Rameau de pommetier de Siebold à l’automne, chargé de grappes de petites pommes rouges brillantes pendant au bout de longs pédoncules fins.
Photo : Katherine Wagner-Reiss — CC BY-SA 4.0

Famille · Rosaceae

Pommetier de Siebold

Malus toringo (Siebold) de Vriese

Pommetier toringo

Synonymes : Crataegus cavaleriei, Crataegus taquetii, Malus sargentii, Malus sieboldii, Malus sphaerocarpa, Photinia rubrolutea, Pyrus esquirolii, Pyrus mengo, Pyrus riversii, Pyrus rivularis, Pyrus sargentii, Pyrus sieboldii, Pyrus sphaerocarpa, Pyrus subcrataegifolia, Pyrus toringo, Sinomalus sieboldii, Sorbus toringo

L’essentiel

Culture
ExtérieurDehors toute l’année si les minimales restent au-dessus de -34 °C
Lumière
Lumière vive indirecte – Soleil direct
Eau
Arrosage modéré
Difficulté
Facile
Hauteur en culture
1,8–3 m
Rusticité
Jusqu’à -34 °C
Toxicité
Toxique pour chats et chiens
Guide de culture en bonsaï →Emplacement, substrat, ligature et soins saisonniers

Dans les sélectionsPlantes d’extérieurPlantes faciles

Le pommetier de Siebold est un pommier d’ornement compact d’Asie orientale, plus large que haut, qui se couvre au printemps de boutons roses s’ouvrant en fleurs blanches parfumées, puis de petits fruits rouges ou jaunes que les oiseaux apprécient. Très rustique et réputé pour sa bonne résistance aux maladies, il convient aux petits jardins, aux haies libres et à la culture en bonsaï.

Identification et origine

Malus toringo appartient à la famille des Rosacées, comme les pommiers cultivés, les aubépines et les cotonéasters. Il a longtemps été diffusé sous les noms de Malus sieboldii et de Malus sargentii, aujourd’hui rattachés à cette espèce. Son aire d’origine couvre le nord, le centre et le sud-est de la Chine, la Corée, la Mandchourie et Sakhaline, et il est aussi décrit comme originaire du Japon. Il s’est naturalisé ponctuellement en Europe du Nord, en Grande-Bretagne, en Allemagne et dans le nord-est de l’Amérique du Nord.

C’est un arbuste ou un petit arbre caduc, souvent à plusieurs troncs, de croissance modérée. Il atteint en général 1,8–3 m de haut pour 1,8–4,6 m de large : sa couronne dense, aux rameaux étalés à retombants, s’élargit avec l’âge et devient nettement plus large que haute. Les jeunes tiges sont pourpres et finement duveteuses.

Les feuilles, alternes et ovales, sont vert foncé ; certaines portent trois lobes, d’autres aucun, et cette variété de formes sur un même rameau aide à le reconnaître. Elles virent au jaune à l’automne.

Au printemps, des boutons rose pâle s’ouvrent en fleurs blanches parfumées d’environ 3 cm, réunies en bouquets ; les abeilles et les papillons les visitent. La floraison, très abondante, est souvent plus forte une année sur deux. Les fruits, de petites pommes de 1–1 cm, jaunes à rouges, mûrissent à l’automne et restent longtemps sur les branches, offrant de la nourriture aux oiseaux et aux petits mammifères.

Le cultivar ‘Tina’, parfois rattaché à cette espèce, forme un buisson bas et étalé de 90 cm – 1,2 m de haut.

Lumière

Plantez-le en plein soleil, avec au moins six heures de soleil direct par jour : c’est la condition d’une floraison et d’une fructification abondantes. Une situation trop ombragée donne moins de fleurs et de fruits. Il tolère toutefois une légère mi-ombre.

En pot, évitez les emplacements devant un mur qui emmagasine la chaleur de la journée : l’arbre craint les fortes chaleurs, et un pot exposé à ce rayonnement sèche très vite.

Arrosage

Il aime une terre fraîche et bien drainée. Après la plantation, arrosez régulièrement pendant les premières saisons, dès que la terre sèche en surface, pour aider les racines à s’installer. Une fois bien établi en pleine terre, il supporte des sécheresses passagères ainsi que des inondations brèves.

En pot, la situation est différente : la motte sèche vite. Pendant la croissance, arrosez abondamment dès que la surface du substrat commence à sécher, jusqu’à ce que l’eau s’écoule par les trous de drainage. Ne laissez jamais le substrat se dessécher, surtout pendant la floraison et la formation des fruits : un manque d’eau fait tomber les fleurs et les jeunes fruits. En hiver, gardez simplement la motte légèrement humide. L’eau du robinet convient en général, car les pommiers n’aiment pas les eaux et les sols acides.

Substrat

En pleine terre, il s’adapte à la plupart des sols : argileux, limoneux, sableux ou superficiels et caillouteux, acides comme alcalins. Il préfère toutefois un sol frais, bien drainé et modérément fertile, et c’est là qu’il donne le meilleur de lui-même.

En pot, choisissez un mélange qui retient l’eau tout en drainant bien, pour éviter à la fois les dessèchements rapides et l’asphyxie des racines.

Températures

Très rustique, il convient aux zones USDA 4a à 8b et supporte en pleine terre des hivers à environ -34 °C. Son feuillage caduc lui permet de traverser l’hiver au repos, et il a besoin de ce froid hivernal.

Les racines d’un arbre en pot sont bien plus exposées que celles d’un arbre en pleine terre : protégez le contenant des fortes gelées, par exemple sous un châssis froid ou en l’entourant d’un isolant.

Rempotage

En pleine terre, l’arbre n’est pas rempoté : il suffit de le planter dans un sol bien préparé et drainé, puis de pailler la base.

En pot ou en bonsaï, rempotez au printemps : tous les ans pour un jeune sujet, tous les deux ou trois ans pour un arbre plus âgé. Taillez légèrement les racines à cette occasion, surtout si l’arbre s’affaiblit, et utilisez un contenant un peu plus grand.

Côté engrais, en pot, un engrais organique solide toutes les quatre semaines ou un engrais liquide équilibré chaque semaine pendant la croissance suffit. Évitez les engrais très riches en azote pendant la floraison et la fructification : ils favorisent les feuilles au détriment des fruits.

Taille

Il demande peu de taille. Supprimez si nécessaire le bois mort, les branches qui se croisent et les rameaux trop serrés pour aérer la couronne : une bonne circulation de l’air limite les maladies, surtout là où les étés sont humides.

Taillez de préférence en fin d’hiver, pendant le repos de végétation. Évitez de tailler au printemps : les plaies fraîches de cette saison facilitent l’entrée de la bactérie du feu bactérien. Les sujets greffés gardent leur point de greffe au-dessus du sol.

Multiplication

Les espèces de pommiers se sèment à l’automne, en pépinière ou en terrine placée dehors, pour que le froid de l’hiver lève la dormance des graines.

Les cultivars se multiplient par greffe : écussonnage en chip en fin d’été, greffe en plein hiver. Le bouturage et le marcottage aérien sont aussi possibles, notamment pour obtenir un sujet destiné au bonsaï.

Problèmes fréquents

  • Taches sur les feuilles et les fruits : tavelure du pommier. Cette espèce y résiste bien, mais n’en est pas totalement à l’abri.
  • Rameaux qui dépérissent brusquement : feu bactérien, auquel l’espèce résiste assez bien.
  • Plaies sur l’écorce : chancre. Supprimez les parties atteintes, protégez soigneusement les plaies et désinfectez les outils.
  • Feutrage blanc sur les jeunes feuilles : oïdium, rare chez cette espèce.
  • Taches foliaires diverses : maladies des taches foliaires, plus fréquentes lors des étés chauds et humides.
  • Feuilles dévorées, nids de soie : scarabées japonais et chenilles à tente.
  • Feuilles décolorées, crispées ou poisseuses : pucerons, acariens ou cochenilles.
  • Galeries dans le bois : insectes foreurs.

Dans les régions où ils sont nombreux, les cerfs broutent volontiers ses rameaux. Un symptôme peut avoir plusieurs causes : avant de traiter, vérifiez l’exposition, l’arrosage et l’état des racines.

Toxicité

Les pommiers d’ornement sont toxiques pour les chiens, les chats et les chevaux : les tiges, les feuilles et les pépins contiennent des glycosides cyanogènes, qui libèrent du cyanure, surtout quand les feuilles fanent. Une intoxication peut provoquer des muqueuses rouge brique, des pupilles dilatées, des difficultés respiratoires, un halètement et un état de choc.

Les fleurs se mangent en petite quantité, mais elles contiennent elles aussi des précurseurs du cyanure ; les petits fruits sont comestibles, mais retirez toujours les pépins. Gardez les feuilles fanées, les fruits tombés et les déchets de taille hors de portée des animaux. En cas d’ingestion, contactez un vétérinaire ou un centre antipoison.

Borne basse de la zone de rusticité citée : indicatif, à croiser avec l’exposition, le drainage et la durée du froid.

Ces repères sont des points de départ. Observez votre plante : l’arrosage dépend de la lumière, de la température, du pot et du substrat, et un même symptôme peut avoir plusieurs causes.

Sources

Dernière révision : 24 octobre 2026. Nom accepté vérifié dans la World Checklist of Vascular Plants (Kew) le 24 octobre 2026.

Guide de culture en bonsaï

Pommetier de Siebold en bonsaï — Pommetier de Siebold en bonsaï : plein soleil, arrosage soutenu pendant la floraison, taille d’automne, éclaircissage des fruits, haubans et rempotage.

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