Rameau de cyprès hinoki aux rameaux aplatis en éventail, couverts de petites écailles vert vif, portant quelques cônes ronds brun-roux.
Photo : Crusier — CC BY-SA 3.0

Famille · Cupressaceae

Cyprès hinoki

Chamaecyparis obtusa (Siebold & Zucc.) Endl.

Faux-cyprès du Japon · Hinoki

Synonymes : Retinispora obtusa, Cupressus obtusa, Thuja obtusa, Chamaepeuce obtusa

L’essentiel

Culture
ExtérieurDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -34 °C
Lumière
Lumière vive indirecte – Soleil direct
Eau
Arrosage modéré
Difficulté
Intermédiaire
Hauteur en culture
15,2–22,9 m
Rusticité
Jusqu’à -34 °C
Toxicité
Aucune toxicité signalée
Guide de culture en bonsaï →Emplacement, substrat, ligature et soins saisonniers

Dans les sélectionsPlantes d’extérieurPlantes non toxiques pour les animaux

Conifère majestueux des forêts du Japon, le cyprès hinoki porte un feuillage en écailles disposé en éventails aplatis, marqué dessous de petits dessins blancs. Son bois compte parmi les plus précieux de l’archipel, et ses nombreux cultivars nains en font une vedette des rocailles comme des collections de bonsaïs.

Identification et origine

Chamaecyparis obtusa appartient à la famille des Cupressaceae. C’est un « faux-cyprès » : les vrais cyprès forment le genre Cupressus. Il est originaire du Japon et de Taïwan. Sur cette île pousse sa variété formosana, dans des forêts de feuillus ou des forêts mixtes de montagne, entre 1 300 m et 2 800 m d’altitude, en peuplements purs ou mêlée à un autre faux-cyprès. Cultivé depuis longtemps au Japon pour l’ornement et pour son bois, l’un des plus précieux du pays, il y est aussi très employé en bonsaï. Il a été introduit en Grande-Bretagne en 1861.

Dans son pays d’origine, c’est un grand arbre de 30–37 m, au tronc brun-rouge pouvant atteindre 1–3 m de diamètre. En culture, il atteint plutôt 15,2–22,9 m de haut pour 3–7,6 m de large. Sa silhouette est largement pyramidale, souple, avec des branches étalées à l’horizontale. Sa croissance est lente à moyenne.

Le feuillage, persistant, est formé de minuscules feuilles en écailles de deux tailles, épaisses, charnues et arrondies au bout : ce bout obtus le distingue du faux-cyprès de Sawara, aux écailles pointues, et du cyprès de Lawson. Les écailles, vert profond dessus, recouvrent des rameaux aplatis disposés en éventails. Leur face inférieure porte des lignes blanchâtres dessinant des X ou des Y, un bon critère d’identification. L’écorce brun-rouge se détache en lanières fibreuses.

Les cônes mâles, petits et souvent rougeâtres, apparaissent au bout des rameaux. Les cônes femelles, presque ronds, mesurent environ 1–1 cm et comptent en général huit à dix écailles ; verts au début, ils mûrissent en brun orangé.

Les cultivars sont innombrables. Parmi les nains : ‘Nana Gracilis’, au feuillage vert foncé, qui atteint 1,5–2,5 m en culture et finit parfois bien plus haut avec l’âge ; ‘Nana’, d’environ 90 cm ; ‘Chirimen’ et ‘Pygmaea Aurescens’, compacts. D’autres se distinguent par leur couleur : ‘Crippsii’, ‘Nana Lutea’ et ‘Fernspray Gold’ sont dorés, ‘Tetragona Aurea’ porte des rameaux en fronde de fougère, ‘Blue Feathers’ est bleu-vert et ‘Coralliformis’ a des rameaux tordus, rougeâtres.

Lumière

Le cyprès hinoki pousse au mieux en plein soleil, avec au moins six heures de soleil direct par jour, à une exposition est, sud ou ouest. Il tolère la mi-ombre, mais un cultivar doré comme ‘Tetragona Aurea’ a besoin de soleil pour garder sa couleur. À l’ombre, l’intérieur de l’arbre se dégarnit : les écailles privées de lumière brunissent et ne repoussent pas. Abritez-le des vents forts, surtout en hiver.

Arrosage

Il aime un sol frais mais bien drainé et supporte mal la sécheresse. En pleine terre, veillez à ce que le sol reste frais, surtout pendant les périodes sèches.

En pot ou en bonsaï, il est plus gourmand en eau que la plupart des conifères. Arrosez dès que le substrat commence à sécher, sans laisser les racines baigner en permanence. Préférez une eau non calcaire, comme l’eau de pluie. En hiver, réduisez les apports sans jamais laisser la motte sécher complètement. Son feuillage apprécie l’humidité de l’air et souffre des vents chauds et secs.

Substrat

Il préfère un sol limoneux, fertile, frais et bien drainé. Il s’adapte à des sols argileux ou sableux si l’eau s’écoule bien, et tolère un sol calcaire, mais il pousse mieux dans un sol légèrement acide et dépérit en terrain très calcaire. Sur un sol pauvre, il se dégarnit avec l’âge. En pot, choisissez un mélange drainant, légèrement acide ; sous climat chaud, ajoutez un peu d’humus pour mieux retenir l’eau.

Températures

C’est un conifère rustique, adapté aux zones USDA 4a à 8b, qui supporte des froids de -20–-15 °C. En pot, ses racines sont plus exposées : protégez-le des fortes gelées et des vents glacés, tout en lui laissant beaucoup de lumière. La variété de Taïwan, formosana, est moins rustique : elle s’arrête à la zone USDA 7.

Rempotage

En pleine terre, il se transplante difficilement : choisissez avec soin son emplacement définitif. En bonsaï, rempotez un jeune sujet tous les deux à quatre ans, un vieux sujet moins souvent, au printemps quand la croissance démarre. Ses racines poussent vite et supportent une taille assez importante.

Taille

En pleine terre, il ne demande aucune taille. Une haie se taille deux fois par an pour garder sa forme. Pincer l’extrémité des pousses densifie la ramure, ce qui est utile pour les arbres qui se dégarnissent. Il ne repart pas sur le vieux bois : seules les branches encore vertes émettent de nouveaux bourgeons. Ne taillez donc jamais au-delà du feuillage. Sur ‘Nana Gracilis’, souvent greffé, supprimez les pousses vigoureuses qui reviennent à la forme de l’espèce.

Multiplication

Le cyprès hinoki se multiplie par semis et par boutures semi-ligneuses. Les graines demandent un passage au froid avant de germer, ce qui peut prendre jusqu’à un an ; semez-les dehors au printemps. Les boutures se prélèvent à la fin de l’été. Le marcottage aérien se pratique à la fin du printemps. ‘Nana Gracilis’ est en général greffé, et son porte-greffe forme souvent un renflement disgracieux au pied du tronc.

Problèmes fréquents

Un brunissement du feuillage peut avoir plusieurs causes : manque de lumière à l’intérieur de la ramure, sécheresse, excès d’eau, sol trop calcaire, vent froid, ravageur ou maladie. Observez l’arbre dans son ensemble avant d’agir.

  • Ravageurs : pucerons, cochenilles, dont la cochenille du genévrier, acariens, chenilles à fourreau et papillons dont les chenilles creusent les pousses.
  • Maladies : pourridié-agaric, pourriture des racines due au Phytophthora dans les sols trop humides, et brûlure des pousses, qui fait sécher leurs extrémités.
  • Conditions de culture : sol très calcaire, sol mal drainé, ombre, et dégarnissement naturel de l’intérieur avec l’âge.

Toxicité

Aucune toxicité n’est signalée : le cyprès hinoki ne figure pas parmi les plantes toxiques répertoriées pour les chiens et les chats par les références vétérinaires. Évitez néanmoins que les enfants et les animaux mâchent son feuillage ou ses cônes.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 10 octobre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 10 octobre 2026.

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