : plein soleil, hiver dehors, arrosage, engrais, taille des pousses, ligature en dormance et rempotage délicat d’un conifère caduc.


