Rameaux de podocarpus aux longues feuilles étroites vert foncé, portant des graines vert bleuté posées sur des réceptacles charnus rouges.
Photo : Keisotyo — CC BY-SA 3.0

Famille · Podocarpaceae

Podocarpus

Podocarpus macrophyllus (Thunb.) Sweet

Pin de Bouddha · Podocarpe à grandes feuilles

Synonymes : Margbensonia macrophylla, Margbensonia sweetii, Nageia macrophylla, Podocarpus sweetii, Taxus macrophylla, Podocarpus canaliculatus, Podocarpus longifolius, Podocarpus verticillatus, Taxus makoya

L’essentiel

Culture
Intérieur ou extérieur selon le climatDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -18 °C
Lumière
Lumière moyenne – Soleil direct
Eau
Arrosage modéré
Difficulté
Facile
Températures confortables
10–20 °C
À éviter en dessous de
0 °C
Hauteur en culture
2,5–4 m
Rusticité
Jusqu’à -18 °C
Toxicité
Toxique pour chats et chiens
Guide de culture en bonsaï →Emplacement, substrat, ligature et soins saisonniers

Dans les sélectionsPlantes d’intérieurPlantes d’extérieurPlantes faciles

Conifère persistant originaire de Chine, de Taïwan et du Japon, le podocarpus porte de longues feuilles plates et coriaces qui rappellent celles de l’if. Lent, dense et très tolérant à la taille, il sert de haie, de topiaire ou d’arbre de jardin japonais sous climat doux, et se cultive en bac ou en bonsaï ailleurs, rentré à l’abri du gel en hiver.

Identification et origine

Podocarpus macrophyllus appartient à la famille des Podocarpaceae. Il est originaire du sud de la Chine, du nord du Myanmar, de Taïwan et du Japon ; il s’est naturalisé notamment en Corée, à Hawaï, à Porto Rico, en Grande-Bretagne et dans le sud-est des États-Unis.

C’est un conifère persistant à croissance lente, arbuste ou petit arbre au port dense, colonnaire à pyramidal, dont les branches basses touchent souvent le sol. Sa taille varie beaucoup avec le climat : dans un jardin tempéré, il atteint en général 2,5–4 m de haut pour 1,5–2,5 m de large au bout de dix à vingt ans ; sous climat chaud, il dépasse fréquemment 9 m, et il peut devenir un grand arbre dans les montagnes tropicales.

Ses feuilles, disposées en spirale et serrées sur les rameaux, sont plates, étroites et allongées, en forme de lanière pointue. Coriaces, luisantes et vert foncé dessus, plus grisâtres dessous, elles montrent une nervure centrale plus claire sur les deux faces. Elles mesurent 3–13 cm de long et dégagent une odeur agréable quand on les froisse. Il existe des cultivars nains à feuilles plus courtes, à croissance très lente.

L’espèce est dioïque : les pieds mâles portent des cônes à pollen jaunâtres et allongés, les pieds femelles des graines isolées ou par deux. Chacune repose sur un réceptacle charnu et gonflé, pourpre à bleu noir, d’environ 1 cm. L’écorce, brun rougeâtre, se détache en lanières et grisaille avec l’âge.

Lumière

En extérieur, il pousse le mieux en plein soleil, avec au moins six heures de lumière directe par jour ; il accepte la mi-ombre et la lumière tamisée, mais sa croissance y devient plus lente et son port plus lâche. Il tolère même l’ombre d’un bâtiment.

En pot, il supporte une lumière faible mais préfère une pleine lumière, protégée du soleil de midi en été. Une place en extérieur à mi-ombre lui convient à la belle saison. L’hiver, à l’intérieur, installez-le devant une fenêtre bien éclairée ; si la lumière manque, gardez-le plutôt au frais.

Arrosage

Une fois installé en pleine terre, le podocarpus résiste très bien à la sécheresse. Il ne supporte pas, en revanche, les sols détrempés : l’excès d’eau fait tomber ses feuilles et pourrir ses racines.

En pot, arrosez quand le substrat commence à sécher en surface, en gardant la motte légèrement humide mais jamais gorgée d’eau. Il n’y a pas de calendrier fixe : tâtez le substrat avant chaque arrosage. Évitez une eau très calcaire.

Substrat

En pleine terre, il s’adapte aux sols argileux, limoneux, sableux ou crayeux, pourvu qu’ils drainent bien. Il préfère toutefois un sol riche en matière organique, frais et plutôt acide : en sol calcaire, son feuillage peut jaunir par chlorose. En pot, choisissez un substrat très drainant au pH compris entre 5 et 6. Des apports occasionnels d’engrais pour plantes de terre de bruyère l’aident à rester vert.

Températures

En pleine terre, il est rustique des zones USDA 7a à 9b ; il supporte des hivers jusqu’à -15–-10 °C et tolère bien la chaleur. Dans les régions plus froides, on le cultive en bac et on le rentre en hiver. Il tolère aussi très bien le sel et les embruns, ce qui en fait un bon arbuste de bord de mer, ainsi que les conditions urbaines, les sols pauvres et un espace racinaire réduit.

En pot, protégez-le du gel. Rentrez-le quand les températures baissent à l’automne et ne le ressortez au printemps qu’une fois passé tout risque de gelée nocturne. Il préfère rester au-dessus de 10 °C. En hiver, gardez-le vers 20 °C s’il reçoit beaucoup de lumière, ou à 10–15 °C dans un endroit plus sombre.

Rempotage

Ses racines poussent lentement. Rempotez un jeune sujet tous les deux ou trois ans et un sujet âgé tous les quatre ou cinq ans, au printemps. Taillez les racines avec modération et, si la motte d’origine est une terre lourde, éliminez-la progressivement et avec délicatesse, sans abîmer les racines.

Taille

Il demande très peu de taille, mais la supporte remarquablement bien : c’est pourquoi on en fait des haies, des écrans et des topiaires. Pour une haie, taillez au sécateur plutôt qu’au taille-haie, le résultat est plus net. Une taille sévère provoque un abondant départ de bourgeons sur le vieux bois.

En bonsaï, laissez les nouvelles pousses atteindre environ 10 cm avant de les raccourcir, sans couper les feuilles en deux. Un guide lui est consacré sur ce site.

Multiplication

Le bouturage est la méthode la plus courante : prélevez des boutures semi-ligneuses à la fin de l’été, de préférence sur des pousses dressées, et placez-les sur un substrat chaud. Le semis est aussi possible ; l’espèce étant dioïque, seuls les pieds femelles portent des graines.

Problèmes fréquents

Le podocarpus est résistant et peu sujet aux ravageurs ou aux maladies. En intérieur, surveillez surtout les cochenilles ; araignées rouges et fumagine apparaissent parfois, en général sur des sujets affaiblis par de mauvaises conditions de culture. Un feuillage jaune peut signaler une chlorose en sol calcaire ou une carence en magnésium en sol sableux. La pourriture des racines, liée à un substrat mal drainé ou à un excès d’eau, est le principal danger.

Rappelez-vous qu’un même symptôme peut avoir plusieurs causes : des feuilles qui tombent peuvent venir d’un excès d’eau, d’un manque de lumière ou d’un coup de froid. Examinez l’ensemble de la plante et ses conditions de culture avant d’agir.

Toxicité

Le podocarpus est toxique pour le chien, le chat et le cheval : son ingestion provoque des vomissements et des diarrhées sévères, et des coliques chez le cheval. Le principe toxique n’est pas identifié. Ce sont les graines qui sont toxiques, y compris pour l’humain, chez qui elles causent nausées, vomissements et diarrhées ; la gravité est jugée faible. Le réceptacle charnu qui les porte est comestible, mais il peut inciter les enfants à avaler les graines : surveillez-les près d’un pied femelle en fruits.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 27 septembre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 27 septembre 2026.

Guide de culture en bonsaï

Podocarpus en bonsaï — Podocarpus en bonsaï : dehors l’été, à l’abri du gel l’hiver, arrosage sans excès, engrais, taille des pousses, ligature du jeune bois et rempotage.

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