Petit bouquet de fleurs blanc crème à quatre lobes d’Osmanthus fragrans, à l’aisselle de grandes feuilles vert foncé luisantes aux nervures visibles.
Photo : Krzysztof Ziarnek, Kenraiz — CC BY-SA 4.0

Famille · Oleaceae

Olivier odorant

Osmanthus fragrans Lour.

Osmanthe odorant · Olivier de Chine

Synonymes : Olea fragrans, Olea acuminata, Osmanthus asiaticus, Osmanthus aurantiacus, Osmanthus intermedius, Osmanthus latifolius

L’essentiel

Culture
ExtérieurDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -12 °C
Lumière
Lumière vive indirecte – Soleil direct
Eau
Arrosage modéré
Difficulté
Intermédiaire
À éviter en dessous de
-5 °C
Hauteur en culture
3–6 m
Rusticité
Jusqu’à -12 °C
Toxicité
Aucune toxicité signalée

Dans les sélectionsPlantes d’extérieurPlantes non toxiques pour les animaux

Osmanthus fragrans est un grand arbuste persistant d’Asie orientale dont les fleurs, presque invisibles, embaument tout le jardin d’un parfum d’abricot. Il aime le soleil ou la mi-ombre, un sol frais bien drainé et craint les fortes gelées : dans les régions froides, on le cultive en grand bac rentré l’hiver.

Identification et origine

Osmanthus fragrans appartient à la famille des Oleaceae, celle de l’olivier et du troène. Son aire naturelle s’étend de l’Himalaya au sud du Japon, en passant par la Chine, Taïwan et l’Indochine. Le nom du genre vient du grec osme, parfum, et anthos, fleur ; fragrans signifie « odorant ». La ville chinoise de Guilin lui doit son nom.

C’est un arbuste persistant dense et dressé, souvent à plusieurs troncs, de croissance moyenne à lente et très longévif. Au jardin, il atteint 3–6 m de haut pour 3–4,3 m de large, mais reste souvent vers 1,8 m dans les plantations. Avec l’âge, le feuillage se concentre au bout des rameaux.

Les feuilles opposées, coriaces, mesurent 6–10 cm : vert foncé et luisantes dessus, plus pâles dessous, au bord entier ou finement denté, les deux formes coexistant souvent sur le même pied.

Les fleurs, d’environ 1 cm, sont blanches, cireuses, à quatre lobes, groupées à l’aisselle des feuilles. Discrètes, elles dégagent un parfum puissant d’abricot. La floraison principale a lieu en automne, souvent suivie d’une seconde en fin d’hiver ou au printemps, et de quelques fleurs en été. Les fruits sont de petites drupes bleu-noir.

La variété aurantiacus porte des fleurs orange pâle, moins abondantes. Parmi les cultivars : ‘Apricot Gold’, ‘Butter Yellow’, ‘Fudingzhu’ ou ‘Thunbergii’. En Chine, on distingue des groupes blancs, jaunes ou orange qui fleurissent une fois en automne, et un groupe qui refleurit de l’automne au printemps. Les fleurs parfument le thé et leur extrait entre dans des parfums de luxe.

Lumière

Il pousse au soleil comme à mi-ombre, avec au moins deux heures de soleil direct par jour. L’idéal : soleil le matin, ombre l’après-midi, ou ombre légère et mouvante. Sous un climat à été chaud, cet abri de l’après-midi est indispensable. Dans les régions plus fraîches, placez-le au contraire en plein soleil, contre un mur orienté au sud ou à l’ouest, à l’abri des vents froids.

En bac, l’hiver, donnez-lui toute la lumière possible, en le protégeant du soleil brûlant derrière une vitre. Plantez-le près d’une porte, d’une allée ou d’une terrasse pour profiter de son parfum.

Arrosage

Il aime un sol frais qui sèche légèrement entre deux arrosages. Après la plantation, arrosez dès que la terre est sèche sur quelques centimètres, le temps que les racines s’installent. Une fois bien enraciné en pleine terre, il tolère la sécheresse, mais pousse et fleurit mieux avec un arrosage d’appoint pendant les périodes chaudes et sèches.

En bac, pendant la croissance, arrosez copieusement quand le dessus du substrat est sec et laissez l’excédent s’écouler. En hiver, arrosez avec parcimonie, juste assez pour que la motte ne se dessèche pas. Fiez-vous au toucher plutôt qu’au calendrier : les racines ne supportent pas de rester détrempées.

Substrat

En pleine terre, il s’adapte aux sols argileux, calcaires, limoneux ou sableux, pourvu qu’ils soient fertiles et bien drainés ; il préfère un sol légèrement acide et frais et ne peine que dans les sables pauvres.

En bac, utilisez un terreau à base de terre, sans tourbe, dans un contenant percé et lourd. Pendant la croissance, apportez un engrais liquide équilibré environ une fois par mois, puis arrêtez en automne et en hiver.

Températures

Il n’est rustique que dans les régions douces : il supporte des gelées d’environ -5 °C dans un lieu abrité et se cultive en pleine terre dans les zones USDA 8a à 11b. Une gelée sur les jeunes pousses compromet la floraison de l’automne suivant.

Là où les hivers sont plus rudes, cultivez-le en grand bac rentré avant les fortes gelées dans une serre froide, une véranda ou une pièce lumineuse et fraîche, puis sorti à la belle saison. Au jardin, un mur ensoleillé et abrité du vent offre la meilleure protection.

Rempotage

En bac, rempotez au printemps, avant la reprise de croissance, quand les racines tapissent les parois. Prenez un contenant percé à peine plus grand, le même terreau à base de terre, et gardez la plante à la même profondeur. Les autres années, remplacez simplement la couche superficielle par du terreau neuf.

En pleine terre, ne plantez pas plus profond que dans le pot et arrosez régulièrement la première saison.

Taille

Il demande peu de taille et se porte très bien si on le laisse pousser librement. Il la supporte pourtant bien : on peut le conduire en haie, en petit arbre à plusieurs troncs ou en espalier.

Taillez légèrement du milieu à la fin du printemps, une fois les gelées passées, en commençant par le bois mort ou mal placé. Les fleurs d’automne naissent sur les pousses de l’année : une taille sévère ou tardive réduit donc la floraison. Une taille modérée suffit à contenir le sujet et à le faire ramifier.

Multiplication

Le bouturage est la méthode la plus courante, car l’espèce s’enracine assez facilement.

  • Boutures herbacées, de la fin du printemps au début de l’été : tiges souples de 10–15 cm, une ou deux feuilles au sommet, deux ou trois nœuds, base trempée dans une hormone de bouturage. Elles racinent vite mais exigent une chaleur et une humidité très stables.
  • Boutures semi-ligneuses, en fin d’été ou au début de l’automne : tronçons de 5–6 cm de bois qui commence à brunir, deux feuilles raccourcies au sommet, sous brumisation ou à l’étouffée, avec une chaleur de fond. Plus lentes, elles réussissent plus souvent.
  • Boutures ligneuses, de la fin de l’automne au début de l’hiver : lentes à raciner.
  • Marcottage aérien, de la fin du printemps au début de l’été : retirez un anneau d’écorce de 1–2 cm à 30–50 cm de l’extrémité d’une branche, entourez de sphaigne humide puis de film plastique. Les racines apparaissent en quelques mois.

Le semis est peu fiable : faites tremper les graines une journée dans de l’eau tiède, semez au chaud et à l’humidité. Les plants sont variables et mettent des années à fleurir.

Problèmes fréquents

  • Pucerons sur les jeunes pousses.
  • Cochenilles sur les tiges et le revers des feuilles, surtout chez une plante affaiblie.
  • Armillaire en pleine terre : dépérissement progressif sans cause apparente.
  • Peu ou pas de fleurs : gel sur les jeunes pousses, taille trop sévère ou mal placée, ombre trop dense, plante trop jeune.
  • Feuillage roussi : froid intense, vent desséchant ou soleil brûlant de l’après-midi en climat chaud.

Un même symptôme peut avoir plusieurs causes : observez l’exposition, l’humidité du sol, les températures récentes et l’état des racines avant d’agir.

Toxicité

Aucune toxicité n’est signalée pour l’olivier odorant, ni pour les chiens et les chats, ni pour l’humain. Ses fleurs sont même comestibles : en Asie de l’Est, elles parfument le thé et entrent dans des confitures, des gâteaux, des raviolis ou des soupes. Si un animal ou un enfant a mâché une grande quantité de feuilles et présente des symptômes inhabituels, contactez par précaution un vétérinaire ou un centre antipoison.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 30 octobre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 30 octobre 2026.

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