
Famille · Didiereaceae
Pourpier en arbre
Portulacaria afra
Buisson aux éléphants · Portulacaria
Synonymes : Claytonia portulacaria, Crassula portulacaria, Crassula portulacastrum, Haenkea crassifolia, Portulaca fruticosa, Portulacaria portulacaria, Portulacaria afra f. macrophylla, Portulacaria afra f. microphylla, Portulacaria afra f. variegata
L’essentiel
- Culture
- Intérieur ou extérieur selon le climatDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -7 °C
- Lumière
- Lumière vive indirecte – Soleil direct
- Eau
- Arrosage rare
- Difficulté
- Facile
- Températures confortables
- 16–24 °C
- À éviter en dessous de
- 4 °C
- Hauteur en culture
- 30 cm – 1,2 m
- Rusticité
- Jusqu’à -7 °C
- Toxicité
- Aucune toxicité signalée
Dans les sélectionsPlantes d’intérieurPlantes d’extérieurPlantes facilesPlantes non toxiques pour les animaux
Originaire d’Afrique australe, Portulacaria afra est un arbuste succulent aux petites feuilles rondes et luisantes, portées par des tiges rougeâtres qui grisent en vieillissant. En pot, il demande une place très lumineuse, un substrat drainant et des arrosages espacés, surtout en hiver. Il se taille facilement et se prête bien au bonsaï.
Identification et origine
Portulacaria afra appartient à la famille des Didiereaceae. Il était autrefois classé parmi les Portulacaceae. Il pousse sur les affleurements rocheux et les pentes d’Afrique australe, du Petit Karoo et du Cap-Oriental jusqu’au KwaZulu-Natal, à l’Eswatini, au nord-est de l’Afrique du Sud et au Mozambique, et jusqu’au nord-ouest du Kenya.
C’est un arbuste ou un petit arbre succulent, très ramifié et à demi persistant. Ses feuilles charnues, presque sans pétiole, rondes à ovales et opposées, sont d’un vert émeraude brillant et ne mesurent que 1–2 cm. Les jeunes tiges, cassantes et charnues, sont rougeâtres ; elles grisent en mûrissant. Dans la nature, la plante atteint 2,5–4,5 m. Cultivée, elle reste bien plus petite, de 30 cm pour les formes naines à environ 1,2 m, et pousse lentement.
On la confond souvent avec l’arbre de jade (Crassula ovata), sans parenté avec elle : ses feuilles sont plus petites et plus serrées, ses tiges plus fines. Les fleurs, minuscules, roses ou blanches, en étoile à cinq pétales, s’ouvrent en grappes au bout des rameaux à la fin du printemps ou au début de l’été dans son pays d’origine. Elles sont rares en culture, sauf en pleine terre sous climat doux. Ses feuilles acidulées se mangent en Afrique australe, en salade ou en soupe ; éléphants et tortues en sont friands.
Lumière
C’est la clé de sa réussite. La meilleure place est devant une fenêtre au sud ; l’est ou l’ouest conviennent aussi. Visez au moins six heures de lumière forte par jour. À l’ombre, les tiges s’allongent et s’affaiblissent, les feuilles pâlissent. Si la lumière manque, une lampe horticole placée à 15–30 cm au-dessus de la plante, allumée quatorze à seize heures par jour, prend le relais.
Un soleil trop violent peut rougir ou brûler l’extrémité des feuilles. Si la plante passe l’été dehors, habituez-la progressivement, sinon elle prend des coups de soleil. Les formes panachées supportent moins bien le soleil intense. Au retour à l’intérieur, elle peut perdre quelques feuilles si la lumière y est plus faible.
Arrosage
Très résistante à la sécheresse, elle pousse pourtant plus vite et plus densément avec assez d’eau pendant la belle saison. Arrosez à fond jusqu’à ce que l’eau s’écoule par les trous de drainage, videz la soucoupe après quelques minutes, puis laissez sécher avant de recommencer : tant que les 3 cm supérieurs du substrat restent humides, attendez. Évitez les petits arrosages superficiels répétés.
Du milieu du printemps au milieu de l’automne, elle boit davantage. En hiver, restreignez fortement l’eau : sauf dans une pièce très claire et chaude, attendez que les feuilles du bas commencent à se rider, ce qui peut prendre plusieurs mois. Reprenez prudemment quand les jours rallongent.
Des feuilles du bas ridées signalent un manque d’eau ; des feuilles jaunes et des tiges qui ramollissent, plutôt un excès. L’air sec des logements ne la gêne pas et la brumisation est inutile.
Substrat
Choisissez un terreau pour cactées et succulentes, ou un mélange d’environ un tiers de matière organique pour deux tiers de matière minérale (gravillons fins, perlite, pierre ponce, sable grossier). Limitez le sable fin, qui colmate les pores. Le pot doit avoir de larges trous de drainage ; une couche de graviers au fond ne les remplace pas. La terre cuite non émaillée est idéale. Lourde du haut, la plante peut avoir besoin d’une pierre ou d’un tuteur tant qu’elle n’est pas bien enracinée.
Pendant la croissance, apportez environ une fois par mois un engrais dilué à moitié, un peu plus souvent si vous taillez beaucoup. Évitez les engrais riches en azote et ne fertilisez pas en hiver.
Températures
Elle se plaît dans la plupart des logements, vers 16–24 °C le jour, avec des nuits nettement plus fraîches : entre 4 °C et 16 °C, la fraîcheur nocturne est bien tolérée, surtout en hiver si la plante reste presque au sec.
Elle peut passer la belle saison dehors une fois tout risque de gel écarté ; rentrez-la dès que les nuits descendent sous 4 °C. Elle ne supporte pas le gel. En pleine terre, elle se cultive en zones USDA 9 à 11, dans un endroit abrité.
Rempotage
Elle préfère les pots un peu étroits, où le substrat sèche vite. Rempotez lorsque les racines ont envahi le pot ou sortent par les trous de drainage, dans un contenant à peine plus grand. Manipulez-la avec soin, car les tiges cassent facilement. Arrosez légèrement après le rempotage.
Taille
La taille n’est pas indispensable, mais la plante la supporte très bien : elle émet de nouveaux bourgeons partout où l’on retire une branche, voire une feuille. Pincez ou coupez juste au-dessus d’une paire de feuilles pour la garder à la taille voulue. Sans taille, ses branches raides forment un fourré, et les rameaux trop lourds peuvent se rompre.
Sa ramification dense en fait un sujet prisé en bonsaï. Parmi les sélections : ‘Variegata’ et ‘Foliis Variegatus’ aux feuilles panachées, ‘Medio-picta’ au centre blanchâtre et aux tiges rouge vif, ‘Aurea’ aux jeunes feuilles jaunes au soleil, ‘Prostrata’ au port rampant, ‘Cork Bark’ à l’écorce liégeuse et ‘Limpopo’ aux grandes feuilles. Les formes panachées sont plus petites et moins vigoureuses.
Multiplication
Le bouturage de tiges est la méthode la plus simple. Au printemps ou en été, prélevez une tige, laissez la coupe sécher deux jours environ, puis piquez-la dans un substrat à peine humide, idéalement avec une chaleur de fond. Arrosez avec parcimonie : les racines se forment en quatre à six semaines au chaud. Les boutures s’enracinent aussi dans l’eau, et même les feuilles tombées lors d’une taille peuvent repartir.
Le semis est possible mais peu pratiqué : dans la nature, les graines germent très difficilement et la plante s’étend surtout par ses branches cassées qui s’enracinent.
Problèmes fréquents
- Feuilles jaunes, tiges molles, pourriture à la base : excès d’arrosage, substrat trop compact ou pot sans drainage.
- Feuilles du bas ridées : manque d’eau prolongé.
- Tiges longues et grêles, feuilles pâles : manque de lumière.
- Taches brunes ou extrémités rougies : coup de soleil après un changement brusque d’exposition.
- Chute de feuilles à la rentrée : lumière plus faible qu’à l’extérieur.
- Cochenilles farineuses et à carapace : surtout en intérieur. Retirez-les avec un coton-tige imbibé d’alcool. La plante tolère mal certains insecticides, notamment à base d’huiles de pétrole : testez d’abord sur quelques feuilles.
Un même symptôme peut avoir plusieurs causes : vérifiez ensemble la lumière, l’humidité du substrat, la température et l’état des racines.
Toxicité
Aucune toxicité n’est signalée pour les chiens, les chats ou l’humain, et ses feuilles sont consommées en Afrique australe. Ne la confondez pas avec l’arbre de jade, toxique pour les chiens, les chats et les chevaux. En cas d’ingestion importante ou de symptôme inhabituel, consultez un vétérinaire ou un médecin.
Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.
Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.
Sources
- Elephant Bush, Portulacaria afra — University of Wisconsin–Madison Division of Extension, Wisconsin Horticulture (consulté le 2 octobre 2026)
- Portulacaria afra, elephant bush — Royal Horticultural Society (consulté le 2 octobre 2026)
- Portulacaria afra — Elephant bush — University of North Florida Botanical Garden (consulté le 2 octobre 2026)
- Portulacaria afra (elephant plant) — Arizona State University, Chad Alan Martin plant pages (consulté le 2 octobre 2026)
- Growing Non-Cacti Succulents Indoors — Succulents In Your Home — New York Botanical Garden, LuEsther T. Mertz Library (consulté le 2 octobre 2026)
- Growing Succulents Indoors — Iowa State University Extension and Outreach, Yard and Garden (consulté le 2 octobre 2026)
- Growing cacti and succulents indoors — University of Minnesota Extension (consulté le 2 octobre 2026)
- Portulacaria afra — Plant Index — Iowa State University, Bessey Greenhouse (Richard W. Pohl Conservatory) (consulté le 2 octobre 2026)
- Toxic and Non-Toxic Plant List (no entry for Portulacaria afra) — ASPCA Animal Poison Control Center (consulté le 2 octobre 2026)
- Jade Plant — Toxic and Non-Toxic Plants — ASPCA Animal Poison Control Center (consulté le 2 octobre 2026)
- Search results for Portulacaria (no entry) — Pet Poison Helpline (consulté le 2 octobre 2026)
- Portulacaria afra Jacq. — World Checklist of Vascular Plants — Royal Botanic Gardens, Kew (via GBIF) (consulté le 2 octobre 2026)
- Portulacaria afra Jacq. — International Plant Names Index — International Plant Names Index (IPNI) (consulté le 2 octobre 2026)
Guide de culture en bonsaï
Portulacaria en bonsaï — Cultiver Portulacaria afra en bonsaï : plein soleil, substrat très drainant, arrosage mesuré, taille et pincement, ligature prudente et rempotage.


