
Famille · Fabaceae
Tamarinier
Tamarindus indica
Tamarin
Synonymes : Cavaraea elegans, Tamarindus erythraeus, Tamarindus indica var. emarginata, Tamarindus occidentalis, Tamarindus officinalis, Tamarindus somalensis, Tamarindus umbrosa
L’essentiel
- Culture
- Intérieur ou extérieur selon le climatDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -1 °C
- Lumière
- Lumière vive indirecte – Soleil direct
- Eau
- Arrosage modéré
- Difficulté
- Intermédiaire
- Températures confortables
- 15–29 °C
- À éviter en dessous de
- 15 °C
- Hauteur en culture
- 12,2–19,8 m
- Rusticité
- Jusqu’à -1 °C
- Toxicité
- Toxique pour chats et chiens
Dans les sélectionsPlantes d’intérieurPlantes d’extérieur
Arbre tropical au feuillage léger, le tamarinier porte des feuilles finement divisées dont les folioles se replient chaque soir. Ses gousses brunes renferment une pulpe aigre-douce très utilisée en cuisine. Gélif, il se cultive en pot sous nos climats, où sa croissance lente et son tronc noueux séduisent aussi les amateurs de bonsaï.
Identification et origine
Tamarindus indica appartient à la famille des Fabaceae, celle des pois et des acacias. Son origine exacte reste discutée : la liste botanique de référence ne le considère comme indigène qu’à Madagascar et aux Comores, tandis que d’autres références le situent en Afrique tropicale, où il pousse à l’état sauvage dans tout le Soudan. Il est cultivé depuis si longtemps en Inde qu’on l’y croit souvent originaire. Il est aujourd’hui planté dans toutes les régions tropicales et subtropicales.
En pleine terre, sous climat tropical, c’est un grand arbre à croissance lente et très longévif, de 12,2–19,8 m de haut, qui peut atteindre 24–30 m et s’étaler sur 12,2–15,2 m. Sa cime dense, large et arrondie porte des branches souples qui retombent à leur extrémité. Il résiste remarquablement au vent. L’écorce, gris-brun à noirâtre, est rugueuse et creusée de fissures.
Le feuillage, persistant, est formé de feuilles composées de 8–15 cm de long, sans foliole terminale, qui portent dix à vingt paires de folioles oblongues de 1–3 cm sur 1–1 cm. Leur particularité : les folioles se replient la nuit. Dans les régions très sèches, l’arbre peut perdre brièvement ses feuilles pendant la saison chaude.
De la fin du printemps à l’été, de petites grappes pendantes portent des fleurs d’environ 3 cm de large, jaune pâle veinées de rouge ou d’orange, issues de boutons roses. Les fruits sont des gousses légèrement arquées, bosselées, de 5–18 cm de long, qui ne s’ouvrent pas d’elles-mêmes. Veloutées et brunes à maturité, elles contiennent une pulpe brune, collante et aigre-douce, autour d’une à douze graines brunes et brillantes. Il existe des formes douces, comme ‘Makham Waan’ en Thaïlande ou ‘Manila Sweet’, ainsi que des formes à pulpe rouge.
Lumière
Le tamarinier aime le plein soleil. En pot sous un climat tempéré, offrez-lui la place la plus lumineuse de la maison, près d’une fenêtre bien éclairée, et protégez-le du soleil brûlant de midi derrière une vitre, qui peut griller ses folioles. Il profite d’un séjour dehors pendant la belle saison, en plein soleil après une acclimatation progressive.
Arrosage
Une fois bien installé en pleine terre, il supporte très bien la sécheresse. Il redoute en revanche les sols gorgés d’eau. En pot, arrosez abondamment quand le substrat est sec sur environ 3 cm de profondeur, jusqu’à ce que l’eau s’écoule par les trous de drainage, puis videz la soucoupe. Les besoins augmentent au soleil et à la chaleur, et diminuent nettement dans une pièce fraîche en hiver : touchez toujours le substrat avant d’arroser.
Substrat
Il n’est pas exigeant : il pousse dans les sols argileux, limoneux ou sableux, acides comme calcaires, et prospère même sur des sols pauvres, à condition qu’ils soient bien drainés. Il préfère un sol sableux, frais et fertile. En pot, choisissez un mélange qui se draine bien et ne reste jamais détrempé. Il supporte mal le sel : en bord de mer, les embruns et le sel au niveau des racines l’abîment.
Températures
C’est un arbre gélif, cultivable en pleine terre seulement dans les régions sans gel, en zones USDA 10a à 11b. Les jeunes arbres doivent impérativement être protégés du froid. Les sujets âgés sont plus résistants : l’un d’eux a supporté -3 °C pendant plusieurs heures, et un arbre abîmé par le gel peut repartir de ses racines. En pot, maintenez-le entre 15 °C et 29 °C, loin des courants d’air et des écarts brusques de température, et rentrez-le avant que les nuits ne descendent sous 15 °C.
Rempotage
En pot, rempotez tous les deux à trois ans, au début du printemps, avant le départ de la végétation. Le jeune plant forme une racine pivotante : choisissez un pot assez profond et taillez les racines modérément. Pendant la croissance, du printemps à l’automne, apportez un engrais équilibré toutes les deux à quatre semaines, puis arrêtez en hiver. En pleine terre, trois apports par an suffisent, au début du printemps, au milieu de l’été et au début de l’automne.
Taille
Un jeune arbre doit être formé : sélectionnez trois à cinq branches charpentières bien réparties le long d’un tronc central, pour une structure solide. En pot, une taille régulière, avec des outils propres et bien affûtés, permet de garder une silhouette compacte et de supprimer le bois mort, malade ou trop serré.
Multiplication
Le semis est facile : les graines restent viables plusieurs mois et germent environ une semaine après le semis. Avec de l’eau et un bon désherbage, un semis atteint 60 cm la première année et 1,2 m la deuxième. Un arbre issu de semis met quatre à cinq ans pour fleurir et fructifier, et la qualité de ses fruits est imprévisible. Pour reproduire une variété, on utilise le bouturage, le marcottage aérien, le greffage ou l’écussonnage. Les boutures semi-ligneuses s’enracinent au chaud, dans une atmosphère humide.
Problèmes fréquents
Un arbre en bonne santé connaît peu de problèmes graves. Une chute de feuilles ou un dépérissement peuvent toutefois avoir plusieurs causes : excès d’eau, froid, manque de lumière ou ravageurs. Observez l’ensemble de la plante avant d’agir.
- Cochenilles et cochenilles farineuses : elles peuvent provoquer la chute des feuilles et des jeunes fruits.
- Pucerons, aleurodes, thrips et acariens : ils affaiblissent le feuillage ; leur miellat favorise la fumagine, un dépôt noir sur les feuilles. Un savon insecticide ou une huile horticole permettent de les combattre.
- Pourriture des racines : elle survient dans un substrat qui reste détrempé.
- Taches foliaires : une bonne circulation de l’air limite leur apparition.
- Fruits : des charançons percent les graines, et plusieurs jours de pluie sur des gousses en train de mûrir provoquent des pourritures.
Toxicité
La pulpe du tamarin est consommée sans danger par l’humain, mais elle est toxique pour le chien. Elle est très riche en acide tartrique, une substance toxique pour les reins du chien : des vomissements et une insuffisance rénale aiguë ont été observés après l’ingestion de tamarin. La crème de tartre, une forme de ce même acide, a provoqué les mêmes troubles. Rangez la pâte de tamarin et les gousses hors de sa portée, et consultez rapidement un vétérinaire en cas d’ingestion.
Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.
Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.
Sources
- Tamarindus indica L. — World Checklist of Vascular Plants — Royal Botanic Gardens, Kew (via GBIF) (consulté le 11 octobre 2026)
- Tamarindus indica: Tamarind (ENH776/ST618) — University of Florida, IFAS Extension (consulté le 11 octobre 2026)
- Tamarind — Fruits of Warm Climates (Julia F. Morton) — Purdue University, Center for New Crops & Plant Products (consulté le 11 octobre 2026)
- Tamarindus indica — Flora & Fauna Web — National Parks Board, Singapore (consulté le 11 octobre 2026)
- Tamarindus indica — Tropical Plants Database — National Tropical Botanical Garden (consulté le 11 octobre 2026)
- Tamarind: How to Grow the Tamarind Tree in South Florida — Fairchild Tropical Botanic Garden (consulté le 11 octobre 2026)
- A little sweet, a little tart – a taste for the paste – the tamarind — UF/IFAS Extension Charlotte County (consulté le 11 octobre 2026)
- Care guide for the Tamarind Bonsai tree (Tamarindus indica) — Bonsai Empire (consulté le 11 octobre 2026)
- Toxic Component in Grapes and Raisins Identified — ASPCA (ASPCApro) (consulté le 11 octobre 2026)
- Toxic and Non-Toxic Plant List — Dogs — ASPCA Animal Poison Control Center (consulté le 11 octobre 2026)
Guide de culture en bonsaï
Tamarinier en bonsaï — Tamarinier en bonsaï : lumière maximale, chaleur constante, arrosage à l’observation, engrais, taille d’entretien, ligature des jeunes rameaux et rempotage.


