Rameaux de tamarinier aux feuilles composées de nombreuses petites folioles vert tendre, et gousse brune bosselée, devant un gros tronc à l’écorce grise profondément crevassée.
Photo : ABHIJEET — CC BY-SA 3.0

Famille · Fabaceae

Tamarinier

Tamarindus indica L.

Tamarin

Synonymes : Cavaraea elegans, Tamarindus erythraeus, Tamarindus indica var. emarginata, Tamarindus occidentalis, Tamarindus officinalis, Tamarindus somalensis, Tamarindus umbrosa

L’essentiel

Culture
Intérieur ou extérieur selon le climatDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -1 °C
Lumière
Lumière vive indirecte – Soleil direct
Eau
Arrosage modéré
Difficulté
Intermédiaire
Températures confortables
15–29 °C
À éviter en dessous de
15 °C
Hauteur en culture
12,2–19,8 m
Rusticité
Jusqu’à -1 °C
Toxicité
Toxique pour chats et chiens
Guide de culture en bonsaï →Emplacement, substrat, ligature et soins saisonniers

Dans les sélectionsPlantes d’intérieurPlantes d’extérieur

Arbre tropical au feuillage léger, le tamarinier porte des feuilles finement divisées dont les folioles se replient chaque soir. Ses gousses brunes renferment une pulpe aigre-douce très utilisée en cuisine. Gélif, il se cultive en pot sous nos climats, où sa croissance lente et son tronc noueux séduisent aussi les amateurs de bonsaï.

Identification et origine

Tamarindus indica appartient à la famille des Fabaceae, celle des pois et des acacias. Son origine exacte reste discutée : la liste botanique de référence ne le considère comme indigène qu’à Madagascar et aux Comores, tandis que d’autres références le situent en Afrique tropicale, où il pousse à l’état sauvage dans tout le Soudan. Il est cultivé depuis si longtemps en Inde qu’on l’y croit souvent originaire. Il est aujourd’hui planté dans toutes les régions tropicales et subtropicales.

En pleine terre, sous climat tropical, c’est un grand arbre à croissance lente et très longévif, de 12,2–19,8 m de haut, qui peut atteindre 24–30 m et s’étaler sur 12,2–15,2 m. Sa cime dense, large et arrondie porte des branches souples qui retombent à leur extrémité. Il résiste remarquablement au vent. L’écorce, gris-brun à noirâtre, est rugueuse et creusée de fissures.

Le feuillage, persistant, est formé de feuilles composées de 8–15 cm de long, sans foliole terminale, qui portent dix à vingt paires de folioles oblongues de 1–3 cm sur 1–1 cm. Leur particularité : les folioles se replient la nuit. Dans les régions très sèches, l’arbre peut perdre brièvement ses feuilles pendant la saison chaude.

De la fin du printemps à l’été, de petites grappes pendantes portent des fleurs d’environ 3 cm de large, jaune pâle veinées de rouge ou d’orange, issues de boutons roses. Les fruits sont des gousses légèrement arquées, bosselées, de 5–18 cm de long, qui ne s’ouvrent pas d’elles-mêmes. Veloutées et brunes à maturité, elles contiennent une pulpe brune, collante et aigre-douce, autour d’une à douze graines brunes et brillantes. Il existe des formes douces, comme ‘Makham Waan’ en Thaïlande ou ‘Manila Sweet’, ainsi que des formes à pulpe rouge.

Lumière

Le tamarinier aime le plein soleil. En pot sous un climat tempéré, offrez-lui la place la plus lumineuse de la maison, près d’une fenêtre bien éclairée, et protégez-le du soleil brûlant de midi derrière une vitre, qui peut griller ses folioles. Il profite d’un séjour dehors pendant la belle saison, en plein soleil après une acclimatation progressive.

Arrosage

Une fois bien installé en pleine terre, il supporte très bien la sécheresse. Il redoute en revanche les sols gorgés d’eau. En pot, arrosez abondamment quand le substrat est sec sur environ 3 cm de profondeur, jusqu’à ce que l’eau s’écoule par les trous de drainage, puis videz la soucoupe. Les besoins augmentent au soleil et à la chaleur, et diminuent nettement dans une pièce fraîche en hiver : touchez toujours le substrat avant d’arroser.

Substrat

Il n’est pas exigeant : il pousse dans les sols argileux, limoneux ou sableux, acides comme calcaires, et prospère même sur des sols pauvres, à condition qu’ils soient bien drainés. Il préfère un sol sableux, frais et fertile. En pot, choisissez un mélange qui se draine bien et ne reste jamais détrempé. Il supporte mal le sel : en bord de mer, les embruns et le sel au niveau des racines l’abîment.

Températures

C’est un arbre gélif, cultivable en pleine terre seulement dans les régions sans gel, en zones USDA 10a à 11b. Les jeunes arbres doivent impérativement être protégés du froid. Les sujets âgés sont plus résistants : l’un d’eux a supporté -3 °C pendant plusieurs heures, et un arbre abîmé par le gel peut repartir de ses racines. En pot, maintenez-le entre 15 °C et 29 °C, loin des courants d’air et des écarts brusques de température, et rentrez-le avant que les nuits ne descendent sous 15 °C.

Rempotage

En pot, rempotez tous les deux à trois ans, au début du printemps, avant le départ de la végétation. Le jeune plant forme une racine pivotante : choisissez un pot assez profond et taillez les racines modérément. Pendant la croissance, du printemps à l’automne, apportez un engrais équilibré toutes les deux à quatre semaines, puis arrêtez en hiver. En pleine terre, trois apports par an suffisent, au début du printemps, au milieu de l’été et au début de l’automne.

Taille

Un jeune arbre doit être formé : sélectionnez trois à cinq branches charpentières bien réparties le long d’un tronc central, pour une structure solide. En pot, une taille régulière, avec des outils propres et bien affûtés, permet de garder une silhouette compacte et de supprimer le bois mort, malade ou trop serré.

Multiplication

Le semis est facile : les graines restent viables plusieurs mois et germent environ une semaine après le semis. Avec de l’eau et un bon désherbage, un semis atteint 60 cm la première année et 1,2 m la deuxième. Un arbre issu de semis met quatre à cinq ans pour fleurir et fructifier, et la qualité de ses fruits est imprévisible. Pour reproduire une variété, on utilise le bouturage, le marcottage aérien, le greffage ou l’écussonnage. Les boutures semi-ligneuses s’enracinent au chaud, dans une atmosphère humide.

Problèmes fréquents

Un arbre en bonne santé connaît peu de problèmes graves. Une chute de feuilles ou un dépérissement peuvent toutefois avoir plusieurs causes : excès d’eau, froid, manque de lumière ou ravageurs. Observez l’ensemble de la plante avant d’agir.

  • Cochenilles et cochenilles farineuses : elles peuvent provoquer la chute des feuilles et des jeunes fruits.
  • Pucerons, aleurodes, thrips et acariens : ils affaiblissent le feuillage ; leur miellat favorise la fumagine, un dépôt noir sur les feuilles. Un savon insecticide ou une huile horticole permettent de les combattre.
  • Pourriture des racines : elle survient dans un substrat qui reste détrempé.
  • Taches foliaires : une bonne circulation de l’air limite leur apparition.
  • Fruits : des charançons percent les graines, et plusieurs jours de pluie sur des gousses en train de mûrir provoquent des pourritures.

Toxicité

La pulpe du tamarin est consommée sans danger par l’humain, mais elle est toxique pour le chien. Elle est très riche en acide tartrique, une substance toxique pour les reins du chien : des vomissements et une insuffisance rénale aiguë ont été observés après l’ingestion de tamarin. La crème de tartre, une forme de ce même acide, a provoqué les mêmes troubles. Rangez la pâte de tamarin et les gousses hors de sa portée, et consultez rapidement un vétérinaire en cas d’ingestion.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 11 octobre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 11 octobre 2026.

Guide de culture en bonsaï

Tamarinier en bonsaï — Tamarinier en bonsaï : lumière maximale, chaleur constante, arrosage à l’observation, engrais, taille d’entretien, ligature des jeunes rameaux et rempotage.

Plantes aux besoins proches

Raccourci : touche « / »