Rameaux de pin blanc du Japon portant une grappe de cônes bruns aux écailles ouvertes, entourés de fines aiguilles vert bleuté, sur fond de ciel bleu.
Photo : S. Rae — CC BY 2.0

Famille · Pinaceae

Pin blanc du Japon

Pinus parviflora Siebold & Zucc.

Pin à cinq aiguilles

Synonymes : Pinus cembra var. japonica, Strobus parviflora

L’essentiel

Culture
ExtérieurDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -34 °C
Lumière
Soleil direct
Eau
Arrosage rare
Difficulté
Intermédiaire
Hauteur en culture
6–15 m
Rusticité
Jusqu’à -34 °C
Toxicité
Aucune toxicité signalée
Guide de culture en bonsaï →Emplacement, substrat, ligature et soins saisonniers

Dans les sélectionsPlantes d’extérieurPlantes non toxiques pour les animaux

Conifère des montagnes du Japon et de Corée, le pin blanc du Japon se reconnaît à ses courtes aiguilles bleutées groupées par cinq, rayées de blanc. Sa croissance lente, sa silhouette étagée et pittoresque avec l’âge et sa grande rusticité en font un arbre de jardin apprécié et l’un des pins favoris du bonsaï.

Identification et origine

Pinus parviflora appartient à la famille des Pinaceae. Il est originaire du Japon, de Corée et des îles Kouriles. C’est un pin de haute altitude, adapté aux conditions rudes et aux saisons de croissance courtes des montagnes.

Il se distingue des autres pins cultivés par ses aiguilles réunies en faisceaux de cinq, fines et souples, longues de 3–8 cm, légèrement torsadées. Leur face externe est vert bleuté, leur face interne marquée d’une ligne blanche qui donne au feuillage un reflet argenté : c’est l’origine de son nom de « pin blanc ». Les cônes, ovoïdes, brun rougeâtre à brun clair, mûrissent à l’automne.

L’écorce reste longtemps grise, lisse et discrète, puis devient écailleuse et plus sombre avec l’âge. Elle ne ressemble ni à l’écorce épaisse et crevassée du pin noir du Japon, ni à l’écorce qui s’exfolie du pin rouge. Sur un bonsaï, il faut en moyenne une trentaine d’années pour qu’elle prenne un aspect mûr : les jeunes sujets gardent longtemps une allure juvénile.

La croissance est lente. En culture, l’arbre atteint en général 6–15 m de haut pour une largeur comparable ; les plus grands sujets dépassent 12 m, pour un étalement de 4–8 m, en vingt à cinquante ans. Dans son milieu naturel, il peut devenir bien plus grand. Jeune, il est dense, conique à colonnaire ; ses branches s’étalent largement, puis sa cime s’aplatit avec le temps et il prend une silhouette pittoresque.

Les cultivars sont nombreux :

  • ‘Glauca’ : aiguilles particulièrement bleues ;
  • ‘Aoi’ : port étroit et dressé, aiguilles bleu-gris incurvées en touffes serrées ;
  • ‘Azuma’ : aiguilles bleu argenté incurvées ;
  • ‘Aoba Jo’ : aiguilles courtes, recourbées, bleu vif ;
  • ‘Gimborn’s Pyramid’ : forme compacte et rare, qui atteint environ 3 m ;
  • ‘Kokonoe’, ‘Zuisho’ et ‘Myojo’ : formes naines prisées pour le bonsaï.

Lumière

Le plein soleil lui convient le mieux : au moins six heures de soleil direct par jour, idéalement dans une exposition au sud. Plus il reçoit de lumière, plus ses aiguilles restent courtes et serrées ; à l’ombre, elles s’allongent et la ramure se dégarnit. Il tolère une situation abritée comme exposée, mais son bois peut souffrir des vents violents : évitez les couloirs de vent pour un jeune arbre.

Arrosage

Une fois bien installé en pleine terre, le pin blanc du Japon tolère la sécheresse. Arrosez surtout les premières années après la plantation et pendant les longues périodes sèches, en vérifiant d’abord que la terre est sèche en profondeur. L’excès d’eau lui nuit bien plus que le manque : un sol qui reste détrempé asphyxie les racines.

En pot, c’est le plus « sec » des bonsaïs courants, car ses racines ont autant besoin d’air que d’eau. Mouillez à fond toute la motte, puis laissez-la sécher franchement avant d’arroser de nouveau. Observez le substrat plutôt qu’un calendrier : par temps chaud, il sèche vite ; en hiver, très lentement. L’arbre est sensible à la qualité de l’eau : une eau calcaire ou au pH élevé fait jaunir les aiguilles, alors qu’une eau propre, légèrement acide, les garde bien colorées.

Substrat

En pleine terre, il accepte les sols argileux, limoneux ou sableux, acides, neutres ou alcalins, et même les sols pauvres, à condition qu’ils soient bien drainés. Il supporte aussi le sel et, dans une certaine mesure, les conditions urbaines. Le drainage reste la condition essentielle : évitez les cuvettes où l’eau stagne.

En pot, choisissez un mélange minéral très aéré, par exemple ponce, pouzzolane et akadama à parts égales, débarrassé des particules les plus fines.

Températures

C’est un arbre très rustique, cultivé en zones USDA 4a à 7b, soit jusqu’à environ -34 °C en hiver. Il a besoin d’un vrai repos hivernal au froid : sans cette période de dormance, il épuise ses réserves en quelques années, perd des bourgeons puis des branches. Il ne se cultive donc jamais en intérieur.

La chaleur humide lui réussit mal : il pousse mieux sous des étés frais. En pot, il supporte des températures bien inférieures à -7 °C si le contenant est assez grand, au moins 30 cm de large ; les racines d’un petit pot doivent être protégées des fortes gelées. Il tolère aussi de fortes chaleurs, au-delà de 38 °C, mais il transporte l’eau lentement : une ombre légère le protège alors.

Rempotage

En pleine terre, plantez un jeune sujet en situation définitive, dans un sol drainé ; sa croissance lente laisse le temps de prévoir l’espace qu’il occupera avec les années.

En pot, rempotez au printemps, juste avant ou au moment où les bourgeons commencent à gonfler. Ne coupez qu’une partie limitée des racines et conservez au moins la moitié de la motte intacte : elle abrite des champignons bénéfiques, les mycorhizes, indispensables aux pins.

Taille

Adulte, il demande peu de taille.

  • Flèche : supprimez une éventuelle pousse terminale concurrente pour garder un axe unique.
  • Branches basses : sur un arbre adulte, relevez la couronne si nécessaire en retirant quelques branches du bas.
  • Bonsaï : les pousses, appelées chandelles, se raccourcissent à la main ; la taille des branches se fait une fois les nouvelles pousses durcies ou au début de l’automne, en laissant toujours assez de feuillage.

Comme il ne produit qu’une seule vague de croissance par an, il ne faut jamais supprimer toutes ses chandelles, contrairement au pin noir du Japon.

Multiplication

  • Semis : c’est le mode de multiplication principal. Semez en caissette sous châssis froid en fin d’hiver, puis gardez les jeunes plants en pot au moins deux ans avant de les planter.
  • Greffe : les cultivars aux aiguilles recherchées sont souvent greffés sur un porte-greffe de pin noir du Japon, plus vigoureux.
  • Bouture : exceptionnelle ; certains cultivars comme ‘Zuisho’ s’y prêtent.

Problèmes fréquents

Un même symptôme peut avoir plusieurs causes : un jaunissement peut venir de la chute naturelle des vieilles aiguilles à l’automne, d’un excès d’eau, d’une eau trop calcaire, d’un manque de lumière ou d’un parasite. Observez l’arbre et son sol avant de traiter. Planté au frais et en sol drainé, c’est un arbre qui pose peu de problèmes.

  • Adelges : ces petits insectes proches des pucerons, couverts d’une sécrétion cireuse, s’attaquent aux chandelles et aux bourgeons qui s’ouvrent au printemps.
  • Autres ravageurs : pucerons des conifères, larves de tenthrèdes, tordeuse des pousses du pin, cochenilles et acariens.
  • Maladies : armillaire et maladies des aiguilles qui font roussir et tomber le feuillage ; pourriture des racines en sol trop humide.
  • Vent : les branches peuvent casser lors des tempêtes.

Il résiste en revanche bien aux cerfs.

Toxicité

Aucune toxicité n’est signalée pour les chiens et les chats : le pin blanc du Japon ne figure pas parmi les plantes toxiques répertoriées pour ces animaux, tandis que le pin ponderosa, un proche parent qui y figure, est classé non toxique pour eux. Évitez néanmoins que les enfants ou les animaux mâchent aiguilles ou cônes.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 24 septembre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 24 septembre 2026.

Guide de culture en bonsaï

Pin blanc du Japon en bonsaï — Pin blanc du Japon en bonsaï : plein soleil, dormance hivernale, arrosage prudent, chandelles, ligature, rempotage et mycorhizes de ce pin à cinq aiguilles.

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