Grand pin sylvestre dans un parc : long tronc élancé à l’écorce orangée dans le haut, couronné d’une cime irrégulière d’aiguilles vert sombre, au-dessus de feuillus et d’ifs.
Photo : AnemoneProjectors — CC BY-SA 2.0

Famille · Pinaceae

Pin sylvestre

Pinus sylvestris L.

Synonymes : Pinus borealis

L’essentiel

Culture
ExtérieurDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -46 °C
Lumière
Soleil direct
Eau
Arrosage modéré
Difficulté
Intermédiaire
Hauteur en culture
9,1–18,3 m
Rusticité
Jusqu’à -46 °C
Toxicité
Aucune toxicité signalée
Guide de culture en bonsaï →Emplacement, substrat, ligature et soins saisonniers

Dans les sélectionsPlantes d’extérieurPlantes non toxiques pour les animaux

Le pin sylvestre est le pin à la plus vaste répartition au monde, de l’Écosse à l’Extrême-Orient russe. On le reconnaît de loin à son écorce orange vif dans le haut du tronc et à ses aiguilles bleutées, groupées par deux et légèrement torsadées. Très rustique, il peuple les parcs, les rocailles grâce à ses formes naines et les collections de bonsaïs.

Identification et origine

Pinus sylvestris appartient à la famille des Pinaceae. Son aire naturelle est la plus étendue de tout le genre : elle couvre le nord de l’Eurasie, de l’Écosse à l’Extrême-Orient russe, et du cercle polaire jusqu’aux steppes, avec des populations de l’Espagne et des Pyrénées jusqu’au Caucase, en Turquie et en Mongolie. Il est absent de la péninsule italienne. C’est le seul pin indigène de Grande-Bretagne, où il ne subsiste aujourd’hui à l’état sauvage qu’en Écosse. Il s’est naturalisé dans le nord-est et le centre-nord des États-Unis. Son bois est l’un des grands bois d’œuvre européens.

En culture, l’arbre atteint en général 9,1–18,3 m de haut pour 9,1–12,2 m de large ; dans la nature, il peut dépasser 30 m. Jeune, il est conique ou colonnaire. Avec l’âge, il perd souvent ses branches basses et forme une cime ouverte, arrondie et irrégulière, perchée au sommet d’un long fût. Sa croissance est rapide.

L’écorce est son meilleur signe distinctif : dans le haut du tronc et sur les branches, elle est fine, orangée à brun-rouge et se détache en écailles ; vers la base, elle devient plus sombre et se fend en plaques ou en côtes. Les aiguilles, groupées par deux, mesurent 4–9 cm suivant la vigueur de l’arbre. Raides, souvent torsadées, elles sont vert bleuté à vert grisâtre. Chez la forme type, elles prennent une teinte terne ou jaunâtre en hiver.

L’arbre porte les deux sexes. Au printemps, les petits cônes mâles, jaune verdâtre à rouges, se groupent à la base des jeunes pousses, tandis que les cônes femelles, pourpre rougeâtre, apparaissent à leur extrémité. Les cônes mûrs, gris à brun clair, mesurent environ 4–6 cm. Ils pendent par deux à quatre, tournés vers l’arrière du rameau, et libèrent au printemps des graines ailées.

De nombreux cultivars existent. ‘Beuvronensis’, né d’un balai de sorcière, forme un dôme dense qui ne dépasse guère 30–60 cm en vingt-cinq ans, puis 90 cm – 1,2 m ; il est apprécié en rocaille comme en bonsaï. ‘Watereri’, lent mais pas vraiment nain, a des aiguilles glauques et finit par former un petit arbre. ‘Aurea’, ‘Gold Coin’ et ‘Gold Medal’ deviennent dorés en hiver ; ‘Fastigiata’ est étroitement colonnaire et ‘Hillside Creeper’ reste rampant.

Lumière

Le pin sylvestre est un arbre de pleine lumière : offrez-lui au moins six heures de soleil direct par jour. À l’ombre, ses aiguilles s’allongent et les branches privées de lumière dépérissent. Il s’accommode de toutes les expositions, en site abrité comme en site dégagé, et même en bord de mer.

Arrosage

Une fois installé en pleine terre, il résiste bien à la sécheresse et tolère les sols secs comme ceux qui restent frais, à condition qu’ils se drainent bien. Arrosez un jeune sujet lors des périodes sèches.

En pot, la motte se dessèche bien plus vite. Arrosez dès que la surface du substrat commence à sécher, sans attendre qu’il soit sec en profondeur, puis laissez l’eau s’écouler librement. Les pins détestent un substrat constamment détrempé, mais ne doivent jamais sécher complètement. Évitez de mouiller longuement le feuillage, car l’humidité sur les aiguilles favorise plusieurs maladies.

Substrat

En pleine terre, il préfère un sol acide, frais et bien drainé, mais il s’accommode de sols argileux, limoneux ou sableux, pauvres, secs ou même calcaires. Il tolère bien la pollution urbaine et se transplante facilement. En pot, utilisez un mélange très drainant, à base de matériaux minéraux grossiers, qui laisse l’air circuler autour des racines.

Températures

C’est l’un des arbres les plus rustiques qui soient : il est adapté aux zones USDA 2a à 7b et supporte des froids inférieurs à -20 °C. Sa faiblesse est la chaleur : il préfère les étés frais et souffre de la combinaison de chaleur et d’humidité des climats subtropicaux. En pot, il doit passer l’hiver dehors, car il a besoin d’une période de repos au froid. Protégez toutefois ses racines des vents glacials lorsque la motte est gelée.

Rempotage

Rempotez un jeune pin en pot au printemps, quand les bourgeons commencent à gonfler, ou à la fin de l’été. Un sujet bien installé n’a besoin d’être rempoté que tous les trois à cinq ans. Ses racines vivent en association avec un champignon bénéfique, visible sous forme de filaments blancs : ne lavez jamais les racines et conservez un peu de l’ancien substrat pour le préserver.

Taille

En pleine terre, il ne demande aucune taille. Pour garder une silhouette compacte, raccourcissez les jeunes pousses en bougie à la fin du printemps, mais ne les supprimez jamais toutes : le pin sylvestre ne produit qu’une seule poussée par an. Taillez par temps sec, avec des outils désinfectés, et coupez les pousses malades dès leur apparition.

Multiplication

L’espèce se multiplie par semis. Les graines ont besoin de passer par le gel pour germer : semez-les dehors au début du printemps. Les cultivars, eux, sont greffés à la fin de l’hiver.

Problèmes fréquents

Un jaunissement des plus vieilles aiguilles au début de l’automne est normal : l’arbre renouvelle son feuillage. Un jaunissement général peut en revanche venir d’un substrat tassé qui manque d’air, d’un excès d’eau, d’un manque de lumière ou d’une maladie. Observez les symptômes avant d’agir.

  • Brûlure des pousses (Diplodia) : pousses de l’année rabougries, aux aiguilles courtes et brunes, écoulements de résine et petites fructifications noires. Les spores se propagent par la pluie et le vent du printemps à l’automne. Supprimez les pousses atteintes et les débris tombés ; un excès d’azote aggrave la maladie.
  • Nématode du pin : transporté par des coléoptères, ce ver microscopique envahit les vaisseaux du bois. Les aiguilles virent au vert grisâtre puis au brun et restent accrochées ; l’arbre meurt en quelques semaines ou quelques mois. Le pin sylvestre y est très sensible, surtout passé dix ans. Aucun traitement n’existe : l’arbre doit être abattu.
  • Maladie des taches brunes : petites taches jaunes à brunes, pointe des aiguilles qui meurt tandis que la base reste verte, puis chute des aiguilles en automne, surtout sur les branches basses et les jeunes arbres.
  • Rouge du pin (Lophodermium) : taches jaunes qui brunissent, entourées d’un halo jaune ; les aiguilles atteintes brunissent entièrement et tombent au printemps. Comme la précédente, cette maladie a besoin d’aiguilles mouillées : aérez, n’arrosez pas le feuillage et ramassez les aiguilles tombées.
  • Ravageurs : larves de tenthrèdes, gris-vert à tête noire, qui dévorent les vieilles aiguilles au printemps (retirez-les à la main), pucerons, adelges, cochenilles et tordeuses des pousses.
  • Pourridié : l’armillaire peut attaquer les racines.

Toxicité

Aucune toxicité n’est signalée : le pin sylvestre ne figure pas parmi les plantes toxiques répertoriées pour les chiens et les chats par les références vétérinaires. Un autre pin, le pin ponderosa, y est même classé non toxique pour les chiens, les chats et les chevaux, mais il est connu pour provoquer des avortements chez les bovins. Évitez que le bétail broute ses aiguilles.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 11 octobre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 11 octobre 2026.

Guide de culture en bonsaï

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