Arbuste de Sageretia thea au jardin botanique de Hong Kong : rameaux fins et étalés couverts de petites feuilles ovales vertes, devant son étiquette botanique jaune.
Photo : Daderot — Domaine public

Famille · Rhamnaceae

Sageretia

Sageretia thea (Osbeck) M.C.Johnst.

Prunier doux de Chine

Synonymes : Sageretia theezans Brongn., Rhamnus thea Osbeck, Rhamnus theezans L., Ampelopsis chinensis Raf.

L’essentiel

Culture
Intérieur ou extérieur selon le climatDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -12 °C
Lumière
Lumière moyenne – Lumière vive indirecte
Eau
Arrosage fréquent
Difficulté
Intermédiaire
Températures confortables
12–22 °C
À éviter en dessous de
10 °C
Hauteur en culture
2–3 m
Rusticité
Jusqu’à -12 °C
Toxicité
Aucune toxicité signalée
Guide de culture en bonsaï →Emplacement, substrat, ligature et soins saisonniers

Dans les sélectionsPlantes d’intérieurPlantes d’extérieurPlantes non toxiques pour les animaux

Arbuste épineux d’Asie et du nord-est de l’Afrique, le sageretia porte de petites feuilles luisantes, des fleurs parfumées et une écorce qui s’écaille en plaques claires. Peu rustique, il se cultive surtout en pot, dehors à la belle saison et à l’abri du froid en hiver ; c’est l’un des grands classiques du bonsaï d’intérieur.

Identification et origine

Sageretia thea appartient à la famille des Rhamnaceae, celle des nerpruns. Son aire naturelle est très vaste : de l’Érythrée et du nord de la Somalie à la péninsule Arabique, de l’Iran et de l’Asie centrale à l’Himalaya, puis du centre et du sud de la Chine jusqu’à la péninsule Malaise, à la Corée, au Japon et à Taïwan. Il s’est naturalisé au Texas. En Chine, il pousse dans les forêts de montagne, les fourrés et sur les collines, jusqu’à deux mille cent mètres d’altitude. Le genre, qui compte environ trente-cinq espèces, honore le botaniste français Auguste Sageret ; l’épithète thea rappelle que ses feuilles servaient de substitut au thé. On le trouve encore souvent sous son synonyme Sageretia theezans.

C’est un arbuste dressé ou un peu sarmenteux, qui atteint 2–3 m de haut. Ses rameaux fins, bruns, finement duveteux quand ils sont jeunes, se terminent souvent par une épine. Les feuilles, opposées à la base des rameaux puis alternes, sont elliptiques à ovales, finement dentées, longues de 2–5 cm dans la nature, vert clair et luisantes ; les jeunes pousses sont rougeâtres. Elles persistent sous climat doux mais tombent là où l’hiver est frais. L’écorce, lisse et brun foncé, se détache par plaques irrégulières qui dévoilent un bois brun clair, un peu comme celle du platane.

De petites fleurs jaunâtres et parfumées, groupées en épis lâches, apparaissent en été et jusqu’au début de l’automne. Elles donnent de petites drupes d’environ 1 cm, noires à pourpre noirâtre à maturité, à la pulpe acidulée, qui mûrissent au printemps suivant.

Lumière

Il aime une lumière vive mais pas le soleil brûlant. Dehors, l’idéal est le soleil du matin et l’ombre l’après-midi : il supporte le plein soleil, mais il boit alors beaucoup plus et risque des brûlures s’il n’y a pas été habitué progressivement. À l’intérieur, placez-le près d’une fenêtre bien éclairée, à l’abri du soleil direct de l’après-midi derrière la vitre. Plus la pièce est chaude, plus il lui faut de lumière ; un éclairage horticole peut compléter.

Arrosage

C’est le point délicat. La motte doit rester humide sans être détrempée et ne jamais sécher complètement : un arbuste qui fane a du mal à s’en remettre, et un seul oubli peut être fatal à un petit pot. Vérifiez l’humidité chaque jour en enfonçant une baguette en bois dans le substrat, et arrosez dès qu’elle ressort presque sèche, sans suivre de calendrier.

Préférez une eau peu calcaire, de pluie par exemple : une eau dure finit par provoquer une chlorose. Il apprécie une forte humidité de l’air. À l’intérieur, posez le pot sur un plateau de graviers humides et bassinez souvent le feuillage avec une eau non calcaire.

Substrat

En pot, utilisez un mélange qui retient assez d’eau tout en drainant bien, par exemple un mélange de base pour bonsaï. Certains cultivateurs obtiennent de meilleurs résultats avec un substrat contenant une part de tourbe. Un pot un peu plus grand que d’habitude sèche moins vite.

Températures

Le sageretia ne supporte pas le gel prolongé. Il ne se cultive en pleine terre qu’à partir de la zone USDA 8 : sous -4 °C, les rameaux fins meurent, et des froids plus vifs détruisent des branches entières, même si l’arbuste repart souvent du vieux bois ou des racines. En pot, sortez-le quand les nuits restent au-dessus de 5–6 °C et rentrez-le avant les premiers froids. L’hiver, gardez-le entre 12 °C et 22 °C, dans une pièce fraîche et claire ou une véranda chauffée ; maintenez-le au-dessus de 10 °C pour qu’il continue de pousser. Il perd volontiers ses feuilles sous 13 °C environ, et souffre aussi d’une chaleur sèche permanente : une période plus fraîche la nuit lui est bénéfique.

Rempotage

Rempotez tous les deux ans environ, au printemps, dans un substrat frais. Il supporte bien la taille des racines : retirez-en jusqu’à un tiers au maximum. Un sujet très vigoureux, dont les racines remplissent vite le pot, peut demander un rempotage plus fréquent.

Taille

Il se taille très facilement : ses pousses peuvent être ramenées à deux feuilles à n’importe quelle saison, et il débourre abondamment sur le vieux bois après une taille plus sévère. Des tailles fréquentes densifient la ramure. Laissez toutefois un jeune sujet pousser de 10–15 cm avant de le recouper, pour que son tronc s’épaississe ; le tronc grossit lentement. Évitez de tailler à la fin de l’été si vous voulez des fleurs et des fruits. Cultivé au jardin, il forme aussi une haie taillée ou libre.

Multiplication

  • Boutures : les boutures herbacées comme les boutures de bois lignifié s’enracinent facilement pendant la saison de croissance. Elles peuvent même s’enraciner dans un verre d’eau en deux à quatre semaines, sans hormone.
  • Semis : les graines n’ont pas besoin de passer par le froid et peuvent germer en toute saison.

Les sujets à gros tronc vendus en bonsaï sont généralement cultivés en pleine terre en Chine pendant de longues années.

Problèmes fréquents

Un même symptôme peut avoir plusieurs causes : une chute de feuilles peut venir du froid, d’un manque de lumière, d’un coup de sec ou d’un ravageur. Observez la plante et son emplacement avant de traiter.

  • Pucerons et aleurodes : fréquents sous abri ; une humidité de l’air plus élevée aide à les limiter.
  • Cochenilles farineuses : elles se cachent sous l’écorce qui s’exfolie.
  • Araignées rouges : à l’intérieur, dans un air sec et mal renouvelé.
  • Mouches du terreau : elles prospèrent dans un substrat toujours humide.
  • Oïdium : rare ; améliorez la circulation de l’air plutôt que de baisser l’humidité.
  • Feuilles vert pâle aux nervures plus foncées : carence en fer, souvent liée à une eau calcaire.
  • Flétrissement : la motte a séché ; un sujet affaibli peut ne pas s’en remettre.

Toxicité

Aucune toxicité n’est signalée pour les chiens et les chats : le sageretia ne figure pas parmi les plantes toxiques répertoriées pour ces animaux. Évitez néanmoins que les enfants ou les animaux en mâchent des parties, d’autant que les rameaux sont épineux.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 29 octobre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 29 octobre 2026.

Guide de culture en bonsaï

Sageretia en bonsaï — Sageretia en bonsaï : lumière vive, hiver au frais hors gel, motte toujours humide à l’eau douce, taille à deux feuilles, peu de fil, rempotage tous les deux ans.

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