Chêne pédonculé isolé au printemps, sous un ciel bleu : large couronne arrondie couverte de jeunes feuilles vert tendre, portée par un tronc qui se divise en grosses branches ascendantes.
Photo : Agnieszka Kwiecień, Nova — CC BY-SA 4.0

Famille · Fagaceae

Chêne pédonculé

Quercus robur L.

Chêne commun

Synonymes : Quercus longaeva, Quercus pedunculata, Quercus vulgaris

L’essentiel

Culture
ExtérieurDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -29 °C
Lumière
Lumière vive indirecte – Soleil direct
Eau
Arrosage modéré
Difficulté
Facile
Hauteur en culture
12–21 m
Rusticité
Jusqu’à -29 °C
Toxicité
Toxique pour chats et chiens
Guide de culture en bonsaï →Emplacement, substrat, ligature et soins saisonniers

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Grand arbre caduc d’Europe et d’Asie du Sud-Ouest, le chêne pédonculé se reconnaît à ses feuilles lobées presque sans pétiole et à ses glands portés par un long pédoncule. Très rustique, peu exigeant sur le sol et capable de vivre plusieurs siècles, il demande surtout de la place, du soleil et une bonne aération pour limiter l’oïdium.

Identification et origine

Quercus robur appartient à la famille des Fagaceae, celle des hêtres et des châtaigniers, et au groupe des chênes blancs, dont les glands mûrissent en une seule saison. Son aire d’origine couvre la plus grande partie de l’Europe, des îles Britanniques et de la péninsule Ibérique à la Scandinavie, à la Russie et à l’Ukraine, ainsi que la Turquie, le Caucase et l’Iran. Il s’est naturalisé ailleurs, notamment en Amérique du Nord et en Nouvelle-Zélande.

C’est un grand arbre au tronc court et robuste, à la couronne large et arrondie. En culture, il atteint le plus souvent 12–21 m de haut et autant de large ; en conditions favorables, il peut dépasser 20 m et monter jusqu’à 40 m. Il lui faut vingt à cinquante ans pour atteindre sa taille adulte, et les plus vieux sujets vivent jusqu’à huit siècles, avec un tronc dont le diamètre peut atteindre 1,2 m.

  • Feuilles : alternes, simples, vert foncé dessus et vert bleuté dessous, longues de 8–13 cm, petites pour un chêne. Elles portent trois à sept paires de lobes profonds et arrondis, et leur base forme deux petites oreillettes ; leur pétiole est très court. À l’automne, elles brunissent ou jaunissent, parfois avec des reflets cuivrés ou brun-roux, et restent souvent accrochées à l’arbre une partie de l’hiver.
  • Fleurs : les fleurs mâles et femelles sont portées par le même arbre. Les chatons mâles, longs et jaune verdâtre, apparaissent au printemps et passent presque inaperçus.
  • Glands : ovales, longs d’environ 2–3 cm, isolés ou groupés par deux à cinq au bout d’un long pédoncule de 3–8 cm, qui donne son nom à l’espèce. La cupule couvre un quart à un tiers du fruit. Verts, ils brunissent à maturité. Un arbre de semis attend vingt à trente ans avant ses premiers glands.
  • Écorce : gris-brun à noirâtre, profondément crevassée avec l’âge.

Parmi les cultivars, ‘Fastigiata’, étroit et colonnaire, est le plus répandu, mais sensible à l’oïdium ; ‘Concordia’ a de jeunes feuilles jaune vif. L’arbre nourrit et abrite de nombreux mammifères, oiseaux et insectes.

Lumière

Le chêne pédonculé pousse en plein soleil, avec au moins six heures de soleil direct par jour, et tolère la mi-ombre. Une bonne circulation de l’air compte autant que la lumière : dans un endroit humide et confiné, l’oïdium s’installe plus facilement. En bonsaï, les branches maintenues à l’ombre ont tendance à dépérir ; un emplacement aéré et ensoleillé pendant toute la saison de croissance lui convient.

Arrosage

En pleine terre, l’arbre préfère un sol frais, fertile et bien drainé, sans eau stagnante. Plutôt que de suivre un calendrier, vérifiez l’humidité du sol en profondeur par temps sec, surtout autour d’un jeune sujet.

En pot, arrosez abondamment dès que le substrat commence à sécher, sans le maintenir détrempé en permanence. En hiver, l’arbre défeuillé consomme peu : réduisez les apports, sans jamais laisser la motte se dessécher complètement.

Substrat

Le chêne pédonculé s’adapte à la plupart des sols, argileux, limoneux, sableux ou crayeux, et tolère le calcaire. Il donne le meilleur dans une terre profonde, fertile, fraîche et bien drainée, de préférence limoneuse. En pot, un mélange drainant qui retient un peu d’humidité convient ; pour un bonsaï, un mélange pour feuillus à base d’akadama, de pierre ponce et de pouzzolane est adapté.

Températures

L’espèce est rustique en zones USDA 5a à 8b et supporte en pleine terre des hivers de -20–-15 °C. Les hivers très rigoureux peuvent toutefois faire sécher l’extrémité de certains rameaux. Une fois sorti du repos hivernal, protégez un arbre en pot des gelées tardives.

En pot, les racines sont bien plus exposées qu’en pleine terre : protégez la motte des fortes gelées, au-dessous de -5 °C, en abritant le pot dans une serre froide, un garage ou un abri hors gel, ou en l’enterrant au jardin. L’arbre a besoin de son repos hivernal au froid et ne se cultive pas en intérieur.

Rempotage

En pleine terre, le chêne pédonculé demande beaucoup de place : il se plante en arbre isolé, sur une pelouse ou comme arbre d’ombrage et ne convient pas aux petits jardins.

En pot et en bonsaï, rempotez au printemps : tous les deux ans pour un jeune arbre, tous les trois à cinq ans pour un sujet âgé. Ne retirez pas plus d’un tiers des racines. Pour cette espèce, le rempotage se pratique aussi juste après l’ouverture des premières feuilles, ou au début de l’automne. Le guide bonsaï du chêne pédonculé détaille le substrat et le soin des racines.

Taille

Conduit en arbre, le chêne pédonculé demande très peu de taille.

En bonsaï, la taille de structure se fait au début du printemps, avant le débourrement ; c’est aussi le moment de supprimer les bourgeons terminaux trop vigoureux. Pendant la saison, raccourcissez les nouvelles pousses à deux feuilles. Évitez la défoliation totale, mais retirez de temps en temps les plus grandes feuilles. Surveillez le sommet, qui pousse plus fort que les branches basses.

Multiplication

  • Semis : la méthode la plus simple et la plus courante. Semez les glands dès leur maturité, à l’automne, en châssis froid ou en plein air ; protégez-les des rongeurs et des oiseaux, qui en consomment beaucoup.
  • Greffage : employé pour reproduire les cultivars.
  • Bouturage et marcottage : les boutures ne s’enracinent généralement pas ; la marcotte aérienne est possible, mais difficile.

Problèmes fréquents

Un même symptôme peut avoir plusieurs causes : des feuilles qui jaunissent peuvent venir d’un sol détrempé, de la sécheresse ou d’un ravageur. Observez l’arbre et ses conditions avant de traiter.

  • Oïdium : très fréquent en climat humide ou en situation mal aérée ; un feutrage blanc couvre les feuilles. Un engrais trop riche en azote, qui donne de grandes feuilles tendres, y rend l’arbre plus sensible. Améliorez l’aération ; en cas d’attaque sévère, un traitement fongicide spécifique peut être nécessaire.
  • Autres maladies : armillaire, anthracnose, cloque du chêne, chancres, taches foliaires et flétrissement du chêne.
  • Ravageurs : pucerons, chenilles, mineuses, cochenilles, tigres du chêne, insectes xylophages, charançons des glands et cynips, petites guêpes responsables de galles.
  • Processionnaire du chêne : ses chenilles portent des poils urticants dangereux pour l’homme. Ne les touchez pas et faites appel à un professionnel en cas d’infestation.

Toxicité

Le chêne pédonculé est toxique. Ses feuilles, surtout jeunes, et ses glands crus contiennent des gallotanins, ainsi que de la quercitrine et de la quercétine. Leur ingestion peut provoquer des douleurs abdominales, une constipation puis une diarrhée parfois sanglante, un abattement, une soif et des mictions excessives ; chez le cheval, une urine anormalement colorée et une jaunisse sont aussi décrites. Les glands avalés en nombre peuvent en outre obstruer le tube digestif. L’arbre est nocif pour les chiens qui en mangent, toxique pour les chevaux, et la gravité de l’intoxication est jugée faible. Il ne provoque pas de dermatite de contact. En cas d’ingestion, contactez un vétérinaire ou un centre antipoison.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 19 octobre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 19 octobre 2026.

Guide de culture en bonsaï

Chêne pédonculé en bonsaï — Chêne pédonculé en bonsaï : plein soleil aéré, motte protégée du gel, réduction des feuilles, ligature prudente et rempotage au départ des bourgeons.

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